Les Déracinés (roman)

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Les Déracinés
Image illustrative de l’article Les Déracinés (roman)

Auteur Maurice Barrès
Pays Drapeau de la France France
Genre Roman
Date de parution 1897
Nombre de pages 360
ISBN 9782841004645

Les Déracinés est un roman de Maurice Barrès, paru en 1897. Il prend place dans la trilogie que Barrès nomma Le Roman de l'énergie nationale.

Résumé[modifier | modifier le code]

Le récit débute à Nancy, par la rencontre entre sept élèves de lycée aux tempéraments bien différents, et Monsieur Bouteiller, professeur kantien et républicain, qui exerce sur eux une fascination croissante. Grâce à ses talents d'enseignant, Monsieur Bouteiller obtient un poste d'enseignement à Paris, symbole de la réussite républicaine et sociale de l'époque selon Barrès. Monsieur Bouteiller invite alors ses élèves à le suivre à Paris pour leurs études prochaines.

Les sept élèves montent à Paris et tentent de réaliser leurs ambitions. Dans un contexte nationaliste et anti-germaniste, ils représentent alors le parcours d'une jeunesse en formation, entre relation amoureuse, désir d'élévation sociale et problématique morale. Les rêves des uns se confrontent à la réalité tandis que les autres trouvent une réalisation dans la société.

Contexte d'écriture[modifier | modifier le code]

L'année de la publication des Déracinés, Maurice Barrès est battu aux élections législatives à Neuilly[réf. nécessaire]. Il dirige le journal La Cocarde depuis 1893, journal qui se veut d'abord d'opposition républicaine mais qui finalement sera le creuset d'un nationalisme post-boulangiste.

Les Déracinés dans l'œuvre de Maurice Barrès[modifier | modifier le code]

Les Déracinés peut être considéré comme un pendant au cycle du Culte du Moi. Les déracinés est le premier tome d'une trilogie qu'il nommera plus tard Le roman de l'énergie nationale, composé ensuite d'un texte basée sur la chronique et le témoignage : L'Appel du soldat, et de Leurs Figures, un volume aux allures de documentaire qui nous fait pénétrer les coulisses de l'Assemblée nationale et du pouvoir lors du scandale de Panama.

Dans son œuvre, Les Déracinés peut être considéré comme le prolongement de son premier cycle romanesque : Le Culte du Moi. En effet, Les Déracinés raconte la création d'un Moi-Individu qui, pour se défendre et s'affirmer contre tout ce qui n'est pas Soi, va évoluer vers un Moi-Nation, expression politique de ce Moi-Individu. Ainsi Barrès entend par « Nation » la culture et l'examen du Moi, pour conclure que « Chaque individu possède la puissance de revivre dans ses courtes années tous les battements dont fut agité le cœur de sa race. »[1].

Mais Les Déracinés développe et prolonge Le Culte du Moi en introduisant les notions de « la terre » et des « morts ». Ainsi la vénération de ses ancêtres et de la terre mène à l'affirmation de soi comme appartenant à un pays (la terre) et à une lignée (au sang de ses ancêtres), donc à un État-nation.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les Déracinés, édition 10/18, préface de Hubert Juin, p. 7-10.

Bibliographie[modifier | modifier le code]