La Folle

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
La Folle
Publication
Auteur Guy de Maupassant
Langue français
Parution Drapeau : France
dans Le Gaulois
Recueil Contes de la bécasse
Intrigue
Genre Tragédie
Nouvelle précédente/suivante

La Folle est une nouvelle de Guy de Maupassant, parue en 1882.

Historique[modifier | modifier le code]

La Folle est initialement publiée dans la revue Le Gaulois du 6 décembre 1882, puis dans le recueil Contes de la bécasse en 1883[1]. La nouvelle est dédiée à Robert de Bonnières.

Résumé[modifier | modifier le code]

L'histoire se déroule en Normandie. En un seul mois, une jeune femme voit mourir son mari, son père et son enfant nouveau-né. Après six semaines de délire, elle sombre dans la mélancolie, bougeant à peine, étendue sur son lit et hurlant dès qu'on veut la lever. Pendant quinze ans, une vieille bonne lui donne à manger, à boire et fait sa toilette.

La guerre franco-prussienne de 1870 éclate. Un jour de décembre particulièrement froid, les Prussiens entrent dans le village, et chaque foyer doit loger plusieurs soldats.

Au bout de quelques jours, l'officier qui vit chez la folle exige qu'elle sorte de sa chambre, ce qui est impossible.

Le lendemain, puisque la femme ne veut pas quitter son lit, l'officier rageant de ne pouvoir point la lever et exaspéré de l'entendre crier ordonne à ses hommes de transporter le matelas et la femme hors de la maison. Les soldats reviennent, seuls, et « on ne revit plus la folle. »

À l'automne suivant, au cours d'une chasse en forêt, Mathieu d'Endolin découvre « une tête de mort ».

Il réalise alors que les soldats ont abandonné la folle sur son matelas, et qu'elle s'est laissé mourir sans bouger avant d'être dévorée par les loups.

Adaptations cinématographiques[modifier | modifier le code]

Extrait[modifier | modifier le code]

« Tenez, dit M. Mathieu d’Endolin, les bécasses me rappellent une bien sinistre anecdote de la guerre.

Vous connaissez ma propriété dans le faubourg de Cormeil. Je l’habitais au moment de l’arrivée des Prussiens.

J’avais alors pour voisine une espèce de folle, dont l’esprit s’était égaré sous les coups du malheur. Jadis, à l’âge de vingt-cinq ans, elle avait perdu, en un seul mois, son père, son mari et son enfant nouveau-né. »

Personnages[modifier | modifier le code]

  • Mathieu d'Endolin
  • La jeune femme

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Volume Maupassant, contes et nouvelles, page 1495, Bibliothèque de la Pléiade

Éditions[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :