Gouzou

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Un gouzou à l'île de La Réunion.
Un gouzou dans le fond de la piscine Molitor, à Paris.

Les gouzous sont de petits personnages anthropomorphes surgissant fréquemment sous la forme de collages ou plus souvent de graffitis dans l'espace urbain réunionnais.

Spécificités[modifier | modifier le code]

Créés et dessinés par Jace, un artiste local, depuis 1992, ils doivent leur célébrité au caractère hautement humoristique de leur insertion illicite dans l'espace environnant, notamment sur les affiches murales.

Dessinés selon le principe de la ligne claire, les gouzous sont de petits bonshommes ronds dont seule une silhouette simple est tracée, les traits de leur visage, leurs mains ou leurs pieds n'étant pas représentés par l'artiste. Leur tête de forme ovoïde est presque aussi haute que le reste de leur corps.

Ils sont systématiquement mis en scène dans l'espace alentour, qu'il s'agisse de carcasses de voitures abandonnées, de souches d'arbres jusqu'ici ignorées ou plus couramment de visuels publicitaires que l'artiste détourne.

Sur ces supports, le gouzou apparaît souvent comme une victime du système, par exemple enchaîné à un boulet ou retenu contre un mur par quelque entrave. Mais il est par ailleurs très fréquemment représenté comme un manipulateur mégalomaniaque assis aux commandes d'une machine dont les leviers actionnent les cerveaux des quidams apparaissant sur les affiches. Personnage généralement fier de servir la veuve et l'orphelin, il peut également surgir de nulle part muni d'une cape tel un super-héros volant proche de Superman. Autrement, une vache est souvent dessinée à ses côtés.

Lieux d'apposition[modifier | modifier le code]

À l'occasion des voyages de l'artiste, des gouzous ont pu être dessinés à Paris, New York, Barcelone et surtout au Havre (ville natale de l'artiste Jace), où ils sont assez courants. Le graphisme du personnage a été utilisé sans son accord par une marque de vêtements chinoise relativement connue dans ce pays. L'artiste aurait intenté un procès contre l'entreprise pour faire reconnaître sa paternité.

En , dans le cadre de la loi dite du "1 % artistique" , Jace a réalisé une fresque sur la façade de l'IUT de Saint-Pierre[1].

Références[modifier | modifier le code]

  1. (fr)« Le Gouzou légalisé », Le Quotidien de La Réunion,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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