Rodolphe Pedro

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Rodolphe Pedro

Naissance (42 ans)
Aigle, Suisse
Nationalité Français
Profession

Rodolphe Pedro, né à Aigle en Suisse, est un homme d'affaires français, fondateur de CFCI & Associés.

Originaire d’un milieu populaire et sans formation préalable, il a réussi à s’imposer dans le monde de la finance en créant une société financière indépendante présente au niveau national[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et adolescence[modifier | modifier le code]

Il passe ses premières années à Lausanne. Issu d’une famille modeste, il est l’aîné de deux garçons. Son père est éducateur, sa mère est femme au foyer. Il côtoie dès son plus jeune âge des jeunes en difficultés que son père ramène régulièrement à la maison : handicapés moteurs, déficients mentaux, enfants abandonnés, battus, violés, fugueurs, drogués ou délinquants capables de sortir une lame à la moindre contrariété.

En 1979, son père prend la défense d’enfants dont il s’occupe et s’oppose de toutes ses forces à certains notables de la région. La Suisse romande est un microcosme, toutes les portes se ferment. Il décide d’emmener la famille en France. Rodolphe a alors sept ans et la famille quitte la Suisse et ses alpages pour une contrée inconnue : Savigny-le-Temple. La famille déménagera quatorze fois.

Après Savigny-le-Temple, la famille déménage dans une lointaine banlieue lyonnaise, pour re-déménager plus tard en zone rurale. À 17 ans, il participe à la chute du mur de Berlin.

Homme d'affaire[modifier | modifier le code]

Daro’’o[modifier | modifier le code]

Il met sur pieds sa première entreprise à 17 ans, une SARL : Daro’’o, avec son oncle. La publicité par l’objet est encore balbutiante, ils se lancent dans les stylos et briquets publicitaires. Il fallait rassembler un capital de 50 000 francs (7 500). La société vit six mois et engloutit l’intégralité de ses maigres économies.

Achat et vente de voitures en Afrique[modifier | modifier le code]

Acheter de vieilles voitures bon marché en France et les revendre à prix d’or en Afrique était certes un marché lucratif, mais comportait un léger désagrément. Il fallait parcourir douze mille kilomètres, dont sept cent dans les dunes du Ténéré. Il n’a, à ce moment-là, que quinze jours de permis de conduire. Les voitures à mener en Afrique n’étaient pas le moins du monde conçues pour rouler dans le sable. L’Afrique l'enrichi sur le plan humain et lui permet de mettre pas mal d’argent de côté.

« Pedro & Packing »[modifier | modifier le code]

En 1992, il crée sa deuxième entreprise : la SARL « Pedro & Packing ». Avec un partenaire, il envisage de fabriquer des étuis à lunettes en Tchécoslovaquie. Après quelques déboires dus à la trahison de son acolyte, tout ce qu’il a ramené d’Afrique est englouti. Il rebondit et emprunte de l’argent à son oncle et sa tante de Suisse. C’est lors d’une visite chez eux qu’il tombe sur un minuscule article consacré à la Pologne.

Il remarque une usine qui fabriquait des klaxons par une technique spécifique d’emboutissage de pièces métalliques. Il va confier la tâche de fabriquer des étuis en aluminium à cette usine. Il les contacte et obtient un rendez-vous. Il n’a à ce moment-là pas un sou pour se payer un aller/retour en avion. Il prend sa vieille BX, roule vingt et une heures sans s’arrêter pour parcourir les deux mille deux cent kilomètres qui le sépare de Varsovie et arrive à l’heure à son rendez-vous.

Pedro & Packing fournira la matière première et importera le produit fini en France. Après plusieurs mois de recherches acharnées, il négocie l’aluminium en gros à Péchiney, fait venir les charnières d’Irlande, le tissu et le liseré de Lyon. De son minuscule local au fond du garage de sa mère, il gère sa boîte, ses étuis à lunettes sont 60 % moins chers que ceux de ses concurrents. Les étuis P&P séduisent les grossistes de toute l’Europe et les lunettes se retrouvent rapidement chez les opticiens. À vingt ans, avec aucun diplôme, il devient le plus jeune PDG de France.[réf. nécessaire]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Rodolphe Pedro, l'abbé Pierre de la finance, Le Point.fr, 2 novembre 2011