Réveil olfactif

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Le réveil olfactif est un appareil permettant de réveiller ses usagers à une heure donnée grâce à la diffusion d'une odeur. Cette invention a été mise au point par Guillaume Rolland en 2013[1]. Elle a, par la suite, remportée de nombreux prix pour son innovation et son ingéniosité ce qui a permis l'évolution et le développement du produit.

L'unique réveil suivant ce principe est commercialisé sous la marque Sensorwake. Il a été mis sur le marché pour la première fois en 2016.

Principe[modifier | modifier le code]

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Le réveil olfactif suit le même principe qu'un réveil ordinaire. Il permet à ses utilisateurs d'être réveillés à une heure voulue grâce à un stimulus extérieur. Cependant, à la différence du réveil classique, le stimulus externe n'est pas un son ou un accroissement de la luminosité mais une odeur.

Ainsi, après avoir configuré l'heure de réveil voulue sur son appareil, l'utilisateur est réveillé par l'odeur correspondant à la capsule d'odeur choisie. La gamme de parfum comprend pour l'instant l'odeur du bord de mer, de croissants, de pain grillé, d'expresso, de chocolat, de menthe ou encore de l'herbe coupée. De plus, de nouvelles odeurs sont en ce moment en cours de développement afin d'étendre la palette déjà proposée.

Historique[modifier | modifier le code]

Développement et reconnaissance[modifier | modifier le code]

En 2013, Guillaume Rolland met au point le premier prototype du réveil olfactif. Il décide ensuite de le soumettre au magazine Science et Vie Junior afin de participer à Innovez, le concours des jeunes inventeurs où il remporte le premier prix. Réalisant que son invention a un futur potentiel, il la fait breveter le 26 décembre 2014[2]. Puis il continue sur sa lancée en participant au concours Lépine destiné aux jeunes inventeurs et créateurs. Il y reçoit ainsi le premier prix individuel, le prix de l'Association des ingénieurs de Touraine mais aussi le prix du public.

Il prend alors la décision de présenter son invention au Concours organisé annuellement par Google, le Google Science Fair en 2014 dans la catégorie des 13-18 ans. Il accède pour l'occasion à une imprimante 3D lui permettant d'imprimer plusieurs nouveaux prototypes de son réveil. Son invention lui permet d'être le premier Français à faire partie des 15 finalistes de la compétition et d'avoir l'opportunité de présenter son réveil au siège de Google dans la Silicon Valley. Bien qu'il ne fasse pas partie des gagnants, ce concours rapproche la possibilité de commercialisation du réveil olfactif à grande échelle car il lui permet de présenter son invention à différents entrepreneurs à l'international et de la faire connaître.[réf. nécessaire]

En 2015, il participe au Concours Lépine national où son invention décroche la médaille d'or du prix Léonard de Vinci. Il prend ensuite part au concours Lépine européen où il obtient le prix Euro district Strasbourg Ortenau[3].

Création d'une entreprise[modifier | modifier le code]

Guillaume Rolland décide alors de mettre en pause ses études afin de fonder une start-up, nommée SensorWake, dans un incubateur à Nantes et de se focaliser sur la commercialisation du réveil olfactif. Avec l'aide d'Ivan Skybyk, le directeur général de l'entreprise, il commence un recrutement pour former une nouvelle équipe comptabilisant six employés au total. Il compte sur cette start-up pour mettre toutes les chances de son côté afin qu'une commercialisation de son produit soit enfin possible.[réf. nécessaire]

C'est ainsi qu'en mai 2015, la mise en production du réveil olfactif débute. Pour être sûr d'obtenir les moyens suffisants à la production, la start-up fait appelle au site Kickstarter avec pour objectif de récolter 50.000€ en 35 jours. L'entreprise Kickstarter décide alors de sélectionner ce projet pour le lancement officiel de sa plateforme française[4]. En fin de campagne, le réveil olfactif a obtenu 192 453€, soit presque quatre fois plus que l'objectif de base[5].

En 2016, la start-up prend part au CES de Las Vegas[6], ce qui lui permet d'étendre son réseau de contact mais aussi de décrocher un nouveau prix, le CES innovation Award.

En mars 2016, la start-up obtient un financement de 400.000€ de la part de Proximéa, une plateforme de financement participatif développée par la banque populaire Atlantique, afin de continuer le développement de son projet.[réf. nécessaire]

La mise en vente du produit débute mi-2016 et le produit est rapidement en rupture de stock avec plus de 2800 réveils vendus, contrairement aux 1500 escomptés[7].

La start-up envisage maintenant une expansion de son effectif ainsi qu'une commercialisation de son produit à grande échelle. Elle compte tout d'abord s'étendre en Europe courant 2016 puis atteindre les marchés américains et asiatiques en 2017[8].

Des débuts difficiles[modifier | modifier le code]

Malgré les prix reçus par le réveil olfactif, les éloges des différents magazines à son encontre et les ventes supérieures à celles attendues, la qualité du produit n'a pas su répondre aux attentes de la clientèle. En effet, le réveil a tout d'abord connu un problème de construction de la part du fabricant. Les premiers réveils possédaient un ventilateur qui ne se mettait jamais en route, ce qui empêchait la diffusion de parfum. De plus, le rappel sonore, prenant la relève sur la diffusion d'odeur dans le cas où la personne ne se réveille pas, n'était pas fonctionnel non plus. La première vague de réveil a dû être rappelée en usine en juillet 2016 afin d'effectuer les corrections nécessaires[9]. La distribution des réveils a repris un mois plus tard.

