Gérard Bauer

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Gérard Bauer, né à Neuchâtel le et mort dans la même ville le , est un diplomate suisse, également personnalité politique membre du Parti libéral.

Biographie[modifier | modifier le code]

Gérard Bauer est né le 8 juin 1907 à Neuchâtel[1]. Il est le fils du médecin Édouard Bauer et d'Alice Girard[1].

Après des études de droit à Neuchâtel et de sciences politiques à Paris, suivies de hautes études internationales à Genève, Gérard Bauer officie comme juriste au Département fédéral de l'économie publique en 1936, puis à l'Office suisse d'expansion commerciale (1937-1938)[1].

Actif en politique, il est successivement élu à l'exécutif de la ville de Neuchâtel de 1938 à 1945, puis au Grand Conseil du canton de Neuchâtel de 1941 à 1945[1]. En 1939, il initie la fondation de l'Institut neuchâtelois[2]. En 1945, le Parti libéral le présente pour succéder à Marcel de Coulon au Conseil des États, mais le Grand Conseil neuchâtelois lui préfère le socialiste Fritz Eymann[3].

Il est envoyé à Paris à la fin de la Seconde Guerre mondiale par Max Petitpierre pour y représenter la Suisse à l'Organisation européenne de coopération économique (OECE)[1],[4]. Il fera de même auprès de la Communauté européenne du charbon et de l'acier (CECA)[1]. De 1956 à 1957, il préside le comité exécutif de l'OECE[5]. En janvier 1958[6], il revient en Suisse et devient président de la Fédération horlogère, fonction qu'il conserve jusqu'en 1977[1]. Il prend également la présidence de Suchard Holding de 1959 à 1979[1].

Il a participé à la revue l'Echauguette du diplomate français Montguerre[réf. nécessaire].

Il décède le 13 juillet 2000 à Neuchâtel[1].

Famille[modifier | modifier le code]

Gérard Bauer a épousé l'illustratrice et écologiste Pierrette Bauer-Bovet[1],[4]. Son frère, Eddy Bauer, a été recteur de l'université de Neuchâtel[1].

Hommages[modifier | modifier le code]

Gérard Bauer est fait docteur honoris causa des universités de Genève en 1968 et Neuchâtel en 1980[1]. En 2004, la ville de Neuchâtel donne son nom à une place qui était nommée jusque-là Place du Crêt-Taconnet[7],[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g h i j k et l Marc Perrenoud, « Bauer, Gérard », sur Dictionnaire historique de la Suisse, (consulté le 15 janvier 2021)
  2. « Constitution de l'Institut neuchâtelois », L'Express,‎ , p. 40 (lire en ligne)
  3. Stéphane Devaux, « En 1945 déjà, il y avait un socialiste », L'Express,‎ , p. 2 (lire en ligne)
  4. a et b « La semaine télévision de Pierrette Bauer », L'Express,‎ , p. 34 (lire en ligne)
  5. « "Monsieur le Ministre" Gérard Bauer n'est plus », L'Express,‎ , p. 3 (lire en ligne)
  6. « Les adieux de M. Gérard Bauer », L'Express,‎ , p. 11 (lire en ligne)
  7. « La place Gérard-Bauer verra le jour », L'Express,‎ , p. 5 (lire en ligne)
  8. « Deux plaques, une exposition », L'Express,‎ , p. 5 (lire en ligne)

Sources[modifier | modifier le code]

  • Belles-Lettres (Neuchâtel), Livre d'or, 1832-1960, 1, 1962, 279-280; 2, 1984, 31.
  • Un homme et son empreinte, Hauterive, Gilles Attinger,
  • Marc Perrenoud, « Bauer, Gérard » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du .

Liens externes[modifier | modifier le code]