Conséquences du travail posté

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Station du RER B de nuit.

Le travail posté est la forme d'organisation du travail où des équipes se relaient au même poste les unes après les autres[1]. Le problème principal provoqué par le travail posté repose sur le contraste entre les indicateurs temporels de l’environnement et l’horaire de comportement biologique et social adopté par l’individu[2]. Ceci induit des conséquences tant au plan biologique qu’au plan social.

Fréquence et types de travail posté[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Travail posté.

Le travail de quart est commun: au Canada, parmi les personnes de 19 à 64 ans ayant un emploi à temps plein, environ 25 % avaient un travail posté[3]. Parmi cette démographique, les emplois postés les plus communs étaient les quarts rotatifs et les quarts irréguliers. Ce sont les mêmes quarts de travaux qui sont les plus fréquents chez les travailleurs postés au Royaume-Uni, où ces derniers représentent 11 % de la population ayant un emploi[4]. Or, parmi les divers types de travail postés, les quarts rotatifs ainsi que les quarts irréguliers comportent l’ajustement temporel le plus difficile, puisque le corps doit constamment adapter son horloge interne à l’horaire[4]. De plus, cela complexifie aussi la planification des activités de vie familiale, en particulier la garde des enfants[3].

Aux États-Unis, la raison la plus fréquente pour le choix d’un travail de type posté à temps plein est la nature de l’emploi (55 % des travailleurs)[5]. Les autres raisons incluent: une préférence personnelle (11 %), un manque d’autre choix (8 %), la garde d’enfants ou de famille (8 %), une meilleure paie (7 %), et l’école (3 %).

Conséquences biologiques[modifier | modifier le code]

Mélatonine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Mélatonine.

La mélatonine, aussi appelée l’hormone de noirceur, est un repère pour le rythme circadien[4]. En effet, le rythme de sécrétion de la mélatonine est considérée la meilleure représentation du chronométrage de l’horloge interne centrale chez les humains. La glande pinéale sécrète la mélatonine durant la nuit, soit entre 21h00 et 7h00, avec un pic marqué vers 4h00 (ceci est sujet à des variations individuelles importantes)[4]. Le pic de sécrétion de mélatonine est associé au nadir de la température corporelle, de la vigilance et de la performance. La mélatonine agit donc comme une main de l’horloge endogène. L’intensité et le spectre d’ondes de la lumière déterminent la sécrétion de la mélatonine. La libération de la mélatonine est maximalement supprimée à environ 1000-2000 lux de lumière (en comparaison, la lumière naturelle durant le jour peut atteindre plus de 100 000 lux). Malgré le manque d’évidence d’une relation causale, cette suppression est accompagnée d’une élévation de la vigilance et de la température corporelle. Ainsi, un travailleur de nuit dont l’horloge n’est pas adaptée sécrétera de la mélatonine lors de ses heures de travail ; en contraste, un travailleur de nuit avec une horloge adaptée secréterait la mélatonine durant les heures de la journée, mais ne serait pas adaptée lors des congés ou d’une rotation des heures de travail pour le jour[4].

Ajustement du rythme circadien[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Rythme circadien.

Les types de travail postés les plus communs mentionnés plus haut, soit les quarts rotatifs et les quarts irréguliers, ne permettent pas une adaptation complète de l’horloge interne en raison de l’inertie que démontre ce système[4]. Suite à un quart de travail durant la nuit, le retour à la maison cause une exposition subséquente à la lumière naturelle de début du jour. La courbe réponse-phase de la mélatonine démontre que l’exposition à la lumière à ce moment de la journée cause une avance de phase plutôt que le délai qui serait nécessaire à l’adaptation de l’horloge interne. Ceci, associé avec les indices sociaux du début de la journée, diminue l’adaptation circadienne. Lors de modifications brusque des indicateurs temporels, les changements dans l’horloge circadienne excèdent rarement 1-1,5 heures sans intervention supplémentaire. Pour les travailleurs de poste de nuit à court-terme, des changements partiels dans l’horloge circadienne peuvent être remarqués[4].

L’effet sur l’horloge est aussi dépendante de la préférence diurne de la personne[4]. Ainsi, les personnes avec préférence nocturne ont tendance à avoir des délais de phase tandis que les personnes avec préférence matinale ont des avances de phase. La découverte d’un polymorphisme dans le gène PER3, un gène d’horloge, a permis une association soit avec la préférence matinale (polymorphisme 5/5) et préférence nocturne (polymorphisme 4/4)[4]. Le manque de sommeil a été plus grand chez ceux de préférence matinale, qui ont une homéostasie de sommeil plus élevée que ceux de préférence nocturne. Les conséquences du manque de sommeil, mesuré par la performance, ont aussi été augmentées chez ceux de préférence matinale comparé à ceux de préférence nocturnes[4].

