Discussion:Expédition de Burke et Wills

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Irrégularités, nécessité de sources valides[modifier le code]

Bonjour,


Je tiens à faire remarquer que certaines informations mentionnées dans le texte sont incohérentes. En effet, dans le chapitre "contexte", il est dit que le comité de la Société Royale de Victoria a réussi à faire venir 24 chameaux d'Inde pour rendre l'expédition possible. Néanmoins, un peu plus loin, dans la partie "le départ", cette fois ci, le nombre de chameaux est passé de 24 à 27, et le pays d'où ils sont originaires n'est plus l'Inde mais l'Afghanistan.

Si quelqu'un maitrise le sujet, où si quelqu'un arrive à trouver des informations avec une source fiable, je l'invite à corriger le texte. De mon côté, je vais essayer de chercher.

Norbium (d) 6 juillet 2012 à 20:45 (CEST)

En fait il s'agit d'une traduction de l'article anglais. J'ai supprimé la mention Afghanistan, certainement une erreur de ma part. Pour le nombre les chiffres varient aussi sur la version anglaise. En relisant rapidement, je note que 24 proviennent effectivement des Indes, mais se sont rajoutés quelques-uns déjà présent au jardin zoologique de Melbourne, ce qui peut expliquer ces différences dans les chiffres. --Priper (d) 7 juillet 2012 à 00:47 (CEST)

L'expédition contée par Jules Verne, Les Enfants du capitaine Grant , Hetzel, 1868 (pp. 311-320).[modifier le code]

