Laye

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Laye
Laye
Laye-village.
Blason de Laye
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Arrondissement de Gap
Canton Canton de Saint-Bonnet-en-Champsaur
Intercommunalité Communauté de communes Champsaur-Valgaudemar
Maire
Mandat
Rémy Jouglard
2014-2020
Code postal 05500
Code commune 05072
Démographie
Population
municipale
230 hab. (2016 en diminution de 7,63 % par rapport à 2011)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 39′ 43″ nord, 6° 05′ 06″ est
Altitude Min. 976 m
Max. 2 158 m
Superficie 10,55 km2
Localisation

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Laye[1] (pron. [laj]), parfois nommé Laye-en-Champsaur, est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Laye est située au sud-ouest du Champsaur, sur le versant nord du col Bayard, à 10 kilomètres de Gap et 5 de Saint-Bonnet-en-Champsaur.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Laye est adossée, à l'ouest, au massif du Dévoluy, dont elle est séparée par une longue crête qui culmine à 2161 mètres au Pic de Gleize. Elle descend jusqu'au Drac, à moins de 1000 mètres d'altitude sous le hameau de Brutinel. À l'est, elle est séparée de Saint-Laurent-du-Cros par le ravin de la Bonne, petit ruisseau qui entaille profondément le plateau qui descend de Bayard jusqu'au Drac.

L'habitat est réparti principalement entre quatre hameaux :

  • le chef-lieu, sur une butte bordant la route, à l'entrée sud de la commune
  • Laye-station, au sud-ouest, sur les contreforts du Pic de l'Aiguille
  • Villard de Laye, à l'ouest, à mi-pente
  • Brutinel, au nord, en bas de la descente.

La mairie est située à Brutinel.

Sismicité[modifier | modifier le code]

Commune située dans une zone de sismicité moyenne[2].

Hydrographie et les eaux souterraines[modifier | modifier le code]

Cours d'eau sur la commune ou à son aval[3] :

  • torrents le Drac, de la bonne, de brutinel, de riou froide, riou claret, des chaumattes, le Petit Buëch,
  • ruisseaux de jourdanne, de la mangette.

Laye dispose de la station d'épuration de Laye-Hameau, d'une capacité de 1950 équivalent-habitants[4].

Climat[modifier | modifier le code]

Climat classé Cfb dans la classification de Köppen et Geiger[5].

Article détaillé : Climat des Hautes-Alpes.

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Transport en Provence-Alpes-Côte d'Azur

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Laïa dès 1150[8]

L'aïa en occitan.

Ce toponyme, une contraction de La Aïa, qui signifie sylve (forêt, massif forestier)[8]. Frédérique Mistral y apporte une précision en désignant ce massif forestier comme une sylve primaire. Aïa a donné la haie française.

Histoire[modifier | modifier le code]

Village de Laye-en-Champsaur avant la 2ème guerre mondiale.
Monument de la Résistance.
Plaque commémorative.

La paroisse de Laye, sous le vocable de saint Pierre, date du XIIe siècle au moins[9]. L'église actuelle semble de la 2e moitié du XIXe siècle[10], alors que la chapelle Notre-Dame, sans doute construite au XVIIe siècle, est attestée à Brutinel en 1685. En 1708, elle était sous le vocable de la Nativité de la Vierge.

Durant la deuxième guerre mondiale, le 17 juillet 1944, un groupe de maquisards venu de Molines-en-Champsaur tend une embuscade à un convoi allemand qui se dirige vers le col Bayard. Le commandement des maquisards se positionne près du cimetière, sur le mamelon qui domine la route nationale (à l'emplacement de l'actuel monument de la Résistance), deux autres groupes se dissimulent en contrebas de part et d'autre de la route nationale et un dernier groupe se positionne à l'embranchement du chemin vicinal allant au Cros.

Des tirs prématurés au passage du convoi allemand vont anéantir l'effet de surprise et le combat s'engage durement vers 15 heures. Des renforts allemands arrivent du plateau de Bayard et les maquisards doivent décrocher rapidement. Encerclés, certains sont abattus autour du village tandis que d'autres tentent de fuir vers le bois de Laye ou vers Saint-Laurent-du-Cros. Les combats dureront jusqu'à la tombée de la nuit faisant 4 morts parmi les résistants.

En représailles, la quasi-totalité du village de Laye est incendié sous les yeux des habitants tenus en joue par les mitraillettes allemandes leur interdisant de sauver effets personnels, meubles ou bétail[11].

Le choix effectué par le commandement de la position de l'embuscade (dans un village et sur une tour à portée de jumelles des renforts de Bayard) et la jeunesse des maquisards engagés dans l'action ont été très controversés. Cependant, quatre jeunes gens ont perdu la vie ce 17 juillet 1944 : Roger Panzini, Amédée Para, Maurice Parmentier et Henri Vallon. Une stèle apposée sur le mur du cimetière de Laye a été inaugurée le 17 juillet 2009. Une autre stèle, en mémoire d'Amédée Para, scout de France, est implantée sur la route nationale 85 à l'entrée du village.

