Jean-Christophe Goddard

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Jean-Christophe Goddard
J.-C. Goddard.jpg
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Jean-Marie Beyssade (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
JC Goddard avec un masque Tamok. Université de Toulouse 2022
Jean-Christophe Goddard. Corpus Africana. Université de Toulouse 2018

Jean-Christophe Goddard, né en 1959, est un philosophe français professeur des Universités à l'Université de Toulouse Jean Jaurès.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il a consacré ses premiers travaux à la pensée de J.G. Fichte (1762-1814)[1], dont il a traduit plusieurs textes, et à la philosophie française du XXe siècle. Il a présidé l'Internationale Fichte Gesellschaft de 2006 à 2012.

Il est le coordinateur général du projet Erasmus Mundus EuroPhilosophie[2] depuis sa création en 2006. Depuis 2016, il anime avec Marc Maesschalck le séminaire "Penser les décolonisations" commun aux Universités de Toulouse et de Louvain-la-Neuve (UCL). Depuis leur création en 2018, il organise avec le chorégraphe et danseur James Carlès les rencontres annuelles du Festival Corpus Africana de Toulouse. Ses travaux portent actuellement sur une critique historique de la philosophie moderne européenne d'un point de vue décolonial et féministe, sur la philosophie africaine contemporaine et la contre-anthropologie critique amazonienne.

Depuis 2019, Jean-Christophe Goddard est chercheur associé à l'Université nationale de Séoul dans la cadre du programme de recherche "Anthropologie décoloniale" piloté par Daeseung Park. Il est l'éditeur des Éditions EuroPhilosophie sur la plateforme OpenEdition Books.

Dans un article publié en 2021, il déclare que : « Les catégories raciales doivent se synchroniser sur une phénoménologie du corps noir en vue d'adapter la philosophie post-fichtéenne aux découvertes récentes des neurosciences sur les inégalités cognitives liées à des paramètres génétiques ».[3]

Ses prises de positions récentes sur l'urgente nécessité pour les tenants du féminisme contemporain d'adopter le port du masque Tamok, dans un geste de solidarité envers le combat des femmes voilé en Iran, s'inscrivent dans la continuité de sa contre-anthropologie critique amazonienne.

Principales publications[modifier | modifier le code]

  • La philosophie fichtéenne de la vie. Le transcendantal et le pathologique, Vrin, 1999. Traduction espagnole (Argentine): La filosofia fichteana de la vida, Hekht, 2021.
  • Mysticisme et folie. Essai sur la simplicité, Desclée de Brouwer, 2002[4].
  • Fichte (1801-1813). L'émancipation philosophique, PUF, 2003.
  • Violence et subjectivité. Deleuze, Derrida, Maldiney, Vrin, 2008.
  • Notes sur la Chute du Ciel par un lecteur blanc, Hau, 2016.
  • Nijinsky, el ido de amor y los consumidores de carne (JC), Corpo Grafias (Colombie), Vol.3, n°3, 2016.
  • Brazuca Negão e Sebento / Brésilien Noir et Crasseux, n-1 edições (Brésil), 2017. Traduction anglaise (GB): A Scabby Black Brazilian, Urbanomic, 2023.
  • L'étranger blanc. Contre-anthropologies amazoniennes du capitalisme colonial, Lignes, 2019/3.
  • La désertion de João Ywarete Pyaguachu dans "Brazuca Negão et Sebento", dans Modernismes et anthropophagies. Connexions artistiques et esthétiques Brésil-Europe, éditions Mimesis, 2020.
  • Sony Labou Tansi et le théâtre des ombres, Thaêtre, #5, Machin la Hernie. Un théâtre monstre, 2020[5].
  • Decolonisation and reverse anthropology. Capitalist extractivism in the mirror of Amerindian anthropology, dans Civilization - Nature - Subjugation: Variations of (De-)Colonization, Peter Lang, 2021.
  • De l'Extirpation péruvienne des idolâtries aux Conférences nationales en Afrique noire. Eboussi Boulaga entre Amérique Latine et Afrique, Politique Africaine, n°164, 2021/4.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Les chemins de la philosophie. Le XIXe siècle à travers les âges 5/5 : Fichte et la nation allemande », France Culture,‎ (lire en ligne)
  2. « Master EuroPhilosophie – Master Erasmus Mundus EuroPhilosophie: Enjeux contemporains », sur Master EuroPhilosophie (consulté le )
  3. Christophe Goddard, « De l’Extirpation péruvienne des idolâtries aux conférences nationales en Afrique noire. Eboussi Boulaga entre Amérique latine et Afrique », Politique africaine,‎ , p. 74 (lire en ligne)
  4. « Mysticisme et folie. Essai sur la simplicité, de Jean-Christophe Goddard », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  5. « Sony Labou Tansi et le théâtre des ombres », sur thaêtre, (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]