Les Confessions de Dan Yack

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Dan Yack.JPG

En 1929, Blaise Cendrars (1887-1961) a publié les aventures de son héros Dan Yack en deux volumes successifs, Le Plan de l'Aiguille et Les Confessions de Dan Yack. Il les a réunis en 1946 sous le titre de Dan Yack.

Description[modifier | modifier le code]

En 1929, Blaise Cendrars fait paraître Le Plan de l'Aiguille, puis Les Confessions de Dan Yack aux Éditions du Sans Pareil. Le critique Fernand Divoire avait convaincu l'éditeur René Hilsum, un grand ami de Cendrars, que le second roman obtiendrait le prix Goncourt. La bande annonce avait même été imprimée à l'avance, mais le roman n'obtiendra qu'une voix, celle de Roland Dorgelès, le prix revenant à L'Ordre de Marcel Arland[1].

Sans doute moins connu que L'Or (1925), Moravagine (1926) ou Rhum (1930), Dan Yack est souvent considéré comme le chef-d'œuvre de Cendrars romancier qui, dans le personnage de Dan Yack, a voulu représenter « la transformation profonde de l'homme d'aujourd'hui » dans une modernité qui depuis la Grande Guerre a tout remis en question.

En 1946, il précise ainsi ses intentions :

« Le monde est ma représentation. J’ai voulu dans Dan Yack intérioriser cette vue de l’esprit, ce qui est une conception pessimiste ; puis l’extérioriser, ce qui est une action optimiste. D’où la division en deux parties de mon roman : la première, du dehors au dedans, sujet du Plan de l’Aiguille ; du dedans au dehors, objet des Confessions de Dan Yack, la deuxième. Systole, diastole : les deux pôles de l’existence ; outside-in, inside-out : les deux temps du mouvement mécanique ; contraction, dilatation : la respiration de l’univers, le principe de la vie : l’Homme. Dan Yack, avec ses figures. »

Éditions[modifier | modifier le code]

  • Le Plan de l'Aiguille, Paris, Au Sans Pareil, 1929 (1er tome des aventures de Dan Yack).
  • Les Confessions de Dan Yack, Paris, Au Sans Pareil, 1929 (second tome).
  • Dan Yack, Paris, Éditions de la Tour, 1946. Réunion des deux volumes précédents sous un nouveau titre et dans une version revue et remaniée.
  • Dan Yack, Paris, Le Club français du livre, 1951 (version de 1946).
  • Dan Yack, Paris, Denoël, coll. "Tout autour d'aujourd'hui"", tome 4. Version de 1946 présentée et annotée par Claude Leroy.
  • Dan Yack, version de 1946 présentée et annotée par Claude Leroy, Paris, Gallimard, coll. "Folio", 2011.
  • Dan Yack, version de 1946, dans Partir, Poèmes, romans, nouvelles, mémoires, édition présentée et annotée par Claude Leroy, Paris, Gallimard, coll. "Quarto", 2011.

Références critiques[modifier | modifier le code]

  • Philippe Bonnefis, Dan Yack : Blaise Cendrars phonographe. Paris, PUF, coll. "Le texte rêve", 1992.
  • Michèle Touret, Blaise Cendrars. Le désir du roman (1920-1930). Paris, Champion, 1999.

La légende des trois pruneaux[modifier | modifier le code]

Quand Jacques Balmat eut atteint en premier et tout seul la cime du mont Blanc, en 1786, il avait dans sa poche trois pruneaux qu'il ensevelit dans la neige pour laisser un témoignage de son exploit. Par la suite, tous les guides qui atteignirent le sommet cherchèrent ces trois pruneaux, mais pas un seul n'eut la chance de les trouver. Or, plus de cent ans après lorsqu'on construisit un puits dans la calotte de glace pour atteindre la roche de l'aiguille afin d'y établir solidement les fondations de l'observatoire Janssen, les ouvriers retrouvèrent enfin les trois noyaux de pruneaux qu'avait laissés Jacques Balmat.

Cette trouvaille déclencha aussitôt une bataille parmi les montagnards car chacun voulait garder une des précieuses reliques, leur attribuant des vertus de protection et de chance. Par la suite, tous les hameaux de la vallée furent longtemps sur le pied de guerre. Ces noyaux causèrent beaucoup de malheurs ; leurs propriétaires successifs moururent tous dans des accidents ou des suicides. Selon Blaise Cendrars, le peuple rendit Jules Janssen (1824-1907) responsable de tous ces malheurs tragiques et inexpliqués. De sombres rumeurs coururent sur lui : il était le principal instigateur de ces évènements, vouloir construire un refuge au sommet du mont Blanc est une action sacrilège. D'ailleurs il avait des mœurs viles et un physique ingrat, il était infirme et ressemblait à un crapaud. Il était maudit, peut être le fils du diable. Il se faisait porter au sommet, enchaînait et cadenassait ses porteurs, de peur qu'ils le laissent tout seul et s'enfuient. Les noyaux sacrés n'auraient jamais dû revoir le jour mais rester dans leur sanctuaire de glace.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]