Parabolani

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Les Parabalanis (du grec ancien : παραβαλανεῖς, les « agents de bain »), ou Parabolani (fin latine de l'Antiquité grecque : παράβολοι ou παραβολᾶνοι), ont été les membres d'une confrérie chrétienne qui, dans l'Église primitive, a volontairement entrepris les soins aux malades et l'enterrement des morts. L'historien A. Philipsborn voit en cette confrérie une compagnie d'ambulanciers; il semble qu'ils ne constituaient pas à proprement parler un personnel médical, mais plutôt un groupe qui transportait les malades, présents dans les rues de la ville (comme les lépreux), dans les institutions charitables spécialisées dans les soins.

Deux lois de 416 et 418, présentes dans le Code Théodosien, stipulent que seuls les pauvres des corporations peuvent accéder à cette confrérie. Il n'est pour autant pas possible d'affirmer que seul des pauvres y étaient présents avant 416. Ils ont aussi fonctionné comme préposés aux évêques locaux et sont parfois utilisés comme gardes du corps ou hommes de main lors des affrontements violents avec leurs adversaires.

Deux lois du Code théodosien de 416 et 418 montrent que ce groupe fut l'objet d'un enjeu politique : dû à la « terreur » qu'ils semèrent dans la ville, les empereurs décidèrent de réduire le nombre des membres de la confrérie à 500 en 416, et à 600 en 418. De plus les riches et membres des curiales étaient prohibés d'entrer dans ce groupe, probablement pour qu'il ne se forme pas une alliance entre l'évêque Cyrille et les membres de l'élite politique de la ville d'Alexandrie. L'ordre public était un enjeu majeur pour le pouvoir impérial tout au long de l'Empire.

Un débat historiographique discute du rôle de l'évêque d'Alexandrie, Cyrille, dans la mise à mort de la philosophe Hypatie en 415. Il est possible que les parabalanis furent envoyés à son instigation pour éliminer la philosophe, alliée du préfêt d'Alexandrie Oreste, lui-même en conflit avec l'évêque. Cependant, la source principale nous rapportant ces évènements, la Vie de Sévère par Zacharie le Scholastique, ne permet pas d'affirmer avec certitude que Cyrille fut à l'origine de cette décision, les parabalanis ayant pu agir selon une initiative autonome.

Dans les arts[modifier | modifier le code]

Le film Agora, d'Alejandro Amenabar, met en scène cette confrérie.

Articles connexes[modifier | modifier le code]