Aller au contenu

Giovanna Amati

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Giovanna Amati

Pas d'image ? Cliquez ici

Biographie
Date de naissance (66 ans)
Lieu de naissance Rome, Latium, Italie
Nationalité Drapeau de l'Italie italienne
Carrière
Années d'activité 1992
Qualité Pilote automobile
Parcours
AnnéesÉcurie0C.0(V.)
Motor Racing Developments Ltd

Statistiques
Nombre de courses 3 (0 départ)
Pole positions 0
Podiums 0
Victoires 0

Giovanna Amati, née le à Rome, est une ancienne pilote automobile italienne. Bien que n'étant jamais parvenue à se qualifier pour un Grand Prix, elle reste à ce jour la dernière femme à avoir participé au championnat du monde de Formule 1.

Issue d'une riche famille italienne avec un père producteur de cinéma et une mère actrice, Giovanna Amati est née à Rome en 1959[1].

Giovanna Amati fait ses débuts en sport automobile en 1981 à 22 ans[1] dans le championnat d'Italie de Formule Abarth. Après un passage par le championnat d'Italie de Formule 3 en 1985 et 1986, elle accède en 1987 au championnat international de Formule 3000. Après deux premières saisons calamiteuses dans la discipline (multiples non-qualifications), elle s'exile en 1989 dans le championnat de F3000 japonaise avant de retourner dans le championnat international. Après une saison 1990 toujours aussi poussive, elle parvient à progresser dans la hiérarchie en 1991 avec une 7e place en course en guise de meilleur résultat. Elle fait également parler d'elle en obtenant en 1991 une séance de roulage en Formule 1 au sein de l'écurie Benetton-Ford, alors dirigée par son compatriote Flavio Briatore dont les potins de l'époque la disent proche[1].

La Brabham BT60B pilotée par Giovanna Amati.

Quelques semaines avant le début du championnat du monde de Formule 1 en 1992, elle fait sensation en étant engagée par l'écurie Brabham[2] Alors au plus mal financièrement, l'équipe britannique, en quête de sponsors, obtient un formidable coup de projecteur médiatique[1] puisqu'il faut remonter à Desiré Wilson en 1980 pour trouver la présence d'une femme pilote dans une épreuve du championnat du monde de Formule 1. Pour ses débuts officiels en F1 lors du GP d'Afrique du Sud à Kyalami, elle réalise le trentième et dernier temps des qualifications, à plusieurs secondes pleines de son coéquipier Eric van de Poele, et n'est pas admise sur la grille de départ (réservée aux 26 meilleurs pilotes). À Mexico et à Sao Paulo, son niveau de performance ne s'améliore pas et elle essuie deux nouvelles non-qualifications. À partir de l'épreuve suivante en Espagne, n'étant pas parvenue à attirer les sponsors tant espérés de Brabham, elle est remplacée par le débutant Damon Hill[1].

Tout au long des années 1990, Giovanna Amati est apparue dans diverses courses, notamment le championnat SRWC qu'elle a terminé en troisième position en 1999 dans la catégorie SR2.

Le , âgée de 18 ans, kidnappée par Jean-Daniel Nieto, elle est séquestrée pendant 75 jours dans une cage en bois, abusée sexuellement et mentalement. Le ravisseur exige une rançon de 800 millions de lires (l'équivalent d’un million de dollars en 2026). Ses parents, Giovanni Amati et Anna Maria Pancani, commencent à réunir l’argent, leurs comptes ayant été gelés. À cette époque, Star Wars faisant un carton au cinéma, son père, qui gère de nombreuses salles de cinéma, utilise les recettes pour obtenir sa libération. Après sa libération, elle dira que ce calvaire lui a permis de devenir plus forte[1].

Résultats en championnat du monde de Formule 1

[modifier | modifier le code]
Tableau synthétique des résultats de Giovanna Amati en championnat du monde de Formule 1[3]
Saison Écurie Châssis Moteur Pneus GP disputés Points inscrits Classement
1992 Motor Racing Developments Ltd BT60B Judd V10 Goodyear 0 0 Nc

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. a b c d e et f Ouest-France, « Séquestrée pendant 74 jours, voici l’histoire tragique de Giovanna Amati, dernière femme pilote en F1 », sur MSN, (consulté le )
  2. Stéphane Barbé, « Les années disette avec Giovanna Amati, tombée dans le piège de Brabham-Judd », sur L'Équipe,
  3. « Giovanna AMATI », sur statsf1.com (consulté le ).

Liens externes

[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :