Anaxilas II

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Anaxilas II
Biographie
Naissance
Décès
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Distinction
Champion olympique (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Anaxilas II, fils de Cretines[1], fut un tyran (roi) de Rhégion vers 494 av. J.-C. Il venait de Messine, une région du Péloponnèse.

Après avoir encouragé les Samiens et d'autres fugitifs ioniens à chasser du pouvoir le tyran Scythes et à prendre le contrôle de la cité de Zancle, de l'autre côté du détroit de Messine, il assiège lui-même la cité, expulse les Samiens, repeuple la ville avec de nouveau habitants, conduit une colonie et donne à cette ville le nouveau nom de Messine, en mémoire de ses ancêtres, qui étaient Messéniens.

Pausanias a une version un peu différente : selon lui, après la seconde guerre contre les Spartiates, Anaxilas aide les réfugiés de Messine (Péloponnèse) à s'emparer de Zancle en Sicile[2].

En 484 ou 480, Anaxilas remporta l'épreuve de la course de char aux Jeux Olympique (la plus prestigieuse des épreuves olympiques), et fit frapper un tétradrachme pour commémorer ce succès.

Anaxilas se marie avec Cydippe, fille de Terillos, tyran d'Himère.[2] En 480, il obtient l'assistance des Carthaginois pour son beau-père, qui venait d'être expulsé de sa cité par Theron, le tyran d'Agrigente[3]. C'est cette armée d'auxiliaires que Gélon défit à Himère. Anaxilas voulait détruire les Locriens, mais en fut empêché par Hiéron Ier de Syracuse, selon Epicharme.

Sa fille fut mariée à Hiéron[4]. Anaxilas mourut en 476 av. J.-C., laissant Micythus régent de ses enfants. Ceux-ci prirent le contrôle de leur héritage seulement en 467, quand Leophron devint tyran. Cependant, en 461 av. J.-C., les nouveaux gouvernants furent renvoyés par une révolte populaire conjointe des citoyens de Rhegium et Messine[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Hérodote, Histoire
  2. (en) Bentley, Richard; Alexander Dyce (ed.), The Works of Richard Bentley, London, Francis MacPherson., (1836)., pp. 205–223.
  3. Hérodote, VII - 165
  4. Pindare, Pythiques. i. 112
  5. Diodore de Sicile, XI. 48, 66, 76

Sources[modifier | modifier le code]