Autonomie (biologie)

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En biologie, l'autonomie par rapport au milieu est ce qui différencie les êtres vivants des objets inanimés et des machines. Les êtres vivants, du fait de leur dynamique interne d’ordre physico-chimique, sont dotés d'une activité autonome, c'est-à-dire qu'ils se gouvernent selon leurs propres déterminations (ce qui est la définition de l'autonomie) en rapport avec les éléments du milieu.

Discussion[modifier | modifier le code]

Les objets inanimés sont le jouet des circonstances, leurs mouvements et leurs transformations sont le strict produit du déterminisme. Un cristal de glace, par exemple, est le produit d'une dynamique qui lui est extérieure. Tous les phénomènes que l'on désigne sous le terme d'auto-organisation, bien qu'ils montrent des propriétés fort intéressantes de la matière pour la biologie, sont le produit d'une dynamique qui leur est extérieure. Les cellules de Bénard, exemple emblématique des l'auto-organisation de la matière, sont le produit d'un gradient : elles dissipent ce gradient, mais ne le produisent pas. Au contraire, un être vivant est d’abord le produit de son propre métabolisme, de sa dynamique interne d’ordre physico-chimique en rapport avec le milieu qui est à la source de son activité autonome.

Une machine n'a aucune autonomie. C'est abusivement que l'on utilise ce terme pour désigner en réalité sa capacité à "se suffire à elle-même" (ce qui est la définition de l'autarcie) pendant un certain temps sans avoir besoin d'être réapprovisionnée en énergie. (Discuter plus en détail l'exemple de l'automobile)

Si l'être vivant est dépendant du milieu pour sa nourriture essentiellement, une fois qu'il a constitué des réserves, il en devient indépendant ; c'est en ce rapport contradictoire que consiste son autonomie.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]