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Côte des Squelettes

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Côte des Squelettes
Épave sur la côte des Squelettes.
Épave sur la côte des Squelettes.
Pays Drapeau de la Namibie Namibie
Régions Erongo, Kunene (région)
Aires protégées parc national de Skeleton Coast
Coordonnées géographiques 20° 06′ S, 13° 05′ E
Étendue d'eau Océan Atlantique
Extrémités Nord : embouchure de la Kunene
Sud : embouchure de la Swakop
Nature des rivages Plages de sable
Cours d'eau Kunene, Messum, Omaruru, Ugab, Uniab, Swakop
Caps et péninsules Cape Cross
Îles aucune
Ports aucun
Route touristique C34
Origine du nom Chasse à la baleine, naufrages
Géolocalisation sur la carte : Namibie
(Voir situation sur carte : Namibie)
Côte des Squelettes
Géolocalisation sur la carte : océan Atlantique
(Voir situation sur carte : océan Atlantique)
Côte des Squelettes

La côte des Squelettes (en allemand : Skelettküste ; en anglais : Skeleton Coast) est située au bord de l'océan Atlantique et constitue la partie septentrionale du littoral de la Namibie, en Afrique. Elle est délimitée au nord par la frontière avec l'Angola, formée par le fleuve Kunene, et au sud par le fleuve Swakop. Son nom est parfois utilisé pour désigner l'ensemble de la côte du désert du Namib.

Le nom Skeleton Coast apparait pour la première fois dans le titre du livre de John Henry Marsh (d) paru en 1944 et relatant le naufrage du Dunedin Star. Depuis le succès du livre, Skeleton Coast est devenu le nom officiel de la côte et apparait dans beaucoup de cartes aujourd'hui.

Cette côte est originellement nommée ainsi car les plages étaient jonchées de carcasses de baleines tuées par les baleiniers ainsi que de squelettes de phoques. Elle est aussi associée à l'image effrayante des naufrages de navires ou d'échouages de bateaux dans le brouillard. On y voit quelques épaves de navires échoués et partiellement recouvertes par le sable[1].

Les San appellent la zone « le pays que Dieu a créé un jour de colère »[2].

La zone est protégée par le parc national de Skeleton Coast créé en 1971 qui s'étend sur 16 845 km2 (500 km de long sur 40 de large)[2].

Géographie

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Topographie

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La côte est constituée de sable occasionnellement entrecoupé par des affleurements de pierres. La section méridionale consiste en une plaine de gravier et, au nord de Terrace Bay, le paysage est dominé par de hautes dunes de sable.

Sur la côte, la remontée du courant froid de Benguela donne naissance, la plus grande partie de l'année, à un brouillard dense sur l'océan, appelé cassimbo par les Angolais. Les vents soufflent de la terre vers la mer, les précipitations excèdent rarement 10 millimètres annuellement et le climat est hautement inhospitalier. Des vagues puissantes déferlent de façon constante sur les plages. Avant l'arrivée des bateaux à moteur, il était impossible d'y accoster ou d'y embarquer. La seule façon de quitter la côte consistait alors à traverser un marécage d'une centaine de kilomètres, lui-même seulement accessible à travers un chaud et aride désert.

Écosystème

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Regroupement de phoques sur une plage.

On y trouve des espèces variées de tortues, tortues vertes, lézards et un certain nombre d'espèces endémiques.

Parmi les espèces rares, la région abrite des oryx gazelles, des springboks et des rhinocéros noirs. On y trouve trois cents espèces d'oiseaux, surtout des échassiers. Des baleines et dauphins peuplent les eaux le long du littoral, dont le dauphin du Cap[2].

À Cape Cross se trouve une population de 250 000 otaries à fourrure[2].

La côte des Squelettes compte des espèces endémiques telles que la Welwitschia mirabilis et la Adenia pechuelii[2].

Cimetière de bateaux

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La côte des Squelettes est parsemée d'épaves échouées, accidents principalement dus aux épaisses brumes qui gagnent régulièrement les côtes. Parmi ces épaves, le Winston (échoué en 1970), le Henrietta (échoué en 1968), le Montrose II (échoué en 1973)[2].

En , la Namdeb Diamond Corporation (de) en exploration au large des côtes découvre un navire portugais datant du XVIe siècle et contenant un trésor de 100 millions de dollars en pièces et lingots d'or, défenses d'éléphant, lingots d'étain et de cuivre, et armes[3].

La côte des Squelettes attire les surfeurs les plus aventureux : isolement géographique, relief difficile, eaux froides et infestées de requins, courants forts, brouillards épais, et conditions météorologiques imprévisibles. Les surfeurs préfèrent généralement pratiquer autour de Swakopmund et Walvis Bay. Selon le site Magicseaweed.com, la pratique du surf est maintenant interdite sur la côte après que plusieurs surfeurs intrépides n'ont pas respecté les règles de sécurité[4],[5].

Dans la culture populaire

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Notes et références

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  1. Nicolas Perrot, Comment l'Europe a nommé le monde, Paris, Riveneuve, , 422 p. (ISBN 9782360137350, présentation en ligne), p. 216-217.
  2. a b c d e et f Clément Imbert, Jean-Yves Durand, Namibie : le désert bien vivant de la Côte des Squelettes, www.geo.fr, 3 mars 2016 (consulté le 27 décembre 2018).
  3. François Savatier, Une caravelle sur la côte des squelettes, www.pourlasscience.fr, 30 novembre 1999 (consulté le 27 décembre 2018).
  4. (en) About Côte des Squelettes, fr.magicseaweed.com
  5. Skeleton Bay – The Miracle Mile? carvemag.

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Articles connexes

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Liens externes

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