Florida Suite

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Florida Suite est une suite pour orchestre du compositeur anglais Frederick Delius, composée en 1887, à Leipzig, à partir d’esquisses notées durant la période où Delius gérait une plantation d'orangers en Floride. L’œuvre est inspirée par son paysage et de la culture, principalement centrée autour du fleuve Saint Johns.

Pendant ces années en Floride, Delius s’est intéressé aux chants des anciens esclaves noirs des États confédérés d'Amérique. N’ayant aucune formation musicale, il étudia la musique avec un organiste à Jacksonville[1].

Cette suite est devenue l’une des œuvres les plus populaires du compositeur. Le premier mouvement offre une première version de la chanson « La Calinda », qui sera reprise dans l’opéra Koanga[2]. Hans Sitt a dirigé la première exécution de l'œuvre en 1888 à Leipzig, en audition privée à laquelle assista Edvard Grieg[3].

Sir Thomas Beecham, devenu un champion de l’œuvre de Delius, obtint la partition, dont il se servait pour diriger, par une copie du manuscrit original. La suite a été publiée en 1963. Une édition revue et corrigée a paru en 1986[4].

Présentation[modifier | modifier le code]

L’œuvre est composée de quatre mouvements :

  1. Daybreak — Dance (Aurore – Danse)
  2. By the River (Au bord de la rivière)
  3. Sunset — Near the Plantation (Crépuscule – près de la plantation)
  4. At Night (De nuit)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Helen L. Kohen, « Perfume, Postcards, and Promises: The Orange in Art and Industry », The Journal of Decorative and Propaganda Arts, vol.23,‎
  • (en) William Randel, « Koanga and Its Libretto », Music & Letters, vol.52,‎
  • (en) Roger Hollinrake, « Reviews of Books: A Distant Music: The Life and Times of Alfred Hill 1870-1960 by John Mansfield Thomson », Music & Letters, vol.64,‎
  • (en) Stephen Banfield, « Review of Florida: Suite for Orchestra, Op. posth. (new edition) », Music & Letters, vol.69,‎

Références[modifier | modifier le code]

  1. Helen Kohen, p. 33-47.
  2. William Randel, p. 141-156.
  3. Roger Hollinrake, p. 141-156.
  4. Stephen Banfield, p. 141-156.

Source[modifier | modifier le code]