Securitas AB

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Securitas AB
logo de Securitas AB
illustration de Securitas AB
Siège de Securitas à Stockholm

Création 1934
Fondateurs Erik Philip-Sørensen
Forme juridique Société anonyme avec appel public à l'épargne
Action Bourse de Stockholm (SECUB)Voir et modifier les données sur Wikidata
Slogan « intégrité, vigilance et esprit de service »
Siège social Stockholm
Drapeau de Suède Suède
Direction Magnus Ahlqvist
Directeurs Melker Schörling (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité Sécurité privée
Filiales Securitas Deutschland (d), Securitas Services d.o.o. (en), Securitas (d) et Pinkerton National Detective Agency
Effectif 369 633 fin 2018
Site web www.securitas.fr

www.securitas.be


Capitalisation 56 729 millions SEK en octobre 2019
Chiffre d'affaires 101 467 millions SEK en 2018
Résultat net 3 016 millions SEK en 2018[1]

Securitas AB est une multinationale suédoise qui exerce depuis 1934 dans le domaine de la sécurité privée. Elle propose à l'international des prestations de gardiennage, mise à disposition de patrouilles permanentes et ponctuelles, notamment dans les aéroports, les hôpitaux et sur les sites nucléaires et des prestations de télésurveillance et d'intervention sur alarme à destination des petites et moyennes entreprises et des bâtiments résidentiels. La société est cotée à la bourse de Stockholm depuis 1991.

Historique[modifier | modifier le code]

Securitas AB est fondée en 1934 à Helsingborg, en Suède, sous le nom d'AB Hälsingborgs Nattvakt, lorsque Erik Philip-Sørensen (sv) (1909-2001) achète une petite entreprise de gardiennage.

En 1972, le groupe est rebaptisé Securitas (nl), comme la déesse romaine du même nom, divinité de la sécurité et de la stabilité, avec un logotype composé de trois points rouges et le mot « Securitas ». Les points sont décrits comme représentant les valeurs fondamentales du groupe « Intégrité, vigilance et utilité »[2]. Securitas veut aussi dire « Sécurité » en latin.

Depuis 2003, le groupe Securitas intègre l'agence Pinkerton National Detective Agency, autrefois connue comme étant l'agence de détectives privés la plus puissante des États-Unis. Celle-ci emploie aujourd'hui quarante-huit mille détectives à travers le pays.

Securitas au Canada.

En , Securitas a décroché un contrat de gestion de « la sécurité dans trente-deux aéroports canadiens aux termes d'un contrat d'environ 481 millions de dollars canadiens (340 millions d'euros) »[3].

En , Securitas AB acquiert les activités de sécurités électroniques de Diebold, une entreprise américaine spécialisée dans les distributeurs de billets, pour 350 millions de dollars[4].

Actionnaires[modifier | modifier le code]

Le cours de l’action Securitas (code SECU B) est actuellement coté sur le Main Market Large de la bourse de Stockholm et intègre le calcul de l’indice boursier OMX Stockholm 30.

Liste des principaux actionnaires au [5].

Investment AB Latour 13,5%
Melker Schörling 8,66%
Lannebo Fonder 4,34%
Swedbank Robur Fonder 3,90%
Janus Capital Management 3,69%
DWS Investment 3,33%
Didner & Gerge Fonder 3,32%
BlackRock Investment Management 2,93%
Templeton Global Advisors 2,79%
The Vanguard Group 2,46%

Activité[modifier | modifier le code]

Ancien logo avant 2021.

En Belgique[modifier | modifier le code]

Le groupe Securitas NV/SA est dirigé par Régis Gaspar[6] jusqu'en . Son siège se trouve à Bruxelles et il possède sept bureaux régionaux. Il emploie cinq mille cinq-cents personnes. En 2009, son chiffre d'affaires était de 253,7 millions d'euros[7].

En 2016, Securitas Belgique lance SecuritasHome, un système d'alarme sans fil, intelligent et avec télésurveillance pour les particuliers[8].

En France[modifier | modifier le code]

L'actuelle entreprise est l'héritière d'anciennes sociétés qui changèrent plusieurs fois de nom. Le Groupe 1 Protection en est l'origine. Celui-ci est issu du rapprochement en 1974 des sociétés parisiennes SPS et Vigie parisienne et la filiale anglaise du groupe suédois Sécuritas[9]. Auparavant nommée Protectas, Securitas France est créée au début 2000 après le rachat de Proteg SA.

