Marie-Thérèse de Portugal (1855-1944)

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Marie-Thérèse de Bragance

Marie-Thérèse de Bragance, née le 24 août 1855 et morte le 12 février 1944 est la fille de Michel Ier de Portugal et de Adélaïde de Löwenstein-Wertheim-Rosenberg.

Son père ayant tenté d'usurper le trône de sa nièce en 1828 pour mener une politique conservatrice fut chassé du Portugal. Réfugié en Autriche, il prit le titre du duc de Bragance et y épousa sur le tard Adélaïde de Loewenstein-Wertheim-Rosenberg dont il eut un fils et six filles; Proche des monarchies catholiques, il maria brillamment ses filles qui se firent estimées par leur grandeur morale, leur sens du devoir et leur piété.

Ainsi, le 23 juillet 1873 à Kleinheubach, marie-Thérèse épousa-t-elle le frère cadet de l'empereur d'Autriche et roi de Hongrie François-Joseph Ier, l'archiduc Charles-Louis d'Autriche.

De 22 ans son aîné, l'archiduc était déjà veuf de Marguerite de Saxe (+1858) et de Marie de l'Annonciation de Bourbon-Siciles (+1871) et père de quatre enfants mais pour une princesse portugaise en exil, c'était un très bon parti.

De cette union naquirent :

Une femme de coeur[modifier | modifier le code]

Le couple archiducal en 1889

(Femme de cœur et de devoir, orpheline de père à 11 ans, ayant reçu une éducation catholique exigeante (sa mère mourra religieuse)[réf. nécessaire]), devenue mère de famille nombreuse à 18 ans à peine, elle s'occupa des enfants de son époux (dont l'aîné n'avait que huit ans de moins qu'elle) avec beaucoup de dévouement, sachant gagner leur confiance et leur affection.

En 1889, la mort prématurée de l'archiduc héritier Rodolphe fait de son mari le successeur potentiel de l'empire mais celui-ci renonce à ses droits en faveur de son fils aîné l'archiduc François-Ferdinand.

Celui-ci s'entend bien avec sa belle-mère (qui n'a que huit ans de plus que lui). Il contracte une maladie pulmonaire et constate l'hypocrisie du milieu curial qui déjà se tourne vers son frère cadet l'archiduc Othon, joli garçon débauché mais marié et père d'un fils. Néanmoins François-Fedinand guérit et doit prendre épouse; entretemps l'archiduc Charles-Louis décéde en 1896.

Une veuve estimée[modifier | modifier le code]

Veuve en 1896, bénéficiant de la confiance et de l'estime de son beau-frère l'empereur François-Joseph, elle soutint son beau fils François-Ferdinand lors de son mariage morganatique et celui-ci, malgré un compromis qu'il jugeait humiliant pour sa future épouse et ses enfants à naître, ne perdit pas ses droits au trône (1900). En revanche, (le plus jeune de ses beaux enfants, l'archiduc Ferdinand, âgé de 41 ans, ne bénéficia de la même faveur[réf. nécessaire])et lorsqu'en 1909, son mariage morganatique fut révélé, il dut se démettre de ses charges et même de son nom. Il se fit appeler Ferdinand Burg. quant au "Bel archiduc", il meurt prématurément en 1906 laissant à son fils aîné, l'archiduc Charles, la seconde place dans l'ordre successoral après l'archiduc François-Ferdinand. Celui-ci est assassiné avec son épouse à Sarajevo le 28 juin 1914 et la Première Guerre mondiale commence.

Marie-Thérèse n'ayant aucun rôle politique jouit en revanche de l'estime de l'empereur. Après l'assassinat de François-Ferdinand et de son épouse, elle recueillit leurs trois enfants orphelins. En 1916, elle ira jusqu'à demander - vainement - au Kaiser Guillaume II le rétablissement de la souveraineté de la Lorraine avec "Max", l'aîné des fils de François-Ferdinand et de Sophie, comme duc afin d'aplanir le contentieux franco-allemand.

Le 21 novembre de la même année l'empereur François-Joseph décéde à 86 ans et l'achiduc Charles, beau-petit-fils de Marie-Thérèse, devient empereur à 28 ans.

L'archiduchesse Marie-Thérèse apporte son soutien au nouvel empereur Charles Ier (petit-fils de son mari) mais l Autriche-Hongrie est perdue et la monarchie s'effondre avec la défaite. Elle ne craint pas de suivre le jeune empereur en exil à Madère et l'accompagne jusqu'à sa fin prématurée (1922). (Elle possédait un diplôme d'infirmière[réf. nécessaire]).

Sources[modifier | modifier le code]

  • Généalogies des rois et des princes de Jean-Charles Volkmann Edit. Jean-Paul Gisserot (1998)

Articles connexes[modifier | modifier le code]