James Hamilton (2e comte d'Arran)

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James Hamilton
James Hamilton (Earl of Arran).jpg
Biographie
Naissance
Vers Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Père
Fratrie
John Hamilton (en)
James Hamilton of FinnartVoir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Anne Hamilton (en)
John Hamilton (en)
James Hamilton
Claud Hamilton (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

James Hamilton, duc de Châtellerault et deuxième comte d'Arran (vers 1516 – 22 janvier 1575) est un noble écossais.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de James Hamilton 1er comte d'Arran et petit-fils par sa mère Marie du roi d'Écosse Jacques II, il était en 1543, à la mort du roi Jacques V, le plus proche héritier de la couronne après Marie Stuart qui n'avait que quelques jours à la mort de son père. Il obtint la régence du royaume.

Il était initialement protestant et membre du parti pro-Anglais, et fut impliqué en 1543 dans les négociations du mariage de Marie Stuart avec le prince Édouard (le futur Édouard VI d'Angleterre). Il opta pour le parti catholique peu de temps après et rejoignit le parti pro-Français, consentant au mariage de la toute jeune reine avec le dauphin français, le futur François II de France. Vaincu en 1547 à la bataille de Pinkie Cleugh, il obtient le renouvellement de l'alliance avec la France en 1548 par la promesse de mariage de la reine, qui part vivre à la Cour de France. Le comte d'Arran reçut en récompense le titre français de duc de Châtellerault, avec une pension de 12 000 livres.

En 1554, d'Arran laissa la régence à Marie de Guise, sœur des Guise et mère de Marie Stuart.

En 1559, il changea de nouveau d'allégeance, rejoignant la faction protestante des Lords of the Congregation pour s'opposer à la régence de Marie de Guise, perdant à cette occasion son duché français. Quand François II mourut, il tenta sans succès d'arranger le mariage de son fils James à la jeune veuve Marie.

Il balança entre Marie et les Lords of the Congregation, au gré de ses intérêts, mais après les noces de la reine avec Lord Darnley en 1565, il se retira dans ses terres françaises. Il revint en 1569 en Écosse et fut emprisonné jusqu'à ce qu'il reconnaisse, en 1573, le fils de la reine Marie, Jacques, comme l'héritier du trône d'Écosse.

Il mourut en France, en 1575. Ce prince est l'aïeul maternel du spirituel Antoine Hamilton.

Mariage et descendance[modifier | modifier le code]

En 1532, James Hamilton épousa Lady Margaret Douglas, fille du comte de Morton James Douglas (3e comte de Morton) (en).

Source[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • RITCHIE Pamela, Mary of Guise in Scotland, 1548-1560 : A Political Career, East Linton, Tuckwell Press, 2002.
  • POUJOL Jacques, « Un épisode international à la veille des guerres de religion : la fuite du comte d’Arran », Revue d’Histoire moderne et contemporaine, 1961, pp.199-210.
  • DUROT Éric, « Le crépuscule de l’Auld Alliance. La légitimité du pouvoir en question entre Écosse, France et Angleterre (1558-1561) », Histoire, Économie et Société, 2007, n° 1, pp.3-46.