Le , un convoyeur de la société est abattu lors du braquage d'un fourgon à Metz, ses deux collègues sont blessés, pour un butin de 20 000€[10].

Securitas France a réalisé en 2017 un chiffre d'affaires de 54 376 200 € et dégagé un résultat net de 23 876 300 €. Elle emploie 13 806 salariés[11].

Au Pérou[modifier | modifier le code]

Securitas a commencé son exploitation au Pérou en novembre 2007 après un accord pour acquérir 90 % des parts de la société de surveillance Forza et de ses filiales Forza Alarmas et Forza Amazonica au Pérou. Forza est l’une des quatre plus grandes sociétés de services au Pérou[12] Securitas Pérou compte actuellement[Quand ?] environ 7 000 employés.

En Suisse[modifier | modifier le code]

En Suisse, Securitas AB opère sous l'appellation Protectas.

Protectas, société fondée en 1976 à Lausanne, appartient depuis 1992 au groupe Securitas AB. Elle n'a pas pu être renommée Securitas car ce nom est déjà utilisé et se distingue donc entièrement de l'entreprise suisse Securitas SA.

En , 3 requérants d'asiles portent plainte contre des agents de sécurités Protectas, après avoir été victime de violence physique et hospitalisé[13],[14] Fin , deux autres requérants d'asiles finissent aussi hospitalisé et disent avoir été attaqué par les agents Protectas du même centre d'hébergement de Chevrilles[15]. Face au manque de réponse de la direction de Protectas, des agents se confient aux médias sur les conditions de travail, le manque de matériel et de formation ainsi que les méthodes ordonnées par la direction de Protectas[14],[13].

En mars 2021, l'association Droit de rester pointe du doigt les "abus de pouvoir" des agents de l’entreprise Protectas. Des requérants d'asiles du centre fédéral d'asile de Boudry témoignent de l'utilisation abusive de spray au poivre, plaquages au sol, insultes homophobes et racistes par du personnel Protectas[16]. L'association Droit de rester accuse Protectas d'être partiellement responsable des tentatives de suicides[17] dans le centre d'asile et notamment un suicide de septembre 2019[18]. Les agents de Protectas feraient aussi usage d'une "salle de réflexion" qui ne serait qu'une salle d'isolement sans base légale où aurait séjourné au moins un mineur[19]. Certains employés de Protectas relatent des actes d'automutilations et d'autostrangulation dans cette "salle de réflexion"[19].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.zonebourse.com/SECURITAS-6491106/fondamentaux/
  2. « Page « Qui sommes-nous ? », éthique », sur securitas.fr (consulté le )
  3. Agence France-Presse, « Contrat suédois pour 32 aéroports canadiens », Le Devoir,‎ (lire en ligne, consulté le )
  4. Securitas to buy Diebold's North American e-security business, Reuters, 26 octobre 2015
  5. Zone Bourse, « Securitas : Actionnaires Dirigeants », sur www.zonebourse.com (consulté le )
  6. http://www.topmanagement.net/data/mono_BEL/201929.pdf
  7. Securitas en Belgique www.securitas.com
  8. « Home - SecuritasHome », sur SecuritasHome (FR) (consulté le )
  9. Les défis de la sécurité privée. L’Harmattan. 1997, Frédéric Ocqueteau
  10. « Un convoyeur de fonds tué à Metz », sur Libération.fr, (consulté le )
  11. « SECURITAS FRANCE SARL (ISSY LES MOULINEAUX) Chiffre d'affaires, résultat, bilans sur SOCIETE.COM - 304497852 », sur www.societe.com (consulté le )
  12. [PDF] http://www.securitas.com/Global/France/docs-actualites/extraits-traduits-fr.pdf[source insuffisante]
  13. a et b « Violences à Chevrilles », sur Le Courrier, (consulté le )
  14. a et b « FR: trois requérants d'asile brisent le silence à Chevrilles et accusent un agent de détention de les avoir violentés - Play RTS » (consulté le )
  15. « Nouvelle plainte à Chevrilles », sur Le Courrier, (consulté le )
  16. « Le Centre d'asile de Boudry accusé de maltraiter des personnes migrantes », sur rts.ch, (consulté le )
  17. ATS, « L’association Droit de rester préoccupée au sujet Centre fédéral d’asile de Perreux », ArcInfo,‎ (lire en ligne)
  18. « Suicide au centre de requérants », sur Le Courrier, (consulté le )
  19. a et b « Asile: mauvais traitements dénoncés à Boudry », sur Le Courrier, (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]