Indice PRAL

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L’indice PRAL (en anglais : Potential Renal Acid Load, « charge potentielle d'acide rénal »)[1] permettrait de connaître l’effet acidifiant ou alcalinisant des aliments consommés par l'intermédiaire d'une formule. Il ne doit pas être confondu ni avec le pH, (qui mesure l'acidité ou l'alcalinité d'une solution), ni avec la NAE ( net acid excretion) qui est la valeur réelle de la charge acide induite par un aliment et qui est obtenue par mesure dans les urines. Cet indice théorique est souvent utilisé en diététique alimentaire, mais sans qu'il y ait consensus scientifique sur l'existence de cet effet, ni sur ses conséquences pour la santé humaine.

Origine[modifier | modifier le code]

L'indice PRAL est un concept développé par Thomas Remer et Friedrich Manz du département nutrition et santé de l'Institut de recherche pour la nutrition des enfants à Dortmund en Allemagne[1].

Concept[modifier | modifier le code]

L'indice PRAL s'exprime en milliéquivalent (mEq). Plus cet indice est haut plus l'aliment sera considéré comme acidifiant. Cette formule est PRAL (mEq/jour) = 0.49 x protéine (g/jour) + 0.037 x phosphore (mg/jour) - 0.021 x potassium (mg/jour) - 0.026 x magnesium (mg/jour) - 0.013 x calcium (mg/jour)[1]

Intérêt en diététique[modifier | modifier le code]

La connaissance de l'indice PRAL d'un aliment permettrait de mieux composer son menu en fonction de l'acidité générée par les aliments. Le but visé de consommer une alimentation équilibrée, l'alimentation moderne étant jugée trop acidifiante, ce qui provoquerait notamment une déminéralisation[2]. Si l'indice PRAL peut constituer une première approche intéressante, il n'est pas assez complet et ses valeurs (qui sont donc toujours calculées) peuvent être forts différentes des valeurs mesurées dans les urines (ces valeurs mesurées correspondent véritablement à la NAE). Les failles de l'indice PRAL tiennent à sa formule novatrice en 1995 mais hélas trop simpliste. Une de ses grandes faiblesses est ainsi de ne pas tenir compte des acides organiques, ni des sels d'acides organiques. Une étude réalisée par Th Meyer lui-même en 2003 montre que la prise en compte de ces acides organiques permet de corriger en partie l'indice PRAL[3] (notons cependant que dans cette étude les apports de chlorure de sodium ont du être enlevés pour parvenir à cette correction). Une autre faiblesse est de considérer que toutes les protéines génèrent une charge acide nette identique. Enfin, les taux d'assimilation réelle des éléments sont ignorés également. Au final, il est normal que l'indice PRAL soit parfois tièdement accueilli par le monde médical.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c (en) THOMAS REMER et FRIEDRICH MANZ, « Potential Renal Acid Load of Foods and its Influence on Urine pH », Journal of the American Dietetic Association, vol. 95, no 7,‎ , p. 791–797 (PMID 7797810, DOI 10.1016/S0002-8223(95)00219-7).
  2. https://www.creer-son-bien-etre.org/listes-des-aliments-alcalinisants-et-acidifiants
  3. « Dietary potential renal acid load and renal net acid excretion in healthy, free-living children and adolescents1-3 »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]