Rolands Kalniņš
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(à 100 ans) |
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Rolands Kalniņš, né le à Vecslabada et mort le [1], est un réalisateur letton[2].
Biographie
[modifier | modifier le code]Rolands Kalniņš naît le dans la famille d'un employé des postes à Vecslabada, paroisse d'Istra, district de Ludza. Il étudie au Gymnasium de Riga entre 1937 et 1940. Dès sa première année d'école, il commença à travailler comme coursier au magasin d'intendance de l'armée. En 1941, Rolands Kalniņš devint pigiste pour les journaux Podomju Latvija et Cīņa, mais la guerre éclata aussitôt. Durant l'occupation allemande, le jeune homme de vingt ans se cacha pendant un an et demi pour échapper à la conscription dans la légion[3]. Après la fin de l'occupation allemande, Kalniņš devient inspecteur de théâtre au département artistique du ministère de la Culture et comme assistant du maître de ballet au Théâtre de la Comédie Musicale. Dès janvier 1947, il devint assistant réalisateur au studio de cinéma de Riga et apprend de manière indépendante le métier de réalisateur[3]. Au départ, il travaille comme assistant réalisateur. Il débute en 1960, avec le mélodrame Ilze d'après le livre d'Anna Brodele dont l'histoire se déroule en 1947 et relate le drame meurtrier dans une ferme collective, puis, enchaîne la même année avec l'adaptation du roman de Vilis Lācis La Tempête[2]. Il préfère les longs métrages historiques et les drames sociaux. Deux de ses films des années 1960 - Akmens un šķembas et Quatre chemises blanches[2] - sont interdits par la censure soviétique et retirés des salles de projection. En cours de réalisation, son film Piejūras klimats[2]' a également été suspendu, et son tournage n'a pu être terminé. Il aborde le thème de la guerre et de l'annexion de la Lettonie par l'URSS dans Je me souviens de tout, Richard en 1967[4],[5].
Rolands Kalniņš a également tourné des documentaires. Son documentaire Conversation avec la reine sur le travail de création de l'actrice Vija Artmane a reçu le prix Lielais Kristaps en tant que meilleur long métrage documentaire en 1980[6].
Membre de l'Union des cinéastes lettons depuis 1962, Rolands Kalniņš est également l'un des fondateurs du studio de cinéma Trīs (1989), dans lequel un projet d'une série documentaire sur la Lettonie du XXe siècle a été créé. L'histoire de carrière de Rolandas Kalniņš constitue un épisode du cycle documentaire letton Cinema Century in Latvia (1999).
En , une version restaurée de son film Quatre chemises blanches a été incluse dans le prestigieux programme Cannes Classics du Festival de Cannes[7].
Rolands Kalniņš décède le , dix jours après son 100e anniversaire[8].
Décoration
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Officier de l'ordre des Trois Étoiles (1998)
Filmographie
[modifier | modifier le code]- 1960 : Ilze
- 1960 : La Tempête (Vetra)[2]
- 1963 : Sous terre (Pazeme)
- 1967 : Je me souviens de tout, Richard (Es visu atceros, Ričard) ou La Pierre et les éclats (Akmens un skembas)[4]
- 1967 : Quatre chemises blanches (Elpojiet dzili ou Četri balti krekli)[9]
- 1970 : Le Chevalier de la reine (Karalienes bruninieks)
- 1972 : Ceplis[10]
- 1975 : Quatre printemps (Četri pavasari)
- 1978 : Jeux virils en plein air (Muzhskie igry na svezhem vozdukhe)
- 1982 : Trois jours pour réfléchir (Tri dnya na razmyshleniye)
- 1983 : Le Chemin de pierre (Akmenainais cels)
- 1985 : La rencontre aura lieu par tous les temps (Match sostoitsya v lyubuyu pogodu)
- 1987 : Si on endure tout ça (Ja mes visu to parcietisim)
- 1999 : Faust éternel (Muzigais Fausts)
- 2007 : Le Vin amer (Rugtais vins)
Second réalisateur
[modifier | modifier le code]- 1955 : Salna pavasarī de Pāvels Armands
- 1956 : Cēloņi un sekas de Varis Krūmiņš
- 1957 : Kā gulbji balti padebeši iet de Pāvels Armands
- 1957 : Nauris de Leonīds Leimanis
- 1958 : Latviešu strēlnieka stāsts de Pāvels Armands
- 1968 : Le Temps des arpenteurs de Voldemārs Pūce (avec Varis Brasla)
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ (en) « Latvian film director Rolands Kalniņš dies aged 100 », sur eng.lsm.lv (consulté le )
- 1 2 3 4 5 (en) « Unknown Rolands Kalnins », sur world-today-news.com,
- 1 2 (lv) Kristīne Matīsa, « Kino mūža garumā », sur delfi.lv,
- 1 2 Irina Tcherneva, Juliette Denis, « Je me souviens de tout, Richard (Rolands Kalniņš, Studio de Riga, 1967) : une manifestation précoce d'une mémoire concurrente de la Grande Guerre patriotique », The Journal of Power Institutions in Post-Soviet Societies, (lire en ligne)
- ↑ (en) Adjunct Professor Department of History Harry C Merritt, Harry C. Merritt, Latvian Soldiers of World War II : Fighting for the Homeland in Nazi and Soviet Service, Oxford University Press, , 352 p. (ISBN 9780198970842, lire en ligne), p. 247
- ↑ Joshua Polanski, « Rolands Kalniņš: riding the Baltic New Wave with “Latvia’s Godard” », sur klassiki.online,
- ↑ (en) « Tous les films de Cannes Classics », sur festival-cannes.com,
- ↑ (en) « Latvian film director Rolands Kalniņš dies aged 100 », sur lsm.lv,
- ↑ (en) Anikó Imre, A Companion to Eastern European Cinemas, John Wiley & Sons, (ISBN 9781118294352, lire en ligne)
- ↑ (en) Beth Osnes, Sam Gill, Acting : An International Encyclopedia of Traditional Culture, Bloomsbury Publishing, , 439 p. (ISBN 9781576078044, lire en ligne), p. 194
Liens externes
[modifier | modifier le code]- Ressources relatives à l'audiovisuel :