The Phantom Agony
| Sortie | |
|---|---|
| Enregistré |
Gate Studio, Wolfsburg |
| Durée | 51:43 |
| Genre | Metal symphonique |
| Producteur | Sascha Paeth |
| Label | Transmission Records |
Albums d’Epica
Singles
- The Phantom Agony
Sortie : - Feint
Sortie : - Cry for the Moon
Sortie :
The Phantom Agony est le premier album du groupe de metal symphonique néerlandais Epica, publié le chez Transmission Records.
Premier album du groupe mais faisant preuve d'une certaine maturité, le thème principal du disque est le danger de la manipulation au nom des religions. Il est notamment traité dans les trois titres constituant The Embrace that Smothers (les trois premières parties constituant cette série figurent dans l'album Prison of Desire du groupe After Forever auquel appartenait auparavant Mark Jansen).
Production
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L'enregistrement de l'album a débuté en , peu après la sortie de la démo Cry for the Moon. Il a été enregistré au Gate Studio de Wolfsburg, en Allemagne. Le musicien allemand Sascha Paeth a produit l'album, rôle qu'il a occupé jusqu'au cinquième album du groupe, Requiem for the Indifferent (2012). Trois singles ont été tirés de l'album : The Phantom Agony, Feint et Cry for the Moon.
Le genre prédominant de l'album est le metal symphonique, mais on y décèle également des influences évidentes de metal gothique et de power metal. Cet album présente également de fortes influences de musique du Moyen-Orient, et certains textes sont en latin. Les parties vocales sont interprétées par Simone Simons (soprano lyrique) et Mark Jansen (grunts), dans le style caractéristique de « la Belle et la Bête », une formule employée par des groupes tels que Theatre of Tragedy ou Tristania, entre autres. On y entend également un chœur composé de deux hommes et quatre femmes, ainsi qu'un orchestre de 3 violons, 2 altos et 2 violoncelles[1].
Le morceau d'introduction Adyta est le prélude à la saga The Embrace that Smothers, dans laquelle Mark Jansen imagine une utopie où l'humanité prend conscience de l'existence d'un seul dieu et où toutes les religions fusionnent, mettant ainsi fin aux guerres. Sensorium est une chanson philosophique sur le libre-arbitre et le hasard, mais elle explique aussi comment « la créativité provient du chevauchement entre toutes sortes de connaissances et/ou de spiritualité »[2].
Cry for the Moon parle d'un prêtre qui a violé un enfant et du silence de l'Église face à des affaires de ce genre afin de préserver sa réputation. Jansen a indiqué que cette affaire était largement relayée aux Pays-Bas lorsqu'il a écrit la chanson, et a déclaré que l'idée principale de celle-ci est qu'il y a « des esprits malades qui se cachent derrière les portes des églises »[2].
Le morceau Feint évoque de façon poétique l'assassinat du politicien néerlandais Pim Fortuyn. La chanson Illusive Consensus, écrite par Simone, évoque une relation entre deux personnes qui passe de l'amour à la haine[2].
Façade of Reality évoque les attentats du à New York, le fondamentalisme et la religion, et inclut des extraits de discours de Tony Blair. Run for a Fall était une façon pour Mark d'exprimer sa frustration suite à son départ d'After Forever, tandis que Seif al Din est une autre chanson qui traite du fondamentalisme et de l'extrémisme en général[2].
Le morceau final de neuf minutes, intitulé The Phantom Agony, traite des rêves et du fait que « parfois il est difficile de savoir si un souvenir était un rêve ou s'il s'est réellement produit », et que « les rêves lucides vous permettent de les contrôler, créant un nouveau monde dans l'inconnu »[2].
Réception
[modifier | modifier le code]| Périodique | Note |
|---|---|
| AllMusic | |
| Sputnikmusic | |
| Musical Discoveries | |
| Metal Reviews | |
| Metal Storm | |
| Sea of Tranquillity |
L'album s'est classé 8e des charts aux Pays-Bas[8]. Il est considéré comme faisant partie des albums qui ont défini le genre du metal symphonique par ses « arrangements complexes et ses textes incitant à la réflexion »[9].
Le site AllMusic lui donne 2,5/5, indiquant qu'il y a des « paroles captivantes et une vision audacieuse, mais un manque de talent pour l'écriture de chansons » et que l'album est « finalement dépourvu des pics et des creux émotionnels dramatiques et caractéristiques du genre »[3]. Sur Sputnikmusic, le chroniqueur lui donne 4/5, évoquant « un premier album très réussi »[4]. Sur le site Metal Reviews il obtient 9/10, le chroniqueur écrivant qu'il y a « tant à dire sur la richesse de l'album que je ne sais pas par où commencer » et que c'est « un succès total »[5]. Le chroniqueur du site Metal Storm lui donne 9/10 et estime qu'il est « difficile de concevoir un album aussi solide »[6]. Le site Sea of Tranquillity lui donne 4/5, évoquant un groupe « plus complexe que The Gathering, moins classique qu'After Forever, et avec des fragments de Lacuna Coil, Nightwish et Within Temptation subtilement entrelacés »[7].