La plupart des travailleurs de nuit permanents ou à long terme n’adaptent pas leur horloge circadienne à leur horaire de travail[4]. Dans une méta-analyse de six études, la mesure des niveaux de mélatonine chez les travailleurs posté a démontré que moins de 3 % avaient une adaptation circadienne complète (défini comme un niveau de base de mélatonine durant le quart de travail et un pic environ 2-3 heures après le début du sommeil) et moins de 25 % avaient un ajustement à un niveau qui conférerait un certain bénéfice (défini comme l’atteinte de l'un des deux critères ci-haut)[6]. La majorité des travailleurs de quart vont travailler durant leur nadir circadien et dormir durant la période d’éveil circadien, ce qui mène à des effets importants sur le sommeil.

Dans certains environnements inhabituels, l’ajustement du cycle circadien peut être plus rapide[4]. Par exemple, dans un environnement isolé au pôle Sud, les membres du personnel faisant des quarts de travail de nuit durant 1 semaine en rotation manifestaient des cycles circadiens inversé par 10-12 heures, tel que mesuré par les niveaux de 6-sulfatoxymélatonine (métabolite de mélatonine) dans l’urine. Ceci serait secondaire au manque d’obligations sociales et familiales, au manque d’exposition naturelle de lumière extérieure, ainsi que les conditions nocturnes qui durent 3 mois en hiver. Ceci a aussi été observé dans des conditions isolées de travail dans les plateformes pétrolières de la mer du Nord[4].

L’adaptation de l’horloge circadienne dépendrait entre autres de la chronicité des activités nocturnes (soit de maintenir l’horaire de nuit même les journées de vacance) ainsi que la préférence diurne de la personne[4].

Désordre du sommeil[modifier | modifier le code]

Le raccourcissement de la durée du sommeil pris durant le jour chez les travailleurs de quart est un phénomène bien connu[4]. Plusieurs études ont démontré que les troubles de sommeil sont une des plaintes majeures des travailleurs de quart[7]. Le sommeil durant la journée après un quart de travail de nuit est d’environ 2 à 4 heures plus court que le sommeil de nuit[8]. Le raccourcissement du sommeil provient surtout du stade 2 et du sommeil paradoxal. Une augmentation subjective et objective de la somnolence au travail a été noté lors des quarts de travail de nuit, ainsi que des épisodes de sommeil durant le travail[2],[9],[10].

Problèmes de santé[modifier | modifier le code]

Le travail posté a été associé à de nombreuses complications de nature métabolique, cardiovasculaire, gastro-intestinale, reproductive, et oncologique[11].

Le travail posté contribuerait à l’obésité, ce qui serait possiblement en lien avec le raccourcissement de la durée du sommeil[12],[13],[14]. La leptine, l’hormone inhibitrice de la faim, est soumis à un rythme circadien qui implique un pic de sa concentration plasmatique durant le sommeil[15]. Les niveaux de ghréline, l’hormone orexigène, démontrent aussi une variation circadienne avec un niveau augmenté durant le soir par rapport au matin, ce qui correspond avec le rythme circadien de la faim[16]. Or, le manque de sommeil a été associé à une diminution des concentrations de leptine, une augmentation des concentrations de ghréline et une augmentation de l’appétit qui était surtout prononcée pour des aliments denses en calories avec teneur élevé en glucides (incluant des collations sucrés et salées, et des féculents)[17]. Le désalignement du rythme circadien (inversion du cycle de comportement de 12 heures) a aussi résulté en une augmentation des niveaux de ghréline postprandiale et une augmentation d’appétit pour des nourritures énergétiquement denses[16].

Le travail posté est un facteur de risque pour le développement de la résistance à l’insuline et du diabète de type 2, en relation avec l’indice de masse corporelle [18],[19],[20]. Une étude faite sur 17 adultes comparant la sensibilité à l’insuline après quatre jours de travail de nuit simulé a démontré une réduction dans la tolérance au glucose et la sensibilité à l’insuline[20]. La sensibilité de l’insuline suit une variation diurne avec un nadir durant la nuit[21]. L’enzyme qui régule les niveaux de triacylglycérol, soit la lipoprotéine lipase, est activée par l’insuline. Ainsi, il a été trouvé que la consommation de repas durant la nuit mène à un niveau de triacylglycérol et une glycémie postprandiale plus élevée par rapport au jour[21].

Une association entre le travail posté et les maladies coronariennes, les infarctus du myocarde et les évènements cérébrovasculaires ischémiques a été démontré[22]. Le travail posté a aussi été associé à une augmentation de la tension artérielle, avec un effet plus prononcé que l’âge ou l’indice de masse corporelle[23].

