Hypne cyprès

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Hypnum cupressiforme

Détail d'une tige feuillée.

L'Hypne cyprès ou Hypnum cupressiforme est une mousse cosmopolite très commune, à amplitude écologique très large, poussant sur toutes sortes de surfaces comme des troncs d'arbres, des murs ou des rochers.

Phytonymie[modifier | modifier le code]

Le nom Hypnum viendrait du grec hypnos, sommeil, le botaniste Dillenius donnant en 1741 les raisons de cette étymologie : jadis, elle servait au remplissage de matelas ou d'oreiller, et cette mousse aurait des propriétés soporifiques. L'épithète spécifique cupressiforme fait référence à son axe feuillé qui évoque un rameau de cyprès[1].

Description[modifier | modifier le code]

Plante vivace rampante de 3 à 10 cm de long, elle porte des rameaux arrondis couchés ou dressé, souvent d'un vert assez sombre. La ramification est irrégulièrement pennée. Les feuilles très recouvrantes sont falciformes à longues pointes effilées, toutes tournées vers le substrat (troncs d'arbres, murs, rochers, sol nu, supports artificiels…), et à marge denticulée vers l'apex[2],[3].

La croissance de son brin principal est de 1,3 cm/an, de 0,2 à 1,2 cm/an pour ses brins latéraux[4].

Cet hypne est récolté in situ pour servir à l'estimation de polluants atmosphériques. Bioaccumulateur, il permet de cartographier la pollution présente et d'un passé récent[5].

Habitat et répartition[modifier | modifier le code]

Plante mésohygrophile, son substrat est varié, humicole à corticole (voire sapro-lignicole)[3].

Liste des non-classés[modifier | modifier le code]

Selon NCBI (11 Apr 2012)[6] :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Augier, Flore des Bryophytes, P. Lechevalier, , p. 658.
  2. Jean-Claude Rameau, Dominique Mansion, Gérard Dumé, Flore forestière française. Plaines et collines, Forêt privée française, , p. 101.
  3. a et b Sandrine Gombert, Laurence Galsomiès, Sebastien Leblond, Pollution atmosphérique par les métaux. Biosurveillance des retombées, EDP Sciences, , p. 76.
  4. Sandrine Gombert, Laurence Galsomiès, Sebastien Leblond, Pollution atmosphérique par les métaux. Biosurveillance des retombées, EDP Sciences, , p. 77.
  5. (en) A. Rühling, G. Tyler, « An ecological approach to the lead problem », Botaniska Notiser, vol. 121, no 3,‎ , p. 321-342.
  6. NCBI, consulté le 11 Apr 2012

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]