Tunnel de Kérino

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Tunnel de Kérino
Image illustrative de l’article Tunnel de Kérino
Entrée du tunnel en rive gauche.

Type Tunnel routier bidirectionnel
Passage pour modes actifs
Nom officiel Passage inférieur de Kérino
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Département Morbihan
Localité Vannes
Itinéraire Avenue du Maréchal-Juin / Avenue René-de-Kerviler
Traversée Marle / Port de Vannes
Coordonnées 47° 38′ 25″ nord, 2° 45′ 39″ ouest
Exploitation
Exploitant Vinci
Caractéristiques techniques
Longueur du tunnel 250 m
Nombre de tubes 1
Nombre de voies par tube 3
Construction
Début des travaux
Fin des travaux 2016
Ouverture à la circulation
Géolocalisation sur la carte : Bretagne
(Voir situation sur carte : Bretagne)
Tunnel de Kérino
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Tunnel de Kérino
Géolocalisation sur la carte : Vannes
(Voir situation sur carte : Vannes)
Tunnel de Kérino

Le tunnel de Kérino ou passage inférieur de Kérino est un tunnel sous-marin routier, cycliste et piétonnier situé à Vannes, commune française préfecture du département du Morbihan en Bretagne. Cet ouvrage d'art, destiné à franchir la Marle, se situe à l'embouchure du chenal reliant le port de plaisance de la ville au golfe du Morbihan. Il est destiné à fluidifier le trafic routier entre les deux rives de la Marle au sud et à désengorger la place Gambetta située à l'extrémité nord du chenal, jonction entre le port de plaisance et le centre historique.

La mise en service du tunnel et son ouverture aux véhicules motorisés a eu lieu le . Le , le tunnel est ouvert aux piétons et aux cycles. La création du tunnel s'accompagne de l'aménagement paysager des deux rives ainsi que de la construction d'une cale de mise à l'eau ainsi que la création de deux parkings.

Histoire[modifier | modifier le code]

La décision de remplacer le pont de Kérino par un passage inférieur a été prise en conseil municipal de Vannes en 2006. La principale raison invoquée est le besoin de fluidifier la circulation automobile (17 000 véhicules par jour), alors que le passage des bateaux (7 500 entrées sorties par an) oblige à fermer le pont deux fois par jour[1].

Le , le partenaire privé chargé de financer, construire, exploiter, gérer et entretenir le tunnel est choisi : Vinci. Le contrat de partenariat public-privé s'étend jusqu'en 2040.

En octobre 2013, les travaux sont lancés. Ils doivent durer deux ans, avec une livraison initialement prévue pour [2], repoussée, en puis à juin 2016[3].

Financement[modifier | modifier le code]

Le coût prévisionnel du projet s'élève à 76,2 millions d'euros. Ce montant inclut la construction du tunnel, mais aussi l'aménagement de parkings et d'espaces paysagers, le dragage du port et la valorisation des sédiments, ainsi que l'entretien de l'ensemble pendant 25 ans[1].

En complément du prix total des travaux du tunnel, estimés à 90 millions d'euros par une association vannetaise qui a porté plainte contre ce projet[4], il faudrait rajouter également le coût du déplacement du port de commerce et celui de la déconstruction du pont actuel.

Description[modifier | modifier le code]

Le tunnel est creusé à quelques mètres en aval du pont actuel. Il a une longueur de 250 mètres et comporte deux passages séparés par une cloison, l'un pour la circulation automobile dans les deux sens, l'autre pour les modes de déplacements doux (piste cyclable et trottoir)[5].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Passage inférieur de Kérino », sur Mairie de Vannes (consulté le 12 octobre 2013)
  2. Mathieu Pélicart, « Tunnel de Kérino. C'est parti pour deux ans », sur letelegramme.fr, (consulté le 12 octobre 2013)
  3. « Tunnel de Kerino à Vannes : Livraison repoussée ! », sur maville.com, (consulté le 17 mai 2015)
  4. « Vannes. Tunnel de Kerino : le bras de fer juridique est engagé. Info - Vannes.maville.com », sur www.vannes.maville.com (consulté le 1er juillet 2015)
  5. Jean-Charles MICHEL, « Tunnel : quatre mois pour assécher la zone », sur ouest-france.fr, (consulté le 12 octobre 2013)