« Le 20 août 1860, sous les auspices de la Société royale de Melbourne, partait un ex-officier irlandais, ancien inspecteur de police à Castlemaine, nommé Robert O’Hara Burke. Onze hommes l’accompagnaient, William John Wills, jeune astronome distingué, le docteur Beckler, un botaniste, Gray, King, jeune militaire de l’armée des Indes, Landells, Brahe, et plusieurs cipayes. Vingt-cinq chevaux et vingt-cinq chameaux portaient les voyageurs, leurs bagages et des provisions pour dix-huit mois. « L’expédition devait se rendre au golfe de Carpentarie, sur la côte septentrionale, en suivant d’abord la rivière Cooper. Elle franchit sans peine les lignes du Murray et du Darling, et arriva à la station de Menindié, sur la limite des colonies. « Là, on reconnut que les nombreux bagages étaient très-embarrassants. Cette gêne et une certaine dureté de caractère de Burke mirent la mésintelligence dans la troupe. Landells, le directeur des chameaux, suivi de quelques serviteurs indous, se sépara de l’expédition, et revint sur les bords du Darling. Burke poursuivit sa route en avant. Tantôt par de magnifiques pâturages largement arrosés, tantôt par des chemins pierreux et privés d’eau, il descendit vers le Cooper’s-creek. Le 20 novembre, trois mois après son départ, il établissait un premier dépôt de provisions au bord de la rivière. « Ici, les voyageurs furent retenus quelque temps sans trouver une route praticable vers le nord, une route où l’eau fût assurée. Après de grandes difficultés, ils arrivèrent à un campement qu’ils nommèrent le fort Wills. Ils en firent un poste entouré de palissades, situé à mi-chemin de Melbourne au golfe de Carpentarie. Là, Burke divisa sa troupe en deux parts. L’une, sous les ordres de Brahe, dut rester au fort Wills pendant trois mois et plus, si les provisions ne lui manquaient pas, et attendre le retour de l’autre. Celle-ci ne comprit que Burke, King, Gray et Wills. Ils emmenaient six chameaux. Ils emportaient pour trois mois de vivres, c’est-à-dire trois quintaux de farine, cinquante livres de riz, cinquante livres de farine d’avoine, un quintal de viande de cheval séchée, cent livres de porc salé et de lard, et trente livres de biscuit, le tout pour faire un voyage de six cents lieues, aller et retour. « Ces quatre hommes partirent. Après la pénible traversée d’un désert pierreux, ils arrivèrent sur la rivière d’Eyre, au point extrême atteint par Sturt, en 1845, et, remontant le cent quarantième méridien aussi exactement que possible, ils pointèrent vers le nord. « Le 7 janvier, ils passèrent le tropique sous un soleil de feu, trompés par des mirages décevants, souvent privés d’eau, quelquefois rafraîchis par de grands orages, trouvant çà et là quelques indigènes errants dont ils n’eurent point à se plaindre ; en somme, peu gênés par les difficultés d’une route que ne barraient ni lacs, ni fleuves, ni montagnes. « Le 12 janvier, quelques collines de grès apparurent vers le nord, entre autres le mont Forbes, et une succession de chaînes granitiques, qu’on appelle des « ranges ». Là, les fatigues furent grandes. On avançait à peine. Les animaux refusaient de se porter en avant : « Toujours dans les ranges ! Les chameaux suent de crainte ! » écrit Burke sur son carnet de voyage. Néanmoins, à force d’énergie, les explorateurs arrivent sur les bords de la rivière Turner, puis au cours supérieur du fleuve Flinders, vu par Stokes en 1841, qui va se jeter dans le golfe de Carpentarie, entre des rideaux de palmiers et d’eucalyptus. « Les approches de l’Océan se manifestèrent par une suite de terrains marécageux. Un des chameaux y périt. Les autres refusèrent d’aller au delà. King et Gray durent rester avec eux. Burke et Wills continuèrent de marcher au nord, et, après de grandes difficultés fort obscurément relatées dans leurs notes, ils arrivèrent à un point où le flux de la mer couvrait les marécages, mais ils ne virent point l’Océan. C’était le 11 février 1861. ... Le sol des marais fuyait sous leurs pieds, et ils durent songer à rejoindre leurs compagnons du fort Wills. Triste retour, je vous jure ! Ce fut en se traînant, faibles et épuisés, que Burke et son camarade retrouvèrent Gray et King. Puis l’expédition, descendant au sud par la route déjà suivie, se dirigea vers le Cooper’s-creek. « Les péripéties, les dangers, les souffrances de ce voyage, nous ne les connaissons pas exactement, car les notes manquent au carnet des explorateurs. Mais cela a dû être terrible. « En effet, au mois d’avril, arrivés dans la vallée de Cooper, ils n’étaient plus que trois. Gray venait de succomber à la peine. Quatre chameaux avaient péri. Cependant, si Burke parvient à gagner le fort Wills, où l’attend Brahe avec son dépôt de provisions, ses compagnons et lui sont sauvés. Ils redoublent d’énergie ; ils se traînent pendant quelques jours encore ; le 21 avril, ils aperçoivent les palissades du fort, ils l’atteignent !... ce jour-là, après cinq mois d’une vaine attente, Brahe était parti. ... Le jour même, par une déplorable fatalité ! La note laissée par Brahe n’avait pas sept heures de date ! Burke ne pouvait songer à le rejoindre. Les malheureux abandonnés se refirent un peu avec les provisions du dépôt. Mais les moyens de transport leur manquaient, et cent cinquante lieues les séparaient encore du Darling. « C’est alors que Burke, contrairement à l’opinion de Wills, songe à gagner les établissements australiens, situés près du mont Hopeless, à soixante lieues du fort Wills. On se met en route. Des deux chameaux qui restent, l’un périt dans un affluent fangeux du Cooper’s-creek ; l’autre ne peut plus faire un pas, il faut l’abattre, et se nourrir de sa chair. Bientôt les vivres sont dévorés. Les trois infortunés sont réduits à se nourrir de nardou », plante aquatique dont les sporules sont comestibles. Faute d’eau, faute de moyens pour la transporter, ils ne peuvent s’éloigner des rives du Cooper. Un incendie brûle leur cabane et leurs effets de campement. Ils sont perdus ! Ils n’ont plus qu’à mourir ! « Burke appela King près de lui : « Je n’ai plus que quelques heures à vivre, lui dit-il ; voilà ma montre et mes notes. Quand je serai mort, je désire que vous placiez un pistolet dans ma main droite, et que vous me laissiez tel que je serai, sans me mettre en terre ! » Cela dit, Burke ne parla plus, et il expira le lendemain matin à huit heures. « King, épouvanté, éperdu, alla à la recherche d’une tribu australienne. Lorsqu’il revint, Wills venait de succomber aussi. Quant à King, il fut recueilli par des indigènes et, au mois de septembre, retrouvé par l’expédition de M. Howitt, envoyée à la recherche de Burke en même temps que Mac Kinlay et Landsborough. Ainsi donc, des quatre explorateurs, un seul survécut à cette traversée du continent australien. »Jean11170 (discuter) 17 juillet 2017 à 22:26 (CEST)