Le site Nightfall in Metal Earth lui donne 5/5, estimant que « ce splendide album alterne donc passages grandioses orchestraux et passages très Metal avec une indubitable harmonie. Le tout étant agencé et structuré avec beaucoup d'ingéniosité »[10]. Sur le site Music Waves, le chroniqueur lui donne 3/5, concluant : « Joli concept et bonne musique, les amateurs du genre se rueront dessus, quant aux autres, surtout les fans de grosses guitares, ils pourront passer leur chemin »[11]. Le site Les Éternels lui donne une note de 17/20, écrivant que l'album est « à la fois envoûtant et puissant », « combine à merveille la magnifique voix de Simone et le chant death de Mark » et est « très bien équilibré et doté d’une atmosphère rarement aussi bien maîtrisée pour un premier opus »[12]. Le chroniqueur du site Aux Portes du metal estime que « malgré quelques petits défauts, The Phantom Agony est un premier album très réussi qui place Epica directement dans le peloton de tête des groupes de ce style »[13].
Tournée
[modifier | modifier le code]Les débuts du groupe sur scène ont eu lieu le , en première partie d'Anathema à la salle 013 de Tilburg[14]. Une tournée a par la suite été organisée pour promouvoir l'album. Dans un premier temps, les concerts se sont déroulés principalement aux Pays-Bas, en Belgique et en France, avant de s'étendre au reste de l'Europe et au Mexique. La setlist de la tournée comprenait régulièrement une reprise du titre Follow in the Cry d'After Forever.
Cry for the Moon demeure la chanson la plus souvent jouée par le groupe en concert, alors que Sensorium est également régulièrement interprétée. The Phantom Agony l'était aussi jusqu'en 2015 mais est jouée beaucoup moins souvent depuis lors[15].
Liste des chansons
[modifier | modifier le code]Toutes les paroles sont écrites par Mark Jansen sauf indication contraire.
| No | Titre | Paroles | Musique | Durée | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1. | Adyta (The Neverending Embrace) | S. Simons | M. Jansen | 1:27 | |||||
| 2. | Sensorium | M. Jansen, A. Sluijter, C. Janssen, S. Simons | 4:47 | ||||||
| 3. | Cry for the Moon (The Embrace That Smothers, Part IV) | M. Jansen, A. Sluijter, S. Simons | 6:44 | ||||||
| 4. | Feint | M. Jansen, A. Sluijter, C. Janssen, S. Simons | 4:18 | ||||||
| 5. | Illusive Consensus | S. Simons | M. Jansen, A. Sluijter, C. Janssen, S. Simons | 4:59 | |||||
| 6. | Façade of Reality (The Embrace That Smothers, Part V) | M. Jansen, A. Sluijter, S. Simons | 8:10 | ||||||
| 7. | Run for a Fall | M. Jansen, A. Sluijter, C. Janssen, S. Simons | 6:31 | ||||||
| 8. | Seif al Din (The Embrace That Smothers, Part VI) | M. Jansen, A. Sluijter | 5:47 | ||||||
| 9. | The Phantom Agony | M. Jansen, A. Sluijter, Y. Huts | 9:00 | ||||||
| 51:43 | |||||||||
| Pistes bonus | |||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| No | Titre | Durée | |||||||
| 10. | Triumph of Defeat (instrumental) | 3:58 | |||||||
Références
[modifier | modifier le code]- (en) Russell W. Elliot, « Epica The Phantom Agony, progressive metal with operatic vocals, album review and artist reflections », sur musicaldiscoveries.com, (consulté le ).
- (en) « The Phantom Agony (Song by Song) », sur metalstorm.net, (consulté le ).
- Eduardo Rivadivia, « The Phantom Agony - Epica / Songs, Reviews, Credits », sur allMusic.com (consulté le ).
- « Epica - The Phantom Agony », sur sputnikmusic.com (consulté le ).
- (en) « Epica - The Phantom Agony », sur metalreviews.com (consulté le ).
- (en) « Epica - The Phantom Agony review », sur metalstorm.net, (consulté le ).
- (en) Michael Popke, « Epica - The Phantom Agony », sur seaoftranquility.org, (consulté le ).
- ↑ (nl) « Epica - The Phantom Agony », sur dutchcharts.nl (consulté le ).
- ↑ (en) Adam Walker, « Famous Symphonic Metal Albums That Changed The Genre », sur eclectic-maestro.com, (consulté le ).
- ↑ « Epica - The Phantom Agony », sur nightfall.fr, (consulté le ).
- ↑ « Epica - The Phantom Agony », sur musicwaves.fr, (consulté le ).
- ↑ « Epica - The Phantom Agony », sur leseternels.net, (consulté le ).
- ↑ « Chronique - The Phantom Agony », sur auxportesdumetal.com (consulté le ).
- ↑ (en) « EPICA To Celebrate 1000th-Show Anniversary In Tilburg », sur blabbermouth.net, (consulté le ).
- ↑ (en) « Epica Tour Statistics », sur setlist.fm (consulté le ).