La Cocarde

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La Cocarde
Périodicité Quotidien
(jusqu'en 1907)
Diffusion 400.000 ex. (1888)
Fondateur Georges de Labruyère
Date de fondation
Date du dernier numéro Après 1907

La Cocarde est un quotidien français fondé en 1888 et dirigé par Maurice Barrès entre septembre 1894 et mars 1895.

La Cocarde, dont le titre fut trouvé par Séverine, était d'abord un journal boulangiste dirigé successivement par Georges de Labruyère, Mermeix (avec René Le Hérissé pour directeur politique), André Castelin puis Édouard Ducret[1], mais l'auteur des Déracinés en fit une revue politique qui se voulait à la fois nationaliste et socialiste. « Il était révolutionnaire et conservateur, nationaliste et insurgé. » en dira plus tard Charles Maurras[2].

Les principaux collaborateurs de la revue étaient les écrivains René Boylesve, Camille Mauclair, Charles Maurras et Frédéric Amouretti (ces deux derniers étaient alors associés au Félibrige de Frédéric Mistral et à l'École romane du poète Jean Moréas) et des syndicalistes révolutionnaires comme Pierre Denis, Fernand Pelloutier, Augustin Hamon ou Paule Minck.

D'horizons politiques très différents, ces contributeurs prirent rapidement des voies différentes, notamment lors de l'Affaire Dreyfus. La Cocarde illustre bien l'existence, au tournant du siècle, de multiples convergences entre extrême gauche et extrême droite : critique de la démocratie et du républicanisme, activisme, nationalisme, revanche… C'est ce dont témoignent, quelques années plus tard, les rapports entre les monarchistes de l'Action française (Georges Valois, en particulier) et les syndicalistes révolutionnaires (Georges Sorel, le Cercle Proudhon).

Au début du XXe siècle, sous la direction de Marc Lapierre, la ligne éditoriale de La Cocarde était ouvertement antisémite[1].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Clouard, Henri, 1910, La "Cocarde" de Barrès, Nouvelle Librairie Nationale (Paris), 80 p. (disponible en ligne)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Henri Avenel, La presse française au vingtième siècle : portraits et biographies, Paris, Flammarion, 1901, p. 188-190.
  2. Charles Maurras, Madame Paule Minck. Hommage suite au décès de Paule Minck. Paru le dans la Gazette de France

Articles connexes[modifier | modifier le code]