Cartellino

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Portrait de Georg Gisze par Hans Holbein le Jeune, 1532 : ce tableau comporte plusieurs cartellini.
Détail du tableau précédent.

Un cartellino (de l'italien signifiant petit morceau de papier, label, étiquette ; cartellini au pluriel) est une note dessinée de façon réaliste dans une peinture.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Le concept de cartellino provient de la peinture de la Renaissance italienne. Il s'agit généralement d'une morceau de papier ou d'un rouleau de parchemin, un petit signe comportant une légende lisible, le tout peint de façon réaliste. On le trouve habituellement au premier plan sur un parapet ou un cadre en trompe-l'œil, ou en arrière-plan, par exemple sur un mur[1]. Il comporte généralement la signature de l'artiste (comme dans les œuvres de Giovanni Bellini, Benedetto Rusconi ou Antonello de Messine), ou exprime une pensée religieuse ou philosophique cohérente avec le sujet représenté[2].

Le premier cartellino apparaîtrait dans la Vierge de Tarquinia de Fra Filippo Lippi, peinte en 1437[3]. Leur usage s'étend dans la peinture italienne à partir du milieu du 15e siècle ; leur popularité est maximale dans le premier quart du 16e siècle.

Exemples[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Irene Earls, Renaissance Art : A Topical Dictionary, ABC-CLIO, (lire en ligne), p. 54
  • (en) Kandice Rawlings, Liminal Messages : The Cartellino in Italian Renaissance Painting, NameRutgers University Library, (DOI 10.7282/T35H7GGJ)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]