Portrait de Madame Trabuc

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Portrait de Madame Trabuc
Vincent van Gogh - Portrait de Madame Trabuc.jpg
Artiste
Date
Type
Technique
Lieu de création
Dimensions (H × L)
63,7 × 48 cm
Localisation
Numéro d’inventaire
ЗКРсэ-521Voir et modifier les données sur Wikidata

Le Portrait de Madame Trabuc est un tableau de Vincent van Gogh conservé au musée de l'Ermitage de Saint-Pétersbourg et composé en septembre 1889 à Saint-Rémy-de-Provence.

C'est vers le 6 septembre 1889 que Van Gogh écrit une lettre à son frère Théo dans laquelle il explique qu'il a un besoin vital de travailler sa peinture et qu'il redoute un nouvel accès de démence. Il indique également qu'il a fait le portrait du surveillant de l'hospice, Trabuc[1] (qu'il lui offre) et s'apprête à peindre sa femme. Il la trouve douce et malheureuse. Le ménage Trabuc demeure dans une petite maison à quelques pas de l'asile Saint-Paul.

Dans une autre lettre à son frère Théo datée du 19 septembre 1889, Vincent van Gogh écrit qu'il a terminé le portrait de Madame Trabuc. « Il me semble que cela te plaira; j'en ai fait une copie, mais moins réussie que l'original (...) Il est fait dans les tons noir et rose. » Il écrit aussi à sa sœur Willemina qu'il a peint un portrait de femme vêtue de noir avec un teint olivâtre.

Jeanne Trabuc, née Lafuis (1834-1903), a cinquante-cinq ans quand elle pose pour Van Gogh. C'est une femme du peuple qui ressemble aux figures paysannes des gravures anglaises des années 1870 que Van Gogh, selon Pickvance, aimait collectionner, en particulier celles qui paraissaient dans l'hebdomadaire The Graphic[2].

Ce portrait a fait partie de la collection de Johanna van Gogh, puis a été vendu à la galerie Thannhaüser de Berlin où il a été acquis par Otto Krebs. Ce tableau, comme les autres de la collection, a été transféré par l'Armée soviétique à l'Ermitage en 1947, comme réparation des dommages de guerre subis. Il a été montré pour la première fois au public de l'Ermitage en 1995 pour une exposition intitulée « La Peinture française des XIXe et XXe siècles issue des collections privées d'Allemagne. »[3]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Conservé aujourd'hui au musée de Soleure (collection Duby-Müller)
  2. (en) Ronald Pickvance, Van Gogh in Saint-Rémy and Auvers, The Metropolitan Museum of Art, New York, 1986, p. 128
  3. (ru) (de) Albert Kostenevitch, Catalogue de l'exposition, 1995, musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg-Munich, pp.232-235

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • J.-B. de la Faille, L'Œuvre de Vincent van Gogh. Catalogue raisonné, Paris-Bruxelles, 1928, n°631
  • Vincent van Gogh - Les Lettres, 6 volumes, Arles, éd. Actes Sud, 2009

Voir aussi[modifier | modifier le code]