Le 20 août 1944, le plateau de Bayard fut denouveau le théâtre d'affrontement entre la Résistance et l'armée allemande[12].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 octobre 2008 Robert Bellon    
octobre 2008 En cours Rémy Jouglard[13] DVD Retraité Fonction publique

Budget et fiscalité 2017[modifier | modifier le code]

Mairie.

En 2017, le budget de la commune était constitué ainsi[14] :

  • total des produits de fonctionnement : 340 000 , soit 1 364  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 260 000 , soit 1 046  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 91 000 , soit 367  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 197 000 , soit 791  par habitant ;
  • endettement : 0 , soit 0  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 15,54 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 24,14 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 79,43 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 96,83 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 17,65 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2015 : médiane en 2015 du revenu disponible, par unité de consommation : 21 487 [15].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Commune membre de la Communauté de communes Champsaur-Valgaudemar.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[18].

En 2016, la commune comptait 230 habitants[Note 1], en diminution de 7,63 % par rapport à 2011 (Hautes-Alpes : +1,81 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
394309421378387404396412432
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
424427434402392354352338314
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
307264262249266224230226177
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
185155137163192212228238236
2016 - - - - - - - -
230--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Établissements d'enseignements[21] :

  • Écoles maternelles à Saint-Bonnet-en-Champsaur, La Fare-en-Champsaur, Saint-Laurent-du-Cros,
  • Écoles primaires à Saint-Bonnet-en-Champsaur, Saint-Julien-en-Champsaur, La Fare-en-Champsaur,
  • Collèges à Saint-Bonnet-en-Champsaur, Gap,
  • Lycées à Gap.

Santé[modifier | modifier le code]

Professionnels et établissements de santé[22] :

  • Médecins à gap,
  • Pharmacies à Gap,
  • Hôpitaux à Gap.

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

  • La commune a une vocation essentiellement agricole, soutenue par l'activité d'une fromagerie industrielle doublée d'un restaurant réputé sur la place de Gap.

Tourisme[modifier | modifier le code]

La station de ski à ses débuts.
  • En 1965, un premier téléski est construit au hameau du Villard. Ce téléski avec deux pistes fera le bonheur des enfants du pays qui sont nombreux à avoir appris la « glisse » sur cet embryon de station qui donnera naissance en 1974 à l'actuelle station de ski de Laye-en-champsaur. Celle-ci, implantée à 1280 mètres d'altitude, au lieu-dit Canard, est la plus petite des stations-villages du Champsaur, mais la plus proche de Gap. Elle possède 10 pistes desservies par 7 remontées mécaniques, culminant à 1810 mètres d'altitude, ainsi qu'une piste de ski de fond de 4,5 kilomètres reliant la station au domaine de Gap-Bayard.
  • Laye-station s'est développé comme un petit village, habité en toutes saisons. En été, c'est le point de départ de nombreux chemins de randonnée pédestre.

Commerces[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vue depuis le village sur le pic de l'aiguille.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Olivier de Laye, prélat du XIVe siècle.
  • Alix Poncet, fille du seigneur de Laye[32], épouse de François de Bonne avec qui elle eut deux fils, Raymond et Jean. Celui-ci devint seigneur des Diguières et fondateur de la maison des Diguières. Son fils François de Bonne, deviendra Connétable de France.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Nom officiel de la commune selon le code officiel géographique de l'INSEE
  2. Didacticiel de la règlementation parasismique
  3. L'eau dans la commune
  4. LAYE Brutinel
  5. Table climatique
  6. Lignes du réseau Hautes-Alpes en car
  7. Les bus urbains de Gap
  8. a et b Jean-Baptiste-Bonaventure de Roquefort-Flaméricourt, Dictionnaire étymologique de la langue française, 1829, p. 21.
  9. Tableau historique des hautes-Alpes : Laye
  10. « Eglise paroissiale Saint-Pierre », notice no IA00070634, base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. Mémoire du Champsaur : Laye en Champsaur
  12. Richard Duchamblo, Maquisard et Gestapo - Dix-huitième cahier
  13. « Liste des maires du département des Hautes-Alpes (mise à jour 15 mai 2014) », sur le site de la préfecture des Hautes-Alpes, (consulté le 14 mars 2015).
  14. Les comptes de la commune
  15. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  16. Schéma de cohérence territoriale de l’Aire Gapençaise
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  21. Établissements d'enseignements
  22. Professionnels et établissements de santé
  23. Paroisse Champsaur-Valgaudemar
  24. La charte Bistrot de Pays Bistrot de Pays
  25. Fédération nationale des bistrots de pays
  26. « Église paroissiale Saint-Pierre », notice no IA00070634, base Mérimée, ministère français de la Culture
  27. « Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours », notice no IA00070637, base Mérimée, ministère français de la Culture
  28. « Chapelle Notre-Dame, de la-Nativité-de la-Vierge », notice no IA00070636, base Mérimée, ministère français de la Culture
  29. Monument aux morts
  30. Le Four banal de Laye restauré avec le soutien de la Fondation du patrimoine
  31. « Fermes », notice no IA00070633, base Mérimée, ministère français de la Culture
  32. Le duc de Lesdisguières et son château

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