Paramoudra

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Paramoudras gréseux du Jaizkibel.

On appelle paramoudras certaines formations rocheuses régulières, et symétriques plus résistant à l'érosion que leur environnement immédiat :

  • boules ou cylindres de grès durs dans des grès plus fragiles ;
  • silex présents dans la craie ou d'autres calcaires, en forme de cylindre, parfois localement bombés en poire ou en tonneau[1]

Ils ont été décrits pour la première fois par Buckland en Irlande en 1817. L'étymologie du mot pourrait tenir du gaélique peura (poire) et muireach (mer)[2] ou intégrer le verbe français « moudre »[1].

Description et exemples[modifier | modifier le code]

  • Paramoudras gréseux du massif du Jaizkibel, en forme de boules régulières ;
  • Silex cylindriques de 20 à 60 centimètres de diamètre et de un à plusieurs mètres de long, dont l'axe est formé d'un tube de craie lithifié de un à deux centimètres de diamètre. De telles formations ont été repérées dans les couches[2] :

Formation[modifier | modifier le code]

Extrémité supérieure d'un paramoudra siliceux.

L'origine des paramoudras en général n'est pas établie.

Il est classique que la transformation diagénique d'un sable en un grès plus ou moins induré soit irrégulière, et génère ainsi des zones très résistantes au sein de volumes gréseux plus fragiles. L'érosion dégage alors progressivement ces roches plus dures, mais ce phénomène ne suffit pas à rendre compte de la régularité et de la similitude de forme des paramoudras[3].

Un hypothèse est qu'il s'agirait des restes d'organismes proches des éponges dont la croissance accompagnerait leur enfouissement dans la boue crayeuse[2],[4],[5]. Une autre considère que les cylindres sont les empreintes d'anciennes cheminées de circulation de liquides ou de gaz[2].

L'explication la plus généralement admise[2] est qu'il s'agirait d'une concrétion formée à partir du terrier d'un animal fouisseur, probablement un ver marin inconnu (mais baptisé pour l'occasion Bathicnus paramoudrae)[2],[6].

Galerie[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « paramoudra | Definition of paramoudra in English by Oxford Dictionaries », sur Oxford Dictionaries | English (consulté le 26 avril 2019)
  2. a b c d e et f « Les paramoudras », sur Falaises de craie (consulté le 26 avril 2019)
  3. « Les boules gréseuses (paramoudras) de l'Éocène du Jaizkibel (Pays basque espagnol) — Planet-Terre », sur planet-terre.ens-lyon.fr (consulté le 26 avril 2019)
  4. (en) Russell Yeomans, « Paramoudra: observations on large flint structures from the Chalk (Upper Cretaceous) and flint formation », Proceedings of the Yorkshire Geological Society,‎ , pygs2017–005 (ISSN 0044-0604 et 2041-4811, DOI 10.1144/pygs2017-005, lire en ligne, consulté le 26 avril 2019)
  5. (en) Russell Yeomans, « Paramoudra: observations on large flint structures from the Chalk (Upper Cretaceous) and flint formation », Proceedings of the Yorkshire Geological Society,‎ (DOI 10.1144/pygs2017-005, lire en ligne)
  6. « jaizkibel », sur michel.molia.free.fr (consulté le 26 avril 2019)