Massacre du remorqueur 13 de Marzo

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Le massacre du remorqueur 13 de Marzo a lieu le 13 juillet 1994 lorsque plusieurs bateaux de l'État cubain provoquent le naufrage du remorqueur 13 de Marzo où se trouvent 72 personnes qui tentent de fuir Cuba. 41 personnes trouvent la mort par noyade dont 10 enfants[1],[2].

Accident[modifier | modifier le code]

À l'aube du 13 juillet 1994, quatre bateaux de l'État cubain équipés de lances à haute pression prennent d'assaut un remorqueur au large de La Havane. Ils provoquent le naufrage et selon les survivants n'auraient pas agi pour éviter le naufrage et n'auraient fait que repêcher les rescapés[2],[3],[4].

Les 31 rescapés sont emmenés au poste puis au centre de détention de Villa Marista à La Havane, pour être interrogés. Les hommes sont alors emprisonnés mais les femmes et les enfants sont libérés[5]. Quelques jours plus tard c'est la manifestation du 5 août à La Havane qui conteste directement le régime castriste[6].

Réactions[modifier | modifier le code]

Pendant plus d'une semaine, les médias cubains gardent le silence sur cette affaire malgré l'émoi suscité dans la communauté internationale. Le 5 août, Fidel Castro qualifie d'« effort vraiment patriotique » l'action des agents de l’État[2].

Le régime cubain assure ensuite qu'il s'agit d'un accident et n'a jugé aucun des responsables du naufrage bien que les délits par imprudence soient punis par le code pénal (art. 48)[7].

Mémoire[modifier | modifier le code]

Le 13 juillet 2005, une vingtaine d'opposants cubains ont manifesté en mémoire des victimes de cette affaire. Certains d'entre eux dont Lazaro Alonso, Yusimi Gil, Emilio Leiva et Manuel Perez, ont été arrêtés par les autorités cubaines. Manuel Perez a expliqué aux journalistes présents : « Nous avons voulu rendre hommage à des personnes mortes parce qu'elles essayaient de fuir de Cuba »[8].

Références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]