Cependant, malgré la correction des défauts, de nombreux usagers ne sont pas entièrement satisfaits du produit. Il ne répond pas encore suffisamment à leurs exigences et présente encore des dysfonctionnements. Ainsi, l'odeur est diffusée en continu et pas uniquement lors de l'activation du réveil. De plus, le ventilateur est trop bruyant et réveil l'utilisateur avant l'odeur. Finalement, le parfum diffusé par le réveil est trop atténué pour être senti.[réf. nécessaire]

Les usagers ont aussi fait des remarques quant à la qualité du produit qui est inférieure à celle attendue, notamment au niveau de la précision des odeurs. Les odeurs ne sont pas suffisamment discernables les unes des autres et ne sont pas fidèles à la réalité.[réf. nécessaire]

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

Le mécanisme[modifier | modifier le code]

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Le réveil olfactif suit le même fonctionnement qu'une machine à expresso. Il faut tout d'abord placer une capsule contenant l'odeur souhaitée dans le réveil à l'emplacement prévu à cet effet. L'utilisateur entre ensuite l'heure à laquelle il veut être réveillé. Lorsque l'heure indiquée est atteinte, la capsule est chauffée tandis qu'un ventilateur se met en mouvement afin de créer un flux d'air. Celui-ci traverse la capsule, emportant ainsi les effluves de parfum, et sort par un clapet. Ce clapet est étanche afin que l'odeur soit conservée dans le réveil lorsque l'alarme n'est pas en route. Il s'ouvre seulement lorsque l'alarme est activée afin de laisser passer l'odeur. Il est orienté dans la direction de l'utilisateur pour que l'odeur l'atteigne et puisse le réveiller. Un bouton permet ensuite d'arrêter l'alarme olfactive grâce à un processus qui stoppe le ventilateur et ferme le clapet.

Chaque capsule est réutilisable pour 60 réveils. Elles sont composées en leur milieu de plusieurs couches de tissu afin que le fabricant puisse y déposer deux à trois goutes d'huile essentielle de la senteur voulue. Ces capsules sont fabriquées dans le cadre d'un partenariat avec la société Givaudan. Ce partenariat est le premier que la société accepte de faire avec une start-up.

Approbation du principe[modifier | modifier le code]

Afin de vérifier s'il est vraiment possible d'être réveillé à l'aide d'une odeur, des tests ont été effectués sur cent personnes différentes dont des personnes âgées, des adolescents, des adultes et des personnes malentendantes et sourdes. Dans 99% des cas, les personnes se sont réveillées en moins de 2 minutes.

Les 1% restants s'expliquent par le fait que les sujets testeurs avaient le nez bouché[5].

Selon les tests, l'utilisateur met généralement entre 30 secondes et 1 minute à se réveiller. Si ce n'est pas le cas, une alarme sonore se met en route après 3 minutes afin de prendre la relève[10].

Apports[modifier | modifier le code]

Le réveil olfactif propose une manière douce, originale et innovante de réveil qui utilise la stimulation de l'odorat.[passage publicitaire]

Mais son apport ne se limite pas à l'innovation d'être réveillé par une odeur. Le but premier de ce réveil est de rendre la vie des personnes âgées plus facile. En effet, en vieillissant, les sens auditif et visuel d'une personne se dégradent peu à peu. En revanche, l'odorat est un sens dont l'évolution reste stable la totalité de la vie d'un être humain. Ainsi, le réveil olfactif propose aux personnes âgées d'être réveillées par un appareil qui sollicite un sens qui n'est pas déficient chez eux : l'odorat. C'est comme cela que Guillaume Rolland justifie l'apport de son invention :

« Mon père est directeur de maison de retraite, et dans ce cadre, on constate que certaines personnes âgées ne peuvent plus utiliser les réveils traditionnels, car elles ont une mauvaise audition. Les réveils simulateurs d'aube sont, de leur côté, souvent trop agressifs. Le réveil olfactif se présentait comme une alternative intéressante. »[10]

Écologie[modifier | modifier le code]

Le réveil olfactif s'inscrit dans le respect de l'écologie. L'entreprise s'assure ainsi que les capsules odorantes sont recyclables et qu'elles respectent l'environnement. De plus, le réveil suit les normes prescrites par l'IFRA, le REACH et les standards de CARB en certifiant que les capsules ne contiennent ni composés organiques volatils ni solvants ni allergènes[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Conseil départemental, « SensorWake, le réveil olfactif », sur oise.fr (consulté le 26 octobre 2016)
  2. « Dispositif de réveil olfactif capable de réveiller l'utilisateur grâce a une odeur », sur bases-brevets.inpi.fr, (consulté le 29 octobre 2016)
  3. « Guillaume Rolland primé au concours Lépine », sur utc.fr, (consulté le 26 octobre 2016)
  4. Julie Urbach, « Créé par un jeune Nantais, le réveil olfactif disponible en prévente dès ce mercredi », sur 20minutes.fr, (consulté le 26 octobre 2016)
  5. a, b et c (en) Guillaume Rolland, « Sensorwake - Wake Up Happy with the Smell-Based Alarm Clock », sur kickstarter.com (consulté le 26 octobre 2016)
  6. Christel De Taddeo, « Les fondus du concours Lépine », sur lejdd.fr, (consulté le 26 octobre 2016)
  7. Frédéric Thual, « Réveil olfactif : Sensorwake lève 1 million d'euros pour accélérer la production », sur latribune.fr, (consulté le 26 octobre 2016)
  8. « Sensorwake Le réveil olfactif », sur smind.net, (consulté le 29 octobre 2016)
  9. Alain Astarita, « Panne de réveil pour Sensorwake », sur france3.fr, (consulté le 29 octobre 2016)
  10. a et b Audrey Oeillet, « Guillaume Rolland, premier Français finaliste du Google Science Fair avec un réveil olfactif » (consulté le 26 octobre 2016)

Liens externes[modifier | modifier le code]