Un lâche

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Un lâche
Publication
Auteur Guy de Maupassant
Langue Français
Parution Drapeau : France
dans Le Gaulois
Recueil Contes du jour et de la nuit
Nouvelle précédente/suivante
Précédent Le Vieux L'Ivrogne Suivant

Un lâche est une nouvelle de Guy de Maupassant, parue en 1884.

Historique[modifier | modifier le code]

Un lâche est initialement publiée dans la revue Le Gaulois du 27 janvier 1884, puis dans le recueil Contes du jour et de la nuit en 1885[1].

Résumé[modifier | modifier le code]

Le Vicomte Gontran-Joseph de Signoles est un homme heureux : il possède une fortune convenable, est reçu dans le monde, continue d'être recherché par les valseuses et, pour se distraire, il pratique l'épée et le tir au pistolet.

Ayant invité après le théâtre deux couples d'amis à manger une glace chez Tortoni, une des dames du groupe est gênée par un homme qui la regarde avec insistance. Signolles se lève et intime l'ordre à l'individu de cesser cette insistance ; l'autre répond « Vous allez me ficher la paix, vous ». Signolles réplique : « Prenez garde, monsieur, vous allez me forcer à passer la mesure » . L'inconnu sort une injure qui fait sursauter tous les gens présents. Signolles le gifle. Les cartes de visites sont échangées.

De retour chez lui, Signolles est agité. Il ne sait que faire. Pourquoi ce Georges Lamil s'est-il conduit de cette façon ? Que choisir ? L'épée où l’on risque moins de mourir, ou le pistolet avec lequel les duels ont l’habitude de ne pas aller jusqu'au bout ? Il ne dort pas. Il pense éprouver de la peur malgré lui.

Le lendemain matin, il reprend confiance et sort visiter ses témoins ; il indique qu'il veut le pistolet, vingt pas, au commandement, en levant l'arme au lieu de l'abaisser, échange de balles jusqu'à blessure grave. Puis il retourne chez lui et, pour se calmer, boit un carafon de rhum.

Ses témoins qui sont allés voir l’adversaire reviennent le prévenir que ce dernier accepte les conditions qu'il a fixées. Signolles, seul chez lui, est pris d’une peur panique : pourquoi ce Lamil, qui n'est pas connu comme tireur, a-t-il accepté ses conditions ? Comment lui, Signolles, va-t-il se conduire demain ? Il essaie un pistolet. Il tremble. Il est impossible qu'on le voie trembler demain matin : aussi se tire-t-il une balle dans la bouche.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Maupassant, Contes et Nouvelles, tome I, page 1624, Bibliothèque de la Pléiade

Éditions[modifier | modifier le code]