Diablada

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Diablada lors du Carnaval d'Oruro du 2 février 2011

La Diablada est une danse traditionnelle des hauts plateaux des Andes de Bolivie autour du Département d'Oruro. Elle représente l'affrontement entre les forces infernales et celles des anges et a été créée dans un but d'évangélisation.

Cette danse offre une série de costumes et de masques impressionnants (des capes cousues au fil d'or) - le costume du diable est un costume lourd de plus de 30 kg. C'est pourquoi les danseurs doivent être capables de porter ce poids et de danser pendant plusieurs minutes.

Répartition des danseurs[modifier | modifier le code]

Cette danse divise les danseurs en deux camps. D'un côté, les démons, généralement des hommes, coiffés de masques en bois taillés de façon à représenter un visage monstrueux pouvant faire penser à une mouche avec des cornes; et vêtus de capes ornées de motifs multicolores, cousus avec du fil d'or. De l'autre, les anges, souvent des femmes, habillées en blanc-argenté, généralement avec des minijupes, armées d'épées et de bouclier. Les danseurs sont repartis de façon que chaque démon ait un ange à combattre.

L'affrontement[modifier | modifier le code]

Pendant la danse, les anges et les démons ne cessent de se tourner autour, tout en formant des figures plus ou moins complexes (des croix, des cercles) et en s'attaquant, à coups de pieds sautés pour les démons, à coup d'épée pour les anges. Cet affrontement des deux camps est éclipsé lorsque l'archange surgit et commence à lutter contre le diable pour finalement le vaincre. Ces deux personnages sont vêtus des costumes les plus décorés et finement ouvragés, donc les costumes les plus lourds.

La difficulté que pose le poids des costumes, au lieu d'être un obstacle, est généralement un défi pour les différents groupes de danseurs, chacun essayant de faire une diablada à chorégraphie plus complexe que les autres, faisant varier les figures nécessitant une plus grande coordination entre les danseurs, avec les costumes les plus ouvragés de façon à impressionner le public. Ce genre de compétitions a notamment lieu pendant la célébration de la Virgen del Socavon, Carnaval de Oruro.

Il en résulte une danse multicolore, créant un spectacle très apprécié par le public, généralement des touristes.

Anecdote[modifier | modifier le code]

L'écrivain Georges Flipo a donné le nom de cette danse à un de ses recueils de nouvelles paru en 2004 aux Éditions Anne Carrière.

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