Myrmécomorphisme

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araignée sauteuse (Salticidae)

Le myrmécomorphisme, ou myrmécomorphie[1], désigne le phénomène par lequel un animal imite aux fourmis, que ce soit par des traits morphologiques, comportementaux ou chimiques[2]. Il s'agirait d'une forme de mimétisme batésien; une espèce inoffensive adopte la forme d'une espèce nocive dans le but de décourager les prédateurs. En effet, les fourmis sont généralement évitées par ces derniers en raison de leur indigestibilité et de leur agressivité. On connait plus de 2000 espèces d'araignées et d'insectes myrmécomorphes, ou myrmécomorphistes[2].

Contraintes évolutives[modifier | modifier le code]

D'un point de vu évolutif, le mimétisme pose un problème morphologique. Les fourmis ont le corps nettement divisé en trois parties (la tête, le thorax et l'abdomen) tandis que les araignées ont le corps divisé en deux parties (le céphalothorax et l'abdomen). Au cours du temps, la forme du thorax s'est modifiée pour montrer un étranglement pour faire croire à deux parties et non une seule. Le problème posé par le nombre de pattes (six chez la fourmi et huit chez l'araignée) et les antennes (présentes chez la fourmi mais absente chez l'araignée) est résolu par le comportement de l'araignée. L'araignée myrmécomorphiste adopte l'attitude d'une fourmi en brandissant sa première paire de pattes à la manière d'antennes bien que ces pattes n'aient pas la même fonction.

Diversité des myrmécomorphes[modifier | modifier le code]

Arachnides[modifier | modifier le code]

Araignées[modifier | modifier le code]

Synageles venator, un exemple de Salticidae myrmécomorphe.

Insectes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Paquin, Pierre & Nadine Dupérré. 2003. Guide d'identification des Araignées (Araneae) du Québec. Fabreries, Supplément 11. 251 pages.
  2. a et b McIver, James D. & Gary Stonedahl. 1993. Myrmecomorphy: Morphological and behavorial mimicry of ants. Annual Review of Entomology 38:351-379.

Liens externes[modifier | modifier le code]