Diebold

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Diebold, Inc
Création août 1859
Siège social Drapeau des États-Unis Green (États-Unis)
Direction Thomas W. Swidarski, PDG
Activité Technologie sécurité
Site web www.diebold.com

Diebold, Inc est une entreprise américaine créée en 1859, cotée en Bourse au NYSE. Après l'arrêt de l'activité machines à voter, Diebold a accru ses capacité et est maintenant le principal fabricant et distributeur d'automates bancaires. Son activité englobe également une offre de services, de logiciels et de sécurité.

Diebold 1063ix avec modem

Histoire[modifier | modifier le code]

Diebold a été créé en 1859 par Charles Diebold à Cincinnati (Ohio).

En mars 2008 United Technologies Corporation a proposé d'acheter Diebold pour 2,63 milliards de dollars mais en octobre 2008 l'offre a été retirée.

En novembre 2015, Securitas AB acquiert les activités de sécurités électroniques de Diebold, pour 350 millions de dollars[1]. En novembre 2015, Diebold lance une offre de rachat pour 1,7 milliard d'euros en actions et en numéraire. À la suite de cette fusion, Diebold Nixdorf deviendra le nouveau leader mondial des automates bancaires[2].

Controverse[modifier | modifier le code]

Diebold fut soupçonné par les démocrates de truquage pour l'élection (Bush - Kerry) en 2004 avec la complicité de Ken Blackwell (en), le secrétaire d'État républicain de l'Ohio, mais, selon Avi Rubin, (un informaticien de l'université Johns-Hopkins qui a relu le logiciel) il est tout sauf certain que le logiciel présent sur le disque soit le logiciel de Diebold.

Les machines à voter Diebold sont les machines utilisées lors des élections du Maryland en 2004. Ces machines présentent plusieurs failles de sécurité. La diffusion des disques liés à ces machines à la fin octobre 2006 a fait couler beaucoup d'encre dans les journaux aux États-Unis sur la sécurité de processus démocratique.

Les critiques du vote électronique ont déclaré que cet incident faisait planer le doute sur les proclamations selon lesquelles le Maryland aurait le système de vote le plus sûr de la nation. Il peut maintenant y avoir de nombreuses copies du logiciel Diebold naviguant dans les mains de personnes non autorisées, d'après Linda Schade, cofondatrice de TrueVoteMD, qui est en faveur d'un système fournissant une trace papier vérifiable pour chaque vote.

Des informaticiens ont affirmé que l'incident prouvait que les fabricants de machines à voter devraient publiquement diffuser le logiciel, car il est difficile de garder un secret de cette nature aussi longtemps, d'après Edward Felten, un informaticien de l'université de Princeton qui a démontré en septembre comment les machines Diebold pouvait être facilement hackées[3]. D'après Felten, une diffusion publique des instructions du code source qui gère la machine améliorerait la sécurité en permettant à des experts de trouver des failles qui pourraient alors être corrigées. D'après David Jefferson, un informaticien du Laboratoire national de Lawrence Livermore qui a averti le secrétaire d'État chargé des élections en Californie, le code source devrait être public précisément parce que c'est une composante essentielle du système de vote. D'après lui, « Notre processus démocratique doit être complètement ouvert, et des élections transparentes ne peuvent pas être menées avec un logiciel secret. »

Pour Michael I. Shamos, un informaticien de l'université Carnegie-Mellon, l'apparition des disques dans le bureau de Kagan est un évènement sans importance. Pour lui, le code source du système de vote devrait être publié en raison du fort intérêt du public pour la crédibilité du système de vote. Pour lui, puisque la connaissance du code source est une bonne chose, nous n'avons pas à nous plaindre de ce qui s'est produit.

Avi Rubin, un informaticien de l'université Johns-Hopkins qui a relu le logiciel est tout sauf certain que le logiciel présent sur le disque soit le logiciel de Diebold.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Securitas to buy Diebold's North American e-security business, Reuters, 26 octobre 2015
  2. « Automates bancaires : Diebold lance une OPA Wincor Nixdorf [archive], Les Echos, le 23 novembre 2015. »
  3. Cependant, d'après l'entreprise, le travail de Felten aurait été imprécis, et irréel.

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