Leonard Percival Howell

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Leonard Percival Howell
Biographie
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Nationalité
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Mouvement

Leonard Percival Howell, né le à May Crawle River (Jamaïque), mort en 1981, est l'un des quatre premiers prêcheurs du mouvement rastafari en Jamaïque.

Un prêcheur[modifier | modifier le code]

Marin ayant parcouru le monde, il perçoit, avant l'opinion commune, les grands courants de pensée qui agitent le monde d'alors[pas clair] (psychanalyse, marxisme, gandhisme etc.), et établit sa propre synthèse.

Grand ami de Marcus Garvey, apôtre du Retour à l'Afrique (cf. mouvement Back to Africa / Exodus), qu'il a rencontré à New York, il s'en sépare dès le début de ses prêches religieux, leurs deux mouvements divergeant fondamentalement sur la place de la religion dans la vie politique. Revenu en Jamaïque en 1932, il commence à prêcher en 1933 après le sacre de l'empereur Hailé Sellassié Ier, en vendant des photos de cet empereur qu'il affirme être « des passeports pour l'Éthiopie ».

Il affirme que cet empereur serait le Messie revenu sur terre pour sauver les Noirs, et que ceux-ci doivent retourner en Afrique, la terre des ancêtres. Il se fonde sur une prédiction du Révérend James Morris Webb, souvent attribuée à Marcus Garvey datant de 1924 et publiée dans le Daily Gleaner : « Regardez vers l'Afrique, où un roi noir sera couronné, car le jour de la délivrance est proche ». De plus, Hailé Sellassié, premier monarque noir d'un pays africain siégeant à la Société des Nations, porte les titres de « Roi des Rois, Seigneur des Seigneurs, Lumière du Monde, Lion conquérant de la tribu de Juda », que la Bible attribue au Christ revenu sur terre (1° Timothée 6:15, Apocalypse).

Un précurseur[modifier | modifier le code]

Il est arrêté pour la première fois en décembre 1933 à Seaforth, ses prêches prônant la soumission à l'empereur d'Éthiopie et non plus au Roi d'Angleterre. Il sera relâché en 1936. En 1940, il fonde la première communauté rasta, celle du Pinnacle, dans les montagnes de St-Andrews[1]. Cette communauté, qui a pu atteindre jusqu'à 600 membres, vit dans une relative autarcie agraire, fondée sur le commerce de la marijuana, bien que devenu illégal en 1913. Elle revendique une indépendance spirituelle et matérielle (alors que la Jamaïque est encore sous la domination anglaise) préfigurant l'alter-mondialisme[réf. souhaitée]. Mais son camp fut rasé deux fois par la police, en 1941 et en 1954, et les Rastas affluèrent dès lors vers Kingston[1]. Dans le même temps, d'autres regroupements étaient nés sur l'île et ailleurs dans le monde.

Leonard Percival Howell, éprouvé après de nombreuses incarcérations, des séjours forcés en hôpital psychiatrique, puis une vie d'ermite (dans une grotte), finit ses jours le à l'hôtel Sheraton de Kingston.

Surnommé « the Gong » ou encore « Gangunguru » par ses adeptes, il est considéré par les Rastas comme une sorte de prophète, à l'image de Marcus Garvey. Auteur de The Promised Key (en), écrit en 1935 alors qu'il était emprisonné, il a influencé de façon prépondérante le mouvement rastafarien, popularisé dans le monde par Bob Marley[2] sans en tirer profit, ni sans pour autant imposer une ligne politique directrice.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Sous le pseudonyme de (en) G. G. Maragh, The Promised Key, Accra, The African Morning Post,
  • Leonard Percival Howell, Rules of the Ethiopian Salvation Society, friendly and benevolent society, Kingston,

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Bonacci 2008, p. 257
  2. Décédé le 11 mai 1981, soit trois mois après Howell

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Hélène Lee, Le premier rasta, Paris, Flammarion, (ISBN 2-080-67540-0)
    • (en) The first Rasta Leonard Howell and the rise of Rastafarianism, Chicago, Ill, Lawrence Hill Books, (ISBN 1-556-52558-3).
  • Giulia Bonacci, Exodus ! L'histoire du retour des Rastafariens en Éthiopie, Scali, , 766 p.
  • Mc Phersen, président de l’organisation ENF (Ethiopian National Front), et fondateur de la «Rastaology» a écrit des ouvrages sur les débuts du rastafarisme[réf. souhaitée].

Films[modifier | modifier le code]

  • Hélène Lee, Le Premier Rasta, sorti en salle en avril 2011, et diffusé à la télévision (BBC, France Ô).