Raoul collectif

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Le Raoul collectif est un groupe d'acteurs/créateurs co-fondé en 2009 en Belgique par Romain David, Jérôme De Falloise, David Murgia, Benoît Piret et Jean-Baptiste Szezot.

Description[modifier | modifier le code]

Les fondateurs ont élaboré une méthode de travail qui prend en charge toutes les dimensions de la création et de la production (écriture, interprétation, dramaturgie, mise en scène, scénographie, musique live) en n’excluant pas le recours ponctuel à un « œil extérieur » et à d’autres forces qui gravitent autour du collectif (assistant-e à la mise en scène, chargé-e de production, créateur son, directeur technique, créatrice costume…)[1],[2].

Depuis 2013, le Raoul collectif est artiste associé au Théâtre national de Belgique.

Le Signal du promeneur[modifier | modifier le code]

Après une première étape de travail présentée au Festival de Liège en 2011, Le Signal du promeneur est créé en janvier 2012 au Théâtre national de Belgique[3],[4].

Le premier opus du Raoul Collectif, Le Signal du promeneur, tente de faire un peu de lumière sur ce que pourraient signifier des destins d’individus en lutte radicale, solitaire, violente, voire mortifère, avec leurs milieux respectifs, parfois avec la société tout entière. De quel désir, de quelle énergie témoignent ces fuites, ces exils, ces arrachements – parfois désespérés et tardifs -aux cadres convenus, aux valeurs en cours? Le spectacle évoque par bribes, par citations disséminées, par mises en situations concrètes, des figures inspirés de faits réels, et de la littérature. Ces figures sont moins les protagonistes d’une narration que les ingrédients d’un état des lieux et d’une réflexion sur ce qui pousse les individus jusqu’au point de rupture avec certaines formes figées de la société, mais aussi sur le prix que paie l’individu qui renonce trop longtemps à rompre avec un cadre qui le fait souffrir. Sur scène, le Raoul Collectif convoque une clairière pour s’y faire rencontrer des promeneurs solitaires, porteurs de lanternes et de fractures individuelles. À travers la mise en œuvre d’une cérémonie théâtrale émancipatrice et collective, ces hommes en rupture tentent de dégager de la clarté sur le monde à partir des failles dont ils ont été victimes ou spectateurs. La communauté que ces promeneurs forment au plateau dénonce les échecs de la société qu’ils ont fuis. Non sans difficultés, ils lui opposent le projet utopique, éphémère mais terriblement vivant, de faire advenir une métamorphose du monde. Par l’action libératrice de ces déserteurs en loupiote, c’est le Raoul Collectif qui lutte contre les valeurs mortifères de notre société néolibérale, grâce aux pulsions vitales et créatrices des individus, et leur pouvoir de résistance[5],[6].

Rumeur et petits jours[modifier | modifier le code]

Rumeur et petits jours est créé en novembre 2016 au Théâtre national de Belgique[7],[8]. Il est présenté et acclamé dans la cour du Cloître des Carmes au Festival d'Avignon 2016[9],[10],[11],[12].

Après Le Signal du promeneur, le Raoul Collectif poursuit sa réflexion autour des relations entre l’individu et la communauté.

Le spectateur est ici le public d’une émission radio. Dans une atmosphère enfumée rappelant les années 70, un groupe de chroniqueurs se réunit autour d’un projet commun : dénicher de la beauté. A l’heure de la 347e émission, ce projet est-il devenu trop désuet au regard du monde qui les entoure ? Il est en tout cas mis à mal d’entrée de jeu par l’annonce d’une décision venue d’en haut… La cohésion et l’idéal du groupe, et à travers à lui le langage et les idées, sont alors mis à rude épreuve. Mais de quoi cette épreuve est-elle le nom ? Restent aux chroniqueurs leur liberté de ton et la mise en mouvement d’une pensée chorale pour espérer déconstruire ce qui les contraint, et y résister coûte que coûte.

Prix et récompenses[modifier | modifier le code]

Le Raoul collectif a remporté le Prix Odéon/Télérama du Public ainsi que le Prix du Jury au Festival Impatience à l'Odéon-Théâtre de l'Europe (Paris) en mai 2012 [13]. Il a également reçu le Prix de la Meilleure Découverte aux Prix de la Critique en Belgique [14] en septembre 2012.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]