Le Matériel téléphonique

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Le Matériel téléphonique
Création Voir et modifier les données sur Wikidata
Forme juridique Société à responsabilité limitée (sans autre indication) (d)[1]Voir et modifier les données sur Wikidata
Directeurs Maurice Deloraine (-)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité Fabrication d'équipements de communication (d)[1]Voir et modifier les données sur Wikidata
Société mère International Telephone and Telegraph (-)Voir et modifier les données sur Wikidata
SIREN 331604710[1]Voir et modifier les données sur Wikidata

Le Matériel téléphonique plus couramment appelé LMT était une société spécialisée dans les centraux téléphoniques, filiale de la holding américaine ITT et absorbée par la société française Thomson-CSF en 1976.

Créée en 1889 par G. Aboilard pour exploiter les brevets de AT&T, la société fut acquise en 1925 par ITT et dirigée par Maurice Deloraine jusqu'en 1948. Elle produit entre autres l'un des premiers radars français, les moyens de détection électromagnétique, installé sur le cuirassé Jean-Bart en à Casablanca, puis le croiseur lourd Colbert à Toulon.

Au moment de l'absorption par Thomson-CSF, les effectifs de la société étaient de 10 000 personnes[2].

Les plans sociaux touchèrent gravement le personnel des installations téléphoniques (appelés communément "les Installs") dès 1978, la fin des systèmes électromécaniques de type Crossbarr Pentaconta étant programmée au profit de centraux électroniques, avec de lourdes diminutions d'effectifs, mais des possibilités de formations longues et de reclassement au sein de la Thomson (La Compagnie Générale de Radiologie qui installait les premiers scanners par exemple), et depuis 1978 les plans sociaux se sont succédé sans interruption en téléphonie, particulièrement dans le domaine de la téléphonie publique, à savoir la construction de centraux téléphoniques...

Outre la division téléphonie, LMT possédait une division « simulateurs », qui avait réalisé le premier simulateur de vol de Concorde...

En 1986, la société Thomson-CSF-Téléphone, issue de LMT sera à son tour rachetée par Alcatel-Cit, devenue bien plus tard Alcatel-Lucent après différentes appellations.

La société (331-604-710) a été radiée du registre du commerce et des sociétés le .

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Maurice Deloraine, Des ondes et des hommes, jeunesse des télécommunications et de l'ITT, Flammarion, 1974
  • Clairette Hajdu, Au cœur du téléphone, Histoire des Instal', Le temps des cerises 1995

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Système national d'identification et du répertoire des entreprises et de leurs établissements, (base de données)Voir et modifier les données sur Wikidata
  2. Jean-Pierre Pujes, Un siècle d'électronique – Histoire du groupe Thales, 2004.