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Archidiocèse de Varsovie

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Archidiocèse de Varsovie
(la) Archidioecesis Varsaviensis
La cathédrale Saint-Jean de Varsovie.
La cathédrale Saint-Jean de Varsovie.
Informations générales
Pays Drapeau de la Pologne Pologne
Affiliation Église catholique en Pologne
Archevêque Adrian Joseph Galbas,
depuis 2024
Superficie 3 350 km2
Création du diocèse 16 octobre 1798
Élévation au rang d'archidiocèse 30 juin 1818
Province ecclésiastique de Varsovie
Diocèses suffragants
Adresse Kuria Metropolitalna, ul. Miodow 17-19, 00-246 Warszawa, Polska
Site web Site de l'archidiocèse
Statistiques
Population 1 569 718 hab. (2022)
Population catholique 1 464 220 fidèles (2022)
Pourcentage de catholiques 93,3 %
Nombre de paroisses 214
Nombre de prêtres 1 305
Nombre de religieux 726
Nombre de religieuses 1 800
Image illustrative de l’article Archidiocèse de Varsovie
Localisation du diocèse
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

L'archidiocèse de Varsovie (en latin : Archidioecesis Varsaviensis, en polonais : archidiecezja warszawska) est un des 14 territoires ecclésiastiques catholiques de Pologne. Son siège se trouve à Varsovie. Il a été érigé en diocèse le 16 octobre 1798 et élevé au rang d'archidiocèse le 30 juin 1818. Depuis 2024, son évêque est Adrian Joseph Galbas (en).

Ses diocèses suffragants sont le diocèse de Płock et le diocèse de Varsovie-Praga.

Carte des archidiocèses et diocèses polonais.

L'archidiocèse couvre 3 350 km² dans la voïvodie de Mazovie. Seule la partie de la ville de Varsovie située à l'ouest de la Vistule appartient à l'archidiocèse, tandis que celle située à l'est de la rivière est sous la juridiction du diocèse de Varsovie-Praga.

Le territoire est divisé en 25 doyennés et 214 paroisses. La cathédrale de l'archidiocèse est dédiée à Saint-Jean-Baptiste. Elle fut construite au XIVe siècle, plusieurs fois remaniée, et détruite par l’occupant allemand au cours de la Seconde Guerre mondiale, en 1944. Le bâtiment actuel, construit après la guerre, se veut une imitation de l’église gothique originale.

Outre la cathédrale, le territoire comprend deux autres basiliques mineures : la basilique de la Sainte-Croix et celle de l'Immaculée-Conception.

Le sanctuaire Saint-André-Bobola de Varsovie, qui héberge les restes de saint André Bobola, l’un des patrons de la Pologne, est reconnu sanctuaire national par la Conférence épiscopale polonaise depuis 2007[1] ou 2008[2] avec une confirmation en 2011[1].

Les partages de la Pologne (1772-1795) entraînèrent une série de modifications de la carte des diocèses, sur demande des puissances occupantes qui voulaient faire coïncider frontières politiques et religieuses. Aussi, le diocèse a été fondé le 16 octobre 1798 par la bulle Ad universam agri Dominici curam du pape Pie VI. Puis Varsovie fut érigée en métropole sans suffragants (bulle Militantis Ecclesiæ regimini, 12 mars 1818)[3], puis avec des suffragants (bulle Ex imposita nobis, 30 juin 1818)[4]. De 1946 à 1992, il a été en union avec l'archevêché de Gniezno.

Lors de la restructuration des évêchés polonais en 1992 (constitution apostolique Totus Tuus Poloniae Populus du 25 mars), cette union a été dissoute et il a cédé de la surface aux nouveaux évêchés de Łowicz et Varsovie-Praga. Il est l'un des rares diocèses (avec Rome, Essen et New York) à ne pas englober la totalité de la ville (actuelle) dont il porte le nom ; le reste de celle-ci constituant le diocèse de Varsovie-Praga. Au début, les diocèses de Łódź et de Łowicz faisaient encore partie de la métropole. Cependant, Łódź est devenu lui-même siège métropolitain en 2004 avec Łowicz comme suffragant.

