Kermur de Legal

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Kermur de Legal
Biographie
Naissance
Décès
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ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité

François Antoine[1] de Kermur Sire de Legal ([1] en Bretagne - vers 1792) était un joueur d'échecs français du XVIIIe siècle. Il est le premier joueur d'échecs professionnel dont le nom (écrit Kermur, Kermeur ou Kermuy et Legal, Legall ou Legalle[2]) soit resté à la postérité.

Biographie[modifier | modifier le code]

Pendant plusieurs décennies et jusqu'à un âge avancé, Legall joua des parties avec enjeux au Café de la Régence, qui était un lieu d'échecs de rayonnement international à l'époque. Dans Le Neveu de Rameau, Diderot le mentionne comme un vieil habitué du café. La différence de niveau entre le joueur professionnel et son adversaire était alors compensée par un handicap correspondant (pion et trait, pièce mineure, tour, etc.)

À partir de 1741, Legall fut le professeur de François-André Philidor, le plus grand maître d'échecs du XVIIIe siècle. Jusqu'à ce qu'il fût vaincu par son élève, Legall était considéré comme le joueur d'échecs le plus fort de France.

Dans l'histoire des échecs, son nom est associé au mat de Legal, joué dans une partie contre Saint-Brie à Paris en 1750. Il ne reste malheureusement pas de traces d'une autre partie jouée par lui.

Le témoignage de Diderot[modifier | modifier le code]

« Si le temps est trop froid, ou trop pluvieux, je me réfugie au café de la Régence ; là je m'amuse à voir jouer aux échecs. Paris est l'endroit du monde, et le café de la Régence est l'endroit de Paris où l'on joue le mieux à ce jeu. C'est chez Rey que font assaut Légal le profond, Philidor le subtil, le solide Mayot, qu'on voit les coups les plus surprenants, et qu'on entend les plus mauvais propos ; car si l'on peut être homme d'esprit et grand joueur d'échecs, comme Légal ; on peut être aussi un grand joueur d'échecs, et un sot, comme Foubert et Mayot. »
[...]
« Ah, ah, vous voilà, monsieur le philosophe, et que faites-vous ici parmi ce tas de fainéants ? Est-ce que vous perdez aussi votre temps à pousser le bois ? C'est ainsi qu'on appelle par mépris jouer aux échecs ou aux dames. »
« MOI.-- Non, mais quand je n'ai rien de mieux à faire, je m'amuse à regarder un instant, ceux qui le poussent bien. »
« LUI.-- En ce cas, vous vous amusez rarement ; excepté Légal et Philidor, le reste n'y entend rien. »[3]

Notes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]