Porc laineux

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Cochon
Porc laineux en hiver
Porc laineux en hiver
Région d’origine
Région empire austro-hongrois
Caractéristiques
Prolificité huit porcelets
Autre
Diffusion Europe

Le porc laineux, ou mangalitza, est une race ou un type de porc, relativement proche du sanglier.

Description[modifier | modifier le code]

Il est élevé pour la consommation de sa viande, comme animal de compagnie (35 % des porcs laineux en Suisse[1]) et pour l’entretien d’espaces naturels montagnards.

Son aire d'origine est l’ancien empire austro-hongrois où la race est issue dès 1830 de croisements de races diverses, toutes productrices de lard. Produisant un lard d'excellente qualité, le porc laineux a conquis la moitié orientale de l'Europe au milieu du XIXe siècle et figurait par moments parmi les races les plus fréquentes dans plusieurs pays d'Europe.

En raison de la forte demande, le grand porc blanc (large white) a presque complètement évincé le porc laineux au XXe siècle. Le porc laineux est en effet long à prendre du poids (au moins deux ans, contre cinq mois pour le large white) et ses femelles sont peu prolifiques (trois portées et huit porcelets en moyenne en deux ans).

On trouve de petits effectifs dans plusieurs pays d'Europe centrale, ainsi qu'en Allemagne, en Autriche et en Suisse. La Hongrie élève encore aujourd'hui des mangalitzas blonds et roux, contrairement à la Suisse, où on ne trouve que des porcs laineux à ventre clair. Cette race de porcs fait en Suisse l'objet d'une surveillance de la part de Pro Specie Rara.

Il s’élève en plein air (il supporte mal l’enfermement) et a besoin d'une étendue de terre suffisante pour fouiller le sol de son groin. Il supporte les très basses températures.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Henri Pelletier, « Poils au dos ! », Cochons et cochonnailles : la quête du saint gras, L’Alpe no 42, Automne 2008, p 20

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Pelletier, « Poils au dos ! », Cochons et cochonnailles : la quête du saint gras, L’Alpe no 42, Automne 2008, p. 20-25

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]