Bécégite

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La bécégite est une complication de la vaccination par le BCG, le plus souvent bénigne. C'est une réaction inflammatoire locale ou régionale, elle s’observe le plus fréquemment chez des enfants vaccinés avant l’âge de 6 mois, voire d’un an, et est favorisée par une dose trop importante de vaccin, ou un site d'injection trop profond (intra musculaire au lieu d'intra dermique).

Jusqu'au 31 décembre 1998, à la suite de la vaccination des appelés du contingent après leur incorporation, il arrivait fréquemment de voir 10 à 15 % d'entre eux développer une bécégite[réf. nécessaire], soit à la suite d'une erreur d'interprétation du résultat au test Mantoux, soit à la suite d'une erreur de dosage dans la quantité administrée en injection intramusculaire[1].


La bécégite disséminée est une complication très grave, parfois mortelle, survenant dans un tiers des cas chez des enfants présentant un déficit immunitaire combiné sévère (DICS).

Le nombre total de bécégites disséminées est estimé d'après l'Académie française de médecine à une douzaine de cas par an en France[2] et d'après la Direction générale de la santé à deux à cinq fois pour un million de vaccinés[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Lorsque la conscription était obligatoire en France (de son instauration durant la Révolution française, jusqu'à sa suppression durant le premier septennat de Jacques Chirac, à effet du 1er janvier 1999), les soldats appelés du contingent, recevaient parfois des soins(injections, pansements...) effectués par des "infirmiers" non professionnels (eux-mêmes effectuant également leur service militaire légal), qui ne respectaient pas nécessairement les règles de l'art médical.
  2. (fr) Avenir de la vaccination par le BCG en France (article en ligne). Pierre Bégué, Académie française de médecine
  3. (fr) Vaccination par le BCG, Direction générale de la santé, Bureau Risques infectieux et politique vaccinale