William Thomas White

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
William Thomas White
William thomas white maire sherbrooke.jpg
William Thomas White, ca. 1910
Fonctions
Juge puîné à la Cour supérieure du Québec (1895-1904)

Maire de Sherbrooke (1885-1887)

BarreauQuebec Logo.png 14e & 26e Bâtonnier du Québec
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Domicile

Maison White, 165 rue Moore

Seaton Place, 785, rue Melbourne
Activité
Père
Michael White
Conjoint

Emily Colby

Mary Cowan Dickinson
Enfant

Philip-Thomas-Joseph White
David-Thomas White

Thomas-Richard White
Autres informations
Organisation
Religion
Titres honorifiques
Conseiller de la reine

William Thomas White (, Québec, Bas-Canada - , Sherbrooke, Québec, Canada) est un avocat, juge et homme politique du anglo-québécois. Il a été maire de Sherbrooke.

Origine[modifier | modifier le code]

Fils de Michael White, William Thomas White est né et grandit dans la ville de Québec avant d'y entamer une carrière dans le transport de marchandise[1].

Carrière professionnelle et politique[modifier | modifier le code]

William Thomas White décide de changer son orientation de carrière et entame une formation en droit. En 1868, il est admis au Barreau et pratique sa profession en partenariat avec Robert Newton Hall dans la ville de Sherbrooke, principale ville des Cantons-de-l'Est, au Québec[1].

En 1882, William Thomas White, représentant le Barreau de Saint-François (St-Francis en anglais) est élu bâtonnier du Québec pour le bâtonnat de 1882-1883[2]. En 1883, William Thomas White est fait conseiller de la reine par le gouverneur-général du Canada, John Campbell[1].

William Thomas White, ca. 1920

En 1885, William Thomas White est élu au conseil municipal de Sherbrooke, puis, en octobre de la même année, assume l'intérim de la mairie de Sherbrooke[1],[3]. En , il est élu à l'unanimité par les membres du conseil comme Maire de la Cité de Sherbrooke, un poste qu'il assume jusqu'au [3],[4]. Il a été le douzième maire de la municipalité[5]. En 1888, il reçoit son Master of Laws de l'Université Bishop's de Lennoxville[1].

Il se fait à nouveau élire bâtonnier du Québec en 1895, bien que son mandat ait été écourté en raison d'une nomination à un poste de juge à la Cour supérieure du Québec[2].

Haute magistrature[modifier | modifier le code]

Le , il est nommé juge puîné à la Cour supérieure du Québec pour le district judiciaire de Saint-François[1]. Il prend sa retraire en 1904[6].

Vie privée et décès[modifier | modifier le code]

En , il épouse Emily Colby, sa première femme[1]. Il épouse sa seconde femme, Mary Cowan Dickinson (ou Dickenson) en .

La famille White loge dans une maison de style Second Empire de 1872 jusqu'en 1891, aujourd'hui connu sous le nom de l'Ancienne Maison White et abritant le YWCA de Sherbrooke[7]. En 1891, William Thomas White et sa femme, Mary Cowan Dickinson, acquièrent la Seaton Place, aujourd'hui la Maison Henry-Robert-Beckett et devient la nouvelle résidence familiale[8]. En 1901, White déclare des revenus annuels de 4000$, en plus d'employer des domestiques à la résidence familiale[9].

Il est éditeur de la Sherbrooke Gazette et premier président de la Commission scolaire protestante de Sherbrooke[3]. La rue White à Sherbrooke lui est dédié[6].

William Thomas White est décédé dans la résidence familiale des White le [10]. Il est inhumé au cimetierre Elmwood des Cantons-de-l'Est, près de Sherbrooke[11].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f et g (en) Henry James Morgan, The Canadian Men and Women of the Time: A Handbook of Canadian Biography, W. Briggsggs, , 1117 p., p. 1077
  2. a et b Le Barreau du Québec, « Bâtonnier du Québec », sur Le Barreau du Québec (consulté le 3 octobre 2020)
  3. a b et c « William Thomas White, maire de Sherbrooke (1885-10-09 à 1887-01-15) », sur patrimoine.espaceweb.usherbrooke.ca (consulté le 3 octobre 2020)
  4. « Sherbrooke, Histoire et Patrimoine | Liste événements », sur patrimoine.espaceweb.usherbrooke.ca (consulté le 3 octobre 2020)
  5. « PADREM Québec - Prosopographie Répertoire Québec », sur www.mairesduquebec.com (consulté le 3 octobre 2020)
  6. a et b « Fiche descriptive », sur toponymie.gouv.qc.ca (consulté le 16 février 2021)
  7. « Maison Henry-Robert-Beckett - Répertoire du patrimoine culturel du Québec », sur www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca (consulté le 3 octobre 2020)
  8. « Maison Henry-Robert-Beckett - Répertoire du patrimoine culturel du Québec », sur www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca (consulté le 3 octobre 2020)
  9. « Maison Henry-Robert-Beckett - Répertoire du patrimoine culturel du Québec », sur www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca (consulté le 3 octobre 2020)
  10. « Maison Henry-Robert-Beckett - Répertoire du patrimoine culturel du Québec », sur www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca (consulté le 3 octobre 2020)
  11. « Les cimetières du Quebec - Cantons-de-l'Est / Estrie - Sherbrooke (Elmwood) », sur www.cimetieresduquebec.ca (consulté le 2 octobre 2020)