Température opérative

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

La température opérative (t_o) ou température résultante sèche, est un indicateur simple du confort thermique, qui prend en compte l’effet de la convection et du rayonnement.

Définition[modifier | modifier le code]

Elle est définie dans la norme NF EN ISO 7726 de 2002 comme la température d’une enceinte isotherme dans laquelle un occupant échange la même quantité de chaleur par rayonnement et convection que dans l’enceinte dans laquelle il se trouve réellement[1].

Mathématiquement, elle est la moyenne de la température radiative moyenne et de la température ambiante (température sèche), pondérée respectivement par les coefficients de transfert thermique[2].

t_o = \frac{h_r t_{mr} + h_c t_a}{ h_r + h_c}

h_c = coefficient de transfert thermique convectif
h_r = coefficient de transfert thermique radiatif linéaire
t_a = température ambiante
t_{mr} = température radiative moyenne.

Cette définition peut aussi s'écrire :

t_o = \alpha t_a + (1-\alpha) t_{mr} où α est un coefficient dépendant uniquement de la vitesse de l'air.

Simplification[modifier | modifier le code]

Pour des vitesses d'air inférieures à 20 cm/s - hypothèse valable pour l'intérieur d'un bâtiment - la température opérative peut être correctement estimée par la formule simplifiée suivante[3] :

t_o = \frac{t_{mr} + t_a}{ 2 }.

C'est notamment cette simplification qui est utilisée dans la définition de la température opérative de la RT2012.

Mesure[modifier | modifier le code]

La température opérative de chauffage et rafraichissement des locaux peut être à l'aide d'une sonde de temperature opérative selon ISO 7726 dont le ratio des déperditions thermiques de type radiation et de type convection sont identiques à celles du corps humain (Dantec Dynamics, LumaSense, ...) [4]


La mesure par boule noire WBGT (Wet Bulb Globe Temperature) n'est utilisable que pour le confort des personnes en environnements très chauds notamment au voisinage de parois très chaudes (étuves, fours, métal en fusion, ...)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Bruant M., Développement et paramétrage de contrôleurs flous multicritères du confort d'ambiance. Conception en bâtiment et techniques urbaines, Lyon, INSA de Lyon, 1997, 269 p.
  2. Thermal Comfort, ASHRAE Handbook, Fundamentals, chap. 9, p. 3, 2009
  3. Norme ISO 7243
  4. http://www.dantecdynamics.com/comfortsense