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Cécile Delessert

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Cécile Delessert
Cécile Delessert assise en train de dessiner, en compagnie de sa mère - par Prosper Mérimée.
Naissance
Décès
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Fratrie
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Cécile Delessert, née le à Passy (Seine)[1] et morte le dans le 16e arrondissement de Paris[2], devenue par mariage vicomtesse de Valon (1847), puis comtesse de Nadaillac (1852), est une une personnalité de la cour de Napoléon III et une aquarelliste française.

Photo de Cécile Delessert (ca. 1857)
Photo de Cécile Delessert (ca. 1857)

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille de Gabriel Delessert (1786-1858) et de Valentine de Laborde (1806-1894), Cécile Julie Thérèse Delessert est issue d'une famille de banquiers calvinistes originaires de Genève, d'abord établie à Lyon puis à Paris.

En 1847, Cécile Delessert épouse en premières noces le vicomte Alexis de Valon (1818-1851), fils d'un député de la Corrèze sous la Restauration. Celui-ci ne tarde pas à se tuer accidentellement, en 1851. Un an plus tard, en 1852, elle se remarie avec le colonel Sigismond du Pouget, comte de Nadaillac, fils du général-marquis de Nadaillac et fervent légitimiste proche du « comte de Chambord », à qui elle rend visite avec son mari à Frohsdorf.

Sous le Second Empire, elle devient dame d'honneur de l'impératrice Eugénie, qui avait été une de ses camarades de jeux lorsqu'elles étaient enfants, et l'accompagne régulièrement à Biarritz. Excellente aquarelliste, c'est dans ce cadre qu'elle réalise de nombreux paysages et natures mortes. Elle dessine également à la souveraine des toilettes que réalise ensuite la marchande de modes attitrée de l'impératrice, Madame Palmyre[3]. Cécile Delessert est également aux côtés d'Eugénie lors de l'inauguration du canal de Suez en 1869, dont elle rapporte un cahier d'illustrations.

Elle meurt sans descendance en 1887.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives de Paris, état-civil reconstitué.
  2. Archives de Paris, état-civil numérisé du 16e arrondissement, acte de décès No328 de l'année 1887. Elle meurt au domicile familial 13 rue Raynouard.
  3. Thècle René-Lafarge, L'impératrice et ses femmes, Paris, Hachette, , 288 p. (ISBN 978-2-706-22858-2, lire en ligne)

Sources[modifier | modifier le code]

  • François d'Ormesson et Jean-Pierre Thomas, Jean-Joseph de Laborde, banquier de Louis XV, mécène des Lumières, Paris, Perrin, 2002 - (ISBN 2-262-01820-0)

Lien externe[modifier | modifier le code]

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