Hibiscus columnaris

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Hibiscus columnaris
Description de cette image, également commentée ci-après
Mahot rempart du lycée Evariste de Parny, à Saint-Paul
Classification selon Tropicos
Règne Plantae
Classe Equisetopsida
Classe Magnoliidae
Ordre Rosanae
Ordre Malvales
Famille Malvaceae
Genre Hibiscus

Espèce

Hibiscus columnaris
Cav., 1787[1]

Hibiscus columnaris Cav. ou Mahot rempart, appartient à la famille des Malvaceae, à la sous-famille des Malvoideae et au genre Hibiscus L.. C'est une espèce endémique de La Réunion et de l’île Maurice.

Description[modifier | modifier le code]

À La Réunion, on l'appelle aussi parfois Mahot malgache.

C'est un arbre moyen au port dressé (8 à 10 m), souvent très ramifié à sa base ; son tronc de 20 à 30 cm de diamètre est couvert d'une écorce lisse, grise. Il est fourni en branches, son feuillage est hétérophylle. Les feuilles juvéniles sont vertes blanchâtres et nervées (nervation palmée), de 5 à 7 nervures. Les feuilles adultes sont ovales avec une base en forme de cœur et généralement avec une pointe à trois sommets ; elles ressemblent beaucoup à celles du Petit Mahot des bas.

C'est un arbre très florifère apprécié des abeilles ; les fleurs naissent à la base des feuilles ou à l’extrémité des rameaux et présentent des pétales jaunes qui restent parallèles à la colonne staminique imposante caractéristique des hibiscus. Les pétales atteignant 5 cm de long, d'abord d'un jaune vif puis orange et devenant fortement rouge. La colonne staminique est particulièrement longue, 6 à 7 cm et voyante[2].

C'est une plante-hôte pour les papillons et leurs chenilles, notamment pour Eagris sabadius, Haritalodes derogata (Pyralidase), Earias biplaga, Anomis flava, Gymnoscelis rubricata[3].

Une plante protégée[modifier | modifier le code]

Le Mahot rempart vit à La Réunion souvent dans des milieux très pauvres, entre 100 et 1 000 mètres d'altitude. Cette espèce est devenue très rare et elle est protégée, par l'arrêté ministériel du [4]. A l'état sauvage, on le trouve dans les remparts, en zones sèches et rocailleuses des ravines de l'Ouest et du Nord Ouest, des Avirons à la Grande Chaloupe. Le Mahot rempart est planté en restauration écologique dans les jardins, les parcs et les espaces urbains, pour l'ornement. Il fait partie du projet de reconstitution de la forêt semi-sèche de la Grande Chaloupe, Life+ Forêt sèche[5].

Utilisation[modifier | modifier le code]

Le Mahot rempart a des propriétés émollientes. Il est consommé traditionnellement en tisane[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Tropicos.org. Missouri Botanical Garden., consulté le 27 mars 2019
  2. « Hibiscus columnaris, également appelé Mahot malgache, Mahot rempart, sa description et les photos de ses fleurs, fruits et feuilles », sur fleurs-fruits-feuilles-de.com (consulté le 29 janvier 2019)
  3. Les papillons de la Réunion et leur chenille, de Dominique Martiré et Jacques Rochat
  4. « Arrêté du 27 octobre 2017 relatif à la liste des espèces végétales protégées dans le département de La Réunion | Legifrance », sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le 14 mars 2019)
  5. Editeur COREXERUN, « La forêt semi-sèche, un écosystème menacé d’extinction | LIFE+ COREXERUN » (consulté le 14 mars 2019)
  6. Lucas, Raymond, (1938- ...).,, Lucas, Laurent, (19..- ... ; photographe),, Théodora, Roger, (1941- ...)., et Lacpatia, Firmin, (1946- ...).,, In ti kwin la kour pou bann plant andémik Larényon, Sainte-Clotilde (Réunion), Surya éd, impr. 2013, 223 p. (ISBN 978-2-918525-90-5 et 2918525901, OCLC 867628455, lire en ligne)

Références taxinomiques[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :