Chacachacare

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Chacachacare
Image illustrative de l'article Chacachacare
Géographie
Pays Trinité-et-Tobago Trinité-et-Tobago
Archipel Petites Antilles
Localisation Océan Atlantique
Coordonnées 10° 41′ 00″ N 61° 45′ 00″ O / 10.683333, -61.75 ()10° 41′ 00″ N 61° 45′ 00″ O / 10.683333, -61.75 ()  
Superficie 4 km2
Administration
Région Diego Martin
Démographie
Population Aucun habitant
Autres informations
Découverte Préhistoire
Fuseau horaire UTC-4

Géolocalisation sur la carte : Petites Antilles

(Voir situation sur carte : Petites Antilles)
Chacachacare
Chacachacare

Géolocalisation sur la carte : Trinité-et-Tobago (relief)

(Voir situation sur carte : Trinité-et-Tobago (relief))
Chacachacare
Chacachacare

Chacachacare est la plus grande des îles Bocas. L'île est inhabitée depuis l'abandon de la léproserie en 1984.

Carte de Chacachacare (1927)
Habitations abandonnées des nonnes, Chacachacare

Chacachacare, qui appartient à la République de Trinité-et-Tobago est située à 10° 41' nord latitude et 61° 45' ouest de longitude. L'île s'étend sur 3 642 km2. Elle appartient au groupe des îles Bocas, situé dans le Bocas del Dragón (en) entre la Trinité et le Venezuela. Chacachacare est la plus éloignée des Bocas Islands qui appartient à Trinité-et-Tobago. Patos Island (en), encore plus éloignée vers l'ouest, qui faisait partie de Trinité-et-Tobago jusque 1942, a été cédée au Venezuela[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

D'abord nommée El Caracol (le serpent) par Christophe Colomb, elle a été au cours de son histoire plantation de coton, station baleinière et léproserie.

Le révolutionnaire vénézuélien Santiago Mariño (en), qui plus tard rejoindra Simón Bolívar et fut une figure majeure de la libération du Venezuela, utilisa Chacachacare comme base arrière lors de l'invasion réussie de 1813 avec seulement 45 « patriotes »[2].

Christophe Colomb y aborda lors de son troisième voyage, le 12 août 1498, et passa la nuit à Monkey Harbour[3]. L'île abrita ensuite les logements des nonnes qui s'occupaient de la léproserie. En 1942, 1000 U.S. Marines débarquèrent à Chacachacare et construisirent des baraquements. L'île est abandonnée depuis le départ des nonnes en 1984, après la mort du dernier lépreux. Elle n'est plus habitée que par les gardiens du phare.

Bolo Rocks[modifier | modifier le code]

  • Les Bolo Rocks, des rochers situés au sud-ouest de Chacachacare, doivent leur nom à un esclave nommé Bolo, qui travaillait à la station baleinière.

Cabresse Island[modifier | modifier le code]

  • Cabresse Island est une très petite île située au nord de Chacachacare.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Anthony, Michael, Historical Dictionary of Trinidad and Tobago, Scarecrow Press, Inc. Lanham, Md., and London,‎ 2001 (ISBN 0-8108-3173-2)
  • (en) Gertrude Carmichael, The History of the West Indian Islands of Trinidad and Tobago, 1498-1900, Alvin Redman, London,‎ 1961
  • Marie Thérèse Rétout, Called to Serve: A History of the Dominican Sisters in Trinidad & Tobago, 1868-1988, Trinidad, Paria Publishing Company, 1998
  • Anthony de Verteuil, Western Isles of Trinidad, Paria Publishing Company Ltd., 2011 (ISBN 978-9769500853)

Fiction[modifier | modifier le code]

  • La majeure partie du roman d'Elizabeth Nunez (en), Prospero's Daughter (2006), se passe à Chacachacare.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://hansard.millbanksystems.com/lords/1942/may/12/anglo-venezuelan-treaty-island-of-patos
  2. Carmichael. (1961), p. 103.
  3. Carmichael (1961), p. 14.

Liens externes[modifier | modifier le code]