A. Laurent

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Astéroïde découvert : 1
(51) Nemausa

A. Laurent était un astronome amateur français qui découvrit l'astéroïde (51) Nemausa en 1858. Les sources contemporaines l'appellent simplement monsieur Lambert (M. Lambert); la seule source pour l'initiale "A." serait la liste de découvreurs d'asteroïdes dressée par le Minor Planet Center. Selon un catalogue de bibliothèque son nom serait plutôt J. Laurent.

Il ne fit aucune autre découverte d'astéroïde et on semble connaître peu de choses sur lui. Il fut décrit comme un jeune homme très habile par Édouard Stephan[1]. Il fut décrit comme un élève distingué de l'école marseillaise, astronome amateur, et contrôleur du bureau de garantie de Nîmes[2].

L'astéroïde fut découvert grâce à l'observatoire privé de la maison occupée auparavant par l'astronome Benjamin Valz, qui la quitta pour devenir le nouveau directeur de l'observatoire de Marseille en 1836. Il confia son ancien observatoire à A. Laurent, qui découvrit ensuite l'astéroïde. La maison, située au 32 de la rue Nationale à Nîmes, possède une plaque commémorant la découverte[3].

En 1857, il a été annoncé que M. Valz a entrepris à Marseille la publication de cartes équinoxiales dont l'exécution matérielle est confiée à M. Laurent, de Nîmes[4],[5]. Quand Valz signala la découverte de Nemausa dans une lettre aux Comptes rendus des séances de l'Académie des Sciences, il l'a citée comme le premier succès obtenu d'après les nouvelles cartes équinoxiales[6]. L'auteur de ces cartes selon un catalogue serait "J. Laurent"[7].

A. Laurent reçut le Prix d'astronomie 1858 de la Fondation Lalande (médaille) pour sa découverte, en même temps que d'autres découvreurs d'astéroïdes et de comètes[8].

L’astéroïde (162) Laurentia fut nommé en son honneur.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Edouard Stephan, « L'Observatoire de Marseille [seconde partie : histoire depuis la Révolution] », Encyclopédie départementale des Bouches du Rhône, volume VI, Marseille,‎
  2. « Nouvelles de la Semaine », Cosmos: revue encyclopédique hebdomadaire des progrès des sciences et de leurs applications aux arts et à l'industrie, Tramblay, vol. Volume 12,‎ , p. 197 (lire en ligne)
  3. Adolphe Pieyre, Histoire de la Ville de Nîmes, (lire en ligne)
  4. « Séance du 5 octobre 1857 », L'Institut: journal universel des sciences, vol. 25, no 1240,‎ , p. 329 (lire en ligne)
  5. Walz, « Sur les cartes équinoxiales, et les services qu'elles peuvent rendre à l'astronomie », Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des sciences, vol. 45,‎ , p. 456–459 (lire en ligne)
  6. « Mémoires et communications », Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des sciences, vol. 46,‎ , p. 189–190 (lire en ligne)
  7. J. Laurent, Cartes équinoxiales, époque 1800. Nos 2. 3. 4. 14. 15, dressées à l'Observatoire de M. Valz à Nimes en 1857 (OCLC 492553657)
  8. Fondation Lalande, « Prix décérnés pour l'année 1858 », Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des sciences, vol. 48,‎ , p. 484–487 (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]