Meinwerk

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Meinwerk
FBPB 30 Bischof Meinwerk auf Tragaltar Helmarshausen 1100.jpg

La plus ancienne représentation connue de l’évêque Meinwerk sur le reliquaire de Theophilus Presbyter (1100), conservé au musée diocésain de Paderborn.

Fonction
Évêque
Biographie
Naissance
Décès
Activité
Père
Immed of Hamaland (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Adela of Hamaland (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Diederik van Hamaland (d)
Glismod of West-Saxony (d)
Emma von Lesum (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

Meinwerk (né vers 975 - † ) était l'évêque de Paderborn de 1009 jusqu'à sa mort.

Il fut membre de la famille aristocratique des Immedinger, parent de Henri II et obtint son élection étant entendu que sa propriété serait transférée au diocèse à sa mort. Il est connu comme « le second fondateur de Paderborn. »

C'est un bienheureux catholique fêté le 5 juin[1].

Histoire et tradition[modifier | modifier le code]

Entre 1014 et 1015, Meinwerk eu deux réunions avec l'empereur Henri II, afin d'exhorter celui-ci à continuer la réforme l'abbaye de Corvey.

En 1017, il remporta avec succès un litige avec les Ekkehardinger sur les droits de l'abbaye d'Helmarshausen. Un rassemblement de nobles sous direction royale se déclara en sa faveur, même si les sources divergent quant aux raisons à cela. L'explication la plus probable semble être que, parce que Helmarshausen était trop pauvre pour fournir le servitium regis au roi, et parce que se trouvant dans le diocèse de Paderborn, ce qui signifiait que l'évêque avait déjà la responsabilité épiscopale de celle-ci, il était logique d'en accorder officiellement la propriété à l'évêché pour que l'évêque puisse la protéger plus efficacement.

Meinwerk avait des soupçons extrêmes au sujet de Haimerad, un célèbre ermite errant d'origine non-libre, et l'avait fait arrêter, battre et brûler son livre de prières.

On sait que la maîtrise du latin de Meinwerk était relative. À ce sujet, il fut l'objet d'une blague de l'empereur Henri II, qui modifia les termes « famulis et famulabis », ce qui signifie « homme et femme serviteurs », pour « mulis et mulabis », « mâle et femelle mules », dans un manuscrit liturgique, que l'évêque néanmoins lit à haute voix sans rien remarquer d'anormal.

Le Vita Meinwerci est une biographie de lui et de son temps.

Références[modifier | modifier le code]