Archevêque de Varsovie

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À la suite de la démission brutale de Stanisław Wielgus en janvier 2007, Józef Glemp fut nommé administrateur apostolique, jusqu'à la nomination de Kazimierz Nycz, ancien évêque de Koszalin-Kolobrzeg, le . Celui-ci démissionne le , et il est remplacé par Adrian Joseph Galbas (en).

L'archevêque de Varsovie[5] portait le titre de « primat du royaume de Pologne » depuis labulle Romani Pontifices prædecessores (6 octobre 1818)[6]. Lorsqu’en 1918 la Pologne retrouva son indépendance, Gniezno et Varsovie portaient tous deux le titre de primat de Pologne, et une controverse éclata et on demanda à Rome de trancher: le 5 février 1925, un Décret de la Congrégation pour des affaires ecclésiastiques extraordinaires réservait le titre de primat à l'archevêque de Gniezno, le laissant, ad vitam, au cardinal Kakowski de Varsovie (1913-1938). Simultanément, Rome abolit la juridiction du primat sur les diocèses polonais, faisant rentrer Gniezno dans le cadre du nouveau Code de Droit Canonique (1917), qui établissait en principe le caractère honorifique des primaties[7]. Après la seconde guerre mondiale, Gniezno fut uni à Varsovie ad personam (4 mars 1946-25 mars 1992)[8] ; suite à la réorganisation générale des diocèses polonais (Bulle Totus Tuus Poloniæ populus), Varsovie et Gniezno furent de nouveau séparées : le cardinal Glemp cessant d’être archevêque de Gniezno aurait dû perdre le titre de primat de Pologne, mais Rome lui donna le droit exceptionnel de le conserver jusqu'à ses 80 ans. Ce n'est qu'à cette date que l’archevêque de Gniezno récupéra sa primatie (Lettre du 8 décembre 2009)[7].

Bibliographie

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Notes et références

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  1. a et b (pl) « Nasza Parafia liczy 60 lat! » [« Notre paroisse fête ses 60 ans ! »], Sanktuarium św. Andrzeja Boboli, Varsovie, nos 276-277,‎ , p. 4 (lire en ligne, consulté le ) : « Na zebraniu plenarnym Episkopatu Polski w 2007 roku został zatwierdzony Statut Sanktuarium św. Andrzeja Boboli. W 2011 roku Konferencja Episkopatu Polski zatwierdziła ten Statut na czas nieokreślony. Zgodnie z nim nasze Sanktuarium ma charakter sanktuarium narodowego i szerzy kult. » (« Lors de la réunion plénière de l’épiscopat polonais en 2007, le statut du sanctuaire Saint-André-Bobola a été approuvé. En 2011, la Conférence épiscopale polonaise a approuvé ce statut pour une durée indéterminée. Selon lui, notre Sanctuaire a le caractère d’un sanctuaire national et propage le culte. »)
  2. (pl) « Warszawski kościół św. Andrzeja Boboli sanktuarium narodowym » [« L’église Saint-André-Bobola de Varsovie est un sanctuaire national »], sur piotrskarga.pl, (consulté le ) : « Warszawski kościół pw. św. Andrzeja Boboli został 16 maja oficjalnie ogłoszony narodowym sanktuarium. » (« L’église Saint-André-Bobola de Varsovie a été officiellement déclarée sanctuaire national le . »)
  3. R. de Martinis (éd.), Iuris pontificii de propaganda fide. Pars prima, IV, Roma, , p. 552.
  4. A. Spetia et R. Segreti (éd.), Bullarii romani continuatio, XV, Roma, , p. 61-68.
  5. Jean-Philippe Goudot (préf. Pierrette Paravy), Primats, t. I : Origines et géographie, Paris, L'Harmattan, , 576 p. (ISBN 978-2-336-40275-8, présentation en ligne), p. 423-425 et Jean-Philippe Goudot, Primats, t. II : Papauté, conflits et mémoires, Paris, L'Harmattan, , 370 p. (ISBN 978-2-336-40278-9, présentation en ligne), p. 72.
  6. R. de Martinis (éd.), Iuris pontificii de propaganda fide. Pars prima, IV, Roma, , p. 569.
  7. a et b (pl) « Site de l'archidiocèse de Gniezno ».
  8. Acta Apostolicae Sedis 38, , p. 238.

Articles connexes

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Liens externes

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