Hertogenwald

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Partie de l'Hertogenwald, vue depuis la tour de la Gileppe
Le Hertogenwald sous la neige
Le Hertogenwald à proximité d'Eupen, ancien tracé d'un chemin de fer à voie étroite

Le Hertogenwald, littéralement la Forêt ducale, est une forêt de l'est de la Belgique, située au nord du massif des Hautes Fagnes dans la province de Liège. Il représente la plus grande forêt domaniale de Belgique.

Description[modifier | modifier le code]

Avec ses 12 300 ha de superficie le Hertogenwald est une des forêts imposantes de l'Ardenne. On distingue depuis 1830 la partie occidentale appartenant à la Belgique et la partie orientale devenue pour un siècle partie de la Prusse, avec à l'époque une frontière naturelle constituée par la rivière Helle. Encore de nos jours ces deux parties sont gérées par deux différentes administrations forestières. La partie occidentale, est réservée à la chasse de la couronne [1], dont la maison forestière de Hestreux.

Presque complètement desarborée et réduite à l'état de fagne, en raison de la coupe de bois pour la production de charbon de bois pour l'industrie de clous, ainsi que l'élevage de moutons pour fournir de la matière première à l'industrie textile dans la vallée de la Vesdre, le gouvernement autrichien à Bruxelles décide en 1775, les premiers essais de plantation d'épicéas dans ce domaine. Ces parcelles s'appellent encore de nous jours, « aux mille sapins » et aux « dix mille sapins », et se situent entre la route de Malmedy et celle vers Goé-Bethane. Au XIXe siècle le gouvernement Prusse forçait les plantations d'épicéas dans la partie orientale. Actuellement la forêt est composée de deux tiers de résineux et un tiers de feuillus. Le programme forestier « Natura 2000 » et des plans européens "LIFE" prévoient d'augmenter nettement la superficie couverte de feuillus[2].

Les principales rivières qui la traversent sont d'est en ouest, la Vesdre, la Helle, la Soor, le Getzbach, la Gileppe et la Hoëgne.

La partie orientale du massif se trouve en territoire belge germanophone, l'occidentale en territoire francophone. Ces deux territoires sont notamment délimités par le cours inférieur de la Helle.

La forêt couvre le territoire des communes d'Eupen et Raeren (Communauté germanophone), Baelen, Limbourg, et Jalhay (Communauté française).

Mémorial pour les prisonniers morts en abattant les bois.

Pillage durant la première guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Durant la première Guerre mondiale, entre 1916 et 1918 les troupes allemandes ont fait couper par des prisonniers de guerre russes et par après italiens, des grandes quantités d'arbres feuillus (chênes et hêtres), pour fournir le front de l'Yser, qui avait une longueur totale de 700 Km, de bois résistants pour fortifier les tranchées le long du front. Pour cela un chemin de fer à voie étroite (60 KM), appelé « Trans-Hertogenwald » a été installé dans la partie occidentale du Hertogenwald, pour emmener les bois volés (environs 300 000 m³) vers une importante scierie construite pour ce besoin près de Membach dans la vallée de la Vesdre, puis les bois étaient expédiés via la gare de Dolhain vers le front. Seul les côteaux vers le Barrage de la Gileppe ont été épargnées[3].

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.chassesdelacouronne.be/fr/presentation_hertogenwald.htm
  2. http://natura2000.wallonie.be/faq_forestiere.htm
  3. M. Lambou et J.M. Groulard "Le chemin de fer Transhertogenwald". "Hautes Fagnes" n° 205 p. 13-19, 1992