Le travail de quart qui perturbe le cycle circadien serait probablement carcinogène, avec des études ayant démontré un lien modeste avec le cancer du seins[24]. Une méta-analyse a confirmé ces données, notant une augmentation de risque de cancer du sein de 32 % chez les femmes[25]. Les infirmières étaient un groupe particulièrement vulnérable, avec une augmentation de 58 %.

Conséquences sociales[modifier | modifier le code]

Impact sur habitudes de vie[modifier | modifier le code]

La diète des travailleurs de quart présente certaines altérations, avec un taux plus élevé de gras saturés, et une quantité diminuée de gras polyinsaturés, de fibres et de micronutriments essentiels[26]. Les horaires de repas étaient plus erratiques, avec des collations multiples qui remplaçaient les repas durant les quarts de nuit. Les changements d’heures de prise de nourriture à court-terme peuvent affecter les performances cognitives ainsi que l’humeur[27].

Le travail de nuit serait aussi associé à une prévalence de tabagisme plus élevé ainsi qu’un risque plus élevé de commencer à fumer[26],[28].

Vie familiale et sociale[modifier | modifier le code]

Le travail posté peut perturber certains aspects de la vie familiale, tel la planification d’activités ainsi que la garde d’enfants[3]. Étant donné que le travail posté inclut fréquemment des quarts de travail durant la fin de semaine, ceci peut créer des complications surtout pour la garde d’enfants. En revanche, le travail posté pourrait aussi faciliter la garde d’enfants dans certains familles, en assurant un parent disponible les matins pour la routine matinale lors des journées d’école, ainsi que pour s’occuper des enfants durant le soir, après l’école. Dans une enquête sociale sur l’emploi de temps sur 24 heures chez les canadiens de 19 à 64 ans qui travaillaient à temps plein, les travailleurs de nuit passaient davantage de temps avec les enfants, soit environ 30 minutes de plus que les travailleurs de jour, et moins de temps avec leur conjoint, soit environ 1 heure de moins que les travailleurs de jour. Ceci suggère que le travail de nuit constitue une façon de partager la garde des enfants entre les parents[3].

Incidents et accidents de travail[modifier | modifier le code]

Le travail de nuit mène aussi à l’augmentation des accidents. Par exemple, dans un milieu hospitalier, les infirmières de nuits ayant un quart de travail rotationnel avaient plus de perturbation et manque de sommeil que les infirmières de jour ou soir. Ceci a été lié à deux fois plus d’accidents de voiture pendant leur trajet d’aller-retour, ainsi que plus d’erreurs au travail[29].

Chez les résidents en médecine, des quarts de travail prolongés pourraient affecter négativement la performance médicale et chirurgicale. Lors d’une comparaison entre l’horaire traditionnelle (qui incluait des quarts de plus de 30 heures de façon routinière) avec un horaire qui limitait les quarts de travail à 16 heures maximum, il y a eu significativement plus d’erreurs médicales sérieuses (incluant des erreurs de diagnostic et de médicaments) dans l’horaire traditionnelle[30].

Des liens avec la somnolence induit par le travail posté ont aussi été trouvés au niveau des accidents industriels et en aviation, incluant des méga-accidents tels la catastrophe nucléaire de Tchernobyl et le déversement pétrolier Exxon-Valdez[31].

Traitements[modifier | modifier le code]

Un horaire de sommeil stable qui peut être poursuivi même les journées de congé est important pour l’ajustement du rythme circadien[32]. D’autres stratégies utilisés pour gérer le travail posté incluent des méthodes pour améliorer le sommeil ou pour améliorer la vigilance. Pour améliorer le sommeil journalier, une saine hygiène de sommeil (contrôle de la lumière, du bruit et de la température) serait à préconiser. Par la suite, l’utilisation des agents hypnotiques, de la mélatonine (qui agirait comme un zeitgeber), ainsi que de la thérapie comportementale peut être considéré[4],[32] Pour améliorer la vigilance durant la nuit, les stratégies thérapeutiques incluent des siestes avant les quarts de travail, la caféine, et des agents médicamenteux tel le modafinil[32].

Par ailleurs, des stratégies de synchronisation de l’horloge circadienne peuvent être utilisés[4]. Ceci implique l’exposition à la lumière d’une intensité et composition spectrale appropriée. L’exposition lumineuse durant la première moitié de la nuit biologique va induire des délais de rythme, tandis que l’exposition durant la deuxième moitié de la nuit induirait des avances de rythme [4]. Des lunettes qui bloquent la lumière peuvent être utilisés durant le matin (entre 6H00-11H00) afin de limiter l’exposition à la lumière naturelle[32].

Références[modifier | modifier le code]

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