M32

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M32
Image illustrative de l’article M32
M32 devant la galaxie d'Andromède.
Découverte
Découvreur(s) Guillaume Le Gentil[1]
Désignations PGC 2555 UGC 452
MCG 7-2-15
ZWG 535.16
ARAK 12
Arp 12
IRAS00399+4035 [2]
Observation
(Époque J2000.0)
Ascension droite 00h 42m 41,8s[3]
Déclinaison +40° 51′ 55″[3]
Coordonnées galactiques = 121,150 4 · b = −21,976 2[3]
Vitesse radiale −213 ± 2 km/s[3]
Distance 768 ± 58 kpc (∼2,5 millions d'a.l.)[4]
Magnitude app. 7,07[3]
Dimensions app. 8,5 × 6,5 minutes d'arc[2]
Constellation Andromède

Localisation dans la constellation : Andromède

(Voir situation dans la constellation : Andromède)
Andromeda IAU.svg
Caractéristiques
Type cE2[3]

M32, aussi désignée NGC 221, est une galaxie elliptique compacte de type cE2 appartenant au Groupe local. Satellite de la galaxie d'Andromède, elle est située à environ 768 kpc (∼2,5 millions d'a.l.) du Soleil. Il s'agit d'une galaxie de dimensions réduites, sa plus grande longueur ne dépassant pas 8 000 années-lumière (2,46 kpc)[3].

M32 (NGC 221) a été utilisé par Gérard de Vaucouleurs comme une galaxie de type morphologique cE2 dans son atlas des galaxies[5],[6].

Comme la plupart des galaxies elliptiques, elle est dépourvue de gaz et de poussières interstellaires et est constituée essentiellement d'étoiles naines jaunes et rouges âgées, n'ayant pas connu d'activité de formation stellaire notable depuis longtemps. L'étude spectroscopique de M32 indique un âge moyen de 6,8 ± 1,5 milliards d'années avec une métallicité moyenne de [M/H] = -0,01 ± 0,08 au centre de la galaxie, contre 9,2 ± 1,2 milliards d'années et [M/H] = -0,10 ± 0,10 en périphérie de la galaxie[7], semblant indiquer une dynamique de formation d'étoiles du centre vers l'extérieur.

La morphologie particulière de M32 et sa population stellaire pourraient s'expliquer par l'interaction gravitationnelle avec la galaxie d'Andromède[8] : M32 aurait été au départ une petite galaxie spirale qui aurait traversé le disque galactique de la galaxie d'Andromède et aurait alors perdu l'essentiel de sa masse périphérique, ne conservant que son bulbe galactique qui aurait alors connu un sursaut de formation stellaire. Une étude publiée en 2002 va jusqu'à remettre en question la nature elliptique actuelle de M32, en modélisant l'apparence de cette galaxie par la présence d'un bulbe et d'un disque vu presque de face[9].

À ce jour, plus d'une trentaine de mesures non basées sur le décalage vers le rouge (redshift) donnent une distance de 768 ± 58 kpc (∼2,5 millions d'a.l.)[4].

Trou noir supermassif[modifier | modifier le code]

Selon une étude réalisée auprès de 76 galaxies par Alister Graham, le bulbe central de M32 renfermerait un trou noir supermassif dont la masse est estimée à 2,5+0,5
−0,5
 × 106 [11].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Courtney Seligman, « Celestial Atlas Table of Contents, NGC 221 » (consulté le )
  2. a et b « Les données de «Revised NGC and IC Catalog by Wolfgang Steinicke» sur le site ProfWeb, NGC 200 à 299 »
  3. a b c d e f et g (en) « Results for object NGC 221 », NASA/IPAC Extragalactic Database (consulté le )
  4. a et b « Your NED Search Results, Distance Results for NGC 221 », sur ned.ipac.caltech.edu (consulté le )
  5. Atlas des galaxies de Vaucouleurs sur le site du professeur Seligman, NGC 221
  6. (en) « The Galaxy Morphology Website, NGC 221 » (consulté le )
  7. (en) Antonela Monachesi, Scott C. Trager, Tod R. Lauer, Sebastián L. Hidalgo, Wendy Freedman, Alan Dressler, Carl Grillmair et Kenneth J. Mighell, « THE STAR FORMATION HISTORY OF M32 », The Astrophysical Journal, vol. 745, no 1,‎ , p. 97 (lire en ligne) DOI:10.1088/0004-637X/745/1/97
  8. (en) Kenji Bekki, Warrick J. Couch, Michael J. Drinkwater et Michael D. Gregg, « A New Formation Model for M32: A Threshed Early-Type Spiral Galaxy? », The Astrophysical Journal Letters, vol. 557, no 1,‎ , L39–L42 (lire en ligne) DOI:10.1086/323075
  9. (en) Alister W. Graham, « Evidence for an Outer Disk in the Prototype "Compact Elliptical" Galaxy M32 », The Astrophysical Journal Letters, vol. 568, no 1,‎ , L13-L17 (lire en ligne) DOI:10.1086/340274
  10. (en) HubbleSite – 1999 « Picture Album: Hot Blue Stars Resemble a Blizzard of Snowflakes Near Core of Galaxy M32 ».
  11. (en) Alister W. Graham, « Populating the galaxy velocity dispersion – supermassive black hole mass diagram: A catalogue of (Mbh, σ) values », Publications of the Astronomical Society of Australia, vol. 25, no 4,‎ , p. 167-175, table 1 page 174 (DOI 10.1071/AS08013, Bibcode 2005ChJAA...5..347A, lire en ligne [